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Vient ensuite le tablinum, n°. 3a,qui sépare l’atrium des apparterriensplus intérieurs. Un rideau, aulcum,semblable à celui d’un théâtre, en fer-me l’entrée du côté opposé à l’atrium.On l’ouvrait lorsqu’on voulait joub- dela vue du péristyle. En été, ce tabli-num servait de salle à manger.
Interea suspensa graves aulea ruinasIn patinam fecêre, trahentia pulveris atri.
Hor. Lib. il, sat. 8, v. 54.
Comme il parlait, du sein d’un nuage de poudre,Avec un bruit pareil au fracas de la foudre,
Le dais qui nous couvrait vint à tomber sur nous.
Trad. de Daru.
Dans les maisons des grands, cettesalle renfermait les documens et lestitres de distinction, les arbres généa-logiques, les inscriptions commémora-tives des actes publics et des magistra-tures, les trophées, les bustes, lesstatues des ancêtres , en marbre, encire ou en bronze, les tableaux et lesportraits; le tout en si grande pro-fusion, que souvent le tablinum enétait rempli, de même que la salle con-tiguë n°. 33 , appelée pinacotheca parles Anciens, et que nous nommons bi-bliothèque. D’autres commentateurs yplacent l’exèdre. Ces salles étant cellesdans lesquelles le public avait un libreaccès, on y déployait la plus riche ma-gnificence , pour donner aux étrangersl’idée la plus favorable de l’opulenceet de la puissance du propriétaire.
En avant de ce tablinum étaient lesalæ, n os . 34, 35, ou chambres entou-rées de trois rangs de sièges, et res-semblant aux galeries des maisons tur-ques avec leurs divans : le pavé est demosaïque. D’après Vitruve , ces alæétaient bâties dans les proportions d’unseptième de la longueur de l’atrium.
Jusqu’ici nous n’avons vu que lapartie fréquentée par le public, qui nepénétrait pas dans l’intérieur. Dans les
premiers âges de Rome , l’atrium étaitaffecté aux occupations domestiques,et la famille prenait ses repas danscette portion de la maison ; mais lors-que plus tard le luxe eut remplacé lasimplicité primitive, l’atrium fut aban-donné à la foule des cliens et des flat-teurs et aux affranchis. Les visiteursfurent distingués entre eux par difïé-rens noms. D’abord ce furent les salu-tores qui venaient simplement payerle tribut de leur respect au maîtrede la maison. Les décluctores l’accom-pagnaient aux assemblées, et les as-sessores ne le quittaient jamais enpublic. Tous avaient leurs vues, ilssaisissaient les occasions favorables dele consulter sur differens points dontils avaient besoin pour leurs affairesd’intérêt, se recommandaient à sa pro-tection, et acquéraient de l’importanceaux yeux du public par cette appa-rente intimité.
La communication de la partie pu-blique à la partie privée de la maisonse faisait par le moyen d’un passage,fauces, n°. 36, touchant au tablinum.Dans cette partie privée est une cour,avec un pérystyle carré long beaucoupplus vaste que l’atrium, soutenu danssa largeur par quatre colonnes et danssa longueur par six. Leur hauteur égalela longueur du péristyle dans lesproportions exigées par Vitruve , unefois et demie sa largeur.
Au centre, dans un petit réservoir enmarbre, n°. 37 , nageaient des poissonsaux écailles dorées. Les eaux de la pluiel’alimentaient en coulant par des ca-naux dans de petits bassins égalementde marbre, placés aux angles, d’oùelles se rendaient au réservoir. Sesbords étaient décorés de fleurs , deplantes aquatiques et d’arbustes.Contre les colonnes on avait ménagédeux autres bassins ou citernes, qui