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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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venait en été prendre ses repas etgoûter toutes les jouissances du luxe.Une eau jaillissante remplissait desfontaines de marbre, et, s’échappantpar des canaux en bronze, serpentaiten ruisseaux le long des couches defleurs. Des bancs rustiques, des sta-tues , des autels consacrés à Flore, àPan, à Pomone, et aux autres divinitésdes jardins, ajoutaient aux charmes dece lieu. Devant la maison, une galeriecouverte, nommée pergola , soutenuepar des colonnes couvertes de vignesgrimpantes, s’étend le long de la fa-çade. C’est là que la famille, les joursde mauvais temps, venait jouir de lavue de cette promenade, et du parfumdes fleurs. Une petite chambre, n°, 47,ouvrant sur cette galerie, était garniedelits derepos quel’on destinait aux amis.

Près du passage, n°. 46, qui conduitau jardin, est une seconde cour assezgrande, n°. 4$, communiquant àl’inté-rieur, et qui donne accès dans la cui-sine, n°. 49 5 dans laquelle on entreaussi par une seconde porte sous lepéristyle ; eiie renfermait beaucoupd’ustensiles en poterie et en bronze ; lesfourneaux élevés avaient encore de lacendre. Sur les murs sont, d’un côté,deux serpens énormes protégeantl’autel consacré à Fornax , et les sacri-fices qui s’y consommaient ; de l’autredes attributs du lieu ; un jambon , unlièvre , un verrat, des poissons, destranches de chair et une hure. Con-tiguë à la cuisine est une autre cham-bre, n°. 5o, de même dimension,garnie d’un petit banc pour les jarresd’huile, et à un angle une table pourfaire le pain que beaucoup d’babitansfaisaient pétrir chez eux.Dans un espaceétroit se trouve indiqué un escalierconduisant au-dessus, probablement àYergastulum , ou chambre des esclaves,qui ouvrait sur la rue.

Toute la partie n°. 5 [ semble avoirconstitué une portion distincte de lamaison , et communiqué avec la rue parune porte particulière ; c’étaitprobable-ment celle où se tenait l’esclave chargépar Pansa de vendre ses denrées. Parmiles objets qu’on y a trouvés , il y avaitquatre squelettes de femmes, à enjuger par leurs boucles d’oreilles en or;on y a pris un candélabre, deux vases,une. jolie tète de faune en marbre, desbracelets en or, des anneaux avecleurs pierres gravées, trente-deux piè-ces de monnaie d’argent, et beaucoupd’autres objets.

Telle est la distribution des appar-temens inférieurs de cette intéressantemaison. On ne peut former que desconjectures sur celles des chambres su-périeures , dont les principales doiventavoir été affectées au ginécée, ou ap-partement des femmes. Les objetsqu’on y a ramassés confirment danscette opinion. Ils consistent en brace-lets , boucles d’oreilles , colliers , chaî-nes, cordons, épingles d’or ou d’argent,petits pots de parfumerie, cure-dents,ciseaux, étuis, et jusques à de petitsverres remplis d’un onguent rouge.

Toutes les rues qui environnent lamaison sont, de même que le reste dela ville, pavées en pierre du Vésuve ;les trottoirs sont élevés d’une ma-nière irrégulière, pour ne pas dire in-commode. Il est à observer que nousn’avons pas trouvé un seul endroit niune seule place où il fût possible defaire du feu, ni rien même qui indi-quât comment la maison pouvait êtrechauffée. Pas même de poêles ou d’é-tuves. On se servait, selon toute pro-babilité , de brasières , telles qu’on lestrouve encore aujourd’hui dans lapartie basse de l’Italie . Dans ces bra-sières on met le charbon allumé, et on