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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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PO MF El.

se voient encore n°. 38; ces colonnes,d’ordre ionique, avec un chapiteaucorinthien, étaient cannelés au moyende stuc. Dans beaucoup de maisons,l’entrecolonnement était rempli parun petit mur appelé pluteum, surlequel on mettait des caisses ou desvases de fleurs. Les murailles , ornéesd’arabesques en stuc, et les poutreset traverses sont, ainsi que les co-lonnes , peintes en couleurs variées.

La nuit, ce péristyle et l’atriumétaient éclairés par une lampe, dont lalumière se répandait dans les appar-tenions que nous voyons se développerautour.

Les chambres à coucher, cubicula ,n os . 39 ,4^, 44, beaucoup moins spa-cieuses que les nôtres , servaient uni-quement pour dormir, et n’avaientque la largeur nécessaire pour contenirle lit,ordinairement en bronze, et placésur une estrade. Dans les grandes mai-sons , une antichambre, procœton ,n°. 43 , précédait la chambre à cou-cher.

La bibliothèque était petite et necontenait que les manuscrits. Vient en-suite le tricünum, n°. 4o. Quelquesarchitectes modernes veulent que cesoit ici le véritable œcus deVitruve. Ilss’autorisent de la règle queVitruve pres-crit,que cette pièce soit ouverte aunord,carrée et donnant sur le jardin. Le tricli-nium devait être assez spacieux pourcontenir deux tables et un espace videentre elles ; dispositions qu’on retrouvedans celui-ci. C’était dans le triclinumque l’on recevait les amis de la maison,ainsi que nous faisons dans nos salonsmodernes. Deux marches y condui-saient du péristyle, et une cloison leséparait du jardin. Il était garni toutautour de chaises où les femmes s’as-seyaient, tandis que les hommes étaient

couchés. Pline rappelle cet usage enparlant de la fête des Lectisternium,où l’on préparait des lits pour lesdieux et des chaises pour les déesses.

Lenomde triclinium dérivedes espè-ces de lits disposés le long des murs ettout autour, de trois côtés seulement, etsur lesquels les Anciens s’étendaientpour prendre leurs repas. Après avoirmangé ils faisaient la sieste. Les es-claves qui les y servaient s’appelaienttriclinaires. Dans les maisons de moin-dre importance, les repas se prenaientdans le cœnaculum , ou chambre deplein-pied. On recevait quelquefoisdans l’exèdre»

In eam exedram venisse in quâ Crassus lecticuloposito recubuisset.

Cic. De Or. , 3.

Qu'il yint dans cette chambre où Crassus reposaitcouché sur un Ht.

D’après des commentateurs qui veu-lent que le triclinium et l’exèdre ne fis-sent qu’un, le n". 4 1 aurait été unepetite chambre réservée aux amis in-times; si l’on n’admet pas cette suppo-sition , ce serait un exèdre.

Aux numéros , 43 et 44 sont lescellce familiaricœ , ou chambres de lafamille. Les deux premières sont d’unebeauté remarquable et pavées en mo-saïque , la seconde est le procætondont nous ayons parlé. La troisièmen’a pas de mosaïque. Dans une d’ellesest une fenêtre ouvrant sur une petitecour intérieure.

N°. 45, lararium, ou chambre oùétaient renfermées les images des dieuxprotecteurs de la famille, et quelque-fois les statues des personnes chères aupropriétaire.

Len°. 46 n’est qu’un passage, fauces,pour aller au jardin disposé par ban-des. Au fond est un stibadium, ousalle couverte, avec un pavillon où l’on

N.