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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POMPEI . l3 7

traînaient toujours des scènes de dé-bauche, dont il est impossible deretracer ici les détails, mais que l’ima-gination peut aisément deviner, en ré-fléchissant à l’eflèt que devaient pro-duire ces femmes parées de toute leurséduction dans un moment où le vinavait échauffé toutes les têtes, et ve-nait encore ajouter au prestige.

La figure n°. 7 est revêtue d’une tuni-que de gaze bleue qui, par sa transpa-rence, laisse deviner les formes les plusgracieuses. Elle porte une boîte d’or, oùsont renfermés des souvenirs d’amour;sa figure pensive semble rêver de nou-velles séductions; puis, confiante enses charmes, avec quelle grâce elles’entoure de sa robe aérienne! Quellepureté de style, que de poésie dans lacourbe de ses bras!

Fraîcheur de coloris, élégance dedessin, charme dans la pose et dansl’expression de la figure, tout dis-tingue le dessin n°. 8. L’ample robe quila recouvre était le costume des femmesde cette profession; comédiennes oudanseuses, toutes portaient la robeflottante. L’Arioste vante le suave dece costume qui voile sans cacher.

Più che le rose e i giglii un chiaro vetro.

Ainsi qu’un cristal léger des roses et des lis.

Ces huit danseuses ont été trouvées àPompeï , dans une des premières fouil-les, en 1749-

Len°. 10 est un centaure.

La mythologie nous apprend que lefils d’Hésione fut commis à la surveil-lance des nymphes, qui le gardèrentprisonnier sur le mont Pelé en Thessa-lie. La difformité de son corps et les vi-ces de son caractère ayant éloigné de luitoutes les nymphes, il s’unit aux cavalesqui paissaient dans les vertes prai-ries. De celte union monstrueuse na-N.

quirent les centaures , qui, ne perdantrien de leur vicieuse origine , se livrè-rent à tous les élans de leur brutalenature. Cachés sous les rives des fieuves, ils enlevaient les nymphes quivenaient s’y baigner, puis se livraientavec elles à tous les emportemens.Celui-ci vient de ravir une bacchantequi dissimule son ressentiment et lepersuade de lui abandonner ses mains,elle s’en empare, les attache fortement,puis, le saisissant aux cheveux , elleparvient à lui échapper, après l’avoirétourdi par les rudes coups d’un thyrsequ’elle portait.

La peinture n°. 9 est une des plusheureuses compositions, par la grâceque le peintre a su donner à chaqueobjet. Lucien et Philostrate exaltentau plus haut degré le talent de l’ar-tiste habile, dont les groupes respirentle charme et la vie, et qui, au torseblanc et potelé d’une jeune et bellefemme, a su unir la robuste croupe ducheval. Avec quel art est faite cettegradation ! comme toutes ces couleurssont mariées, et ces contours gra-cieux ! L’œil séduit n’y voit qu’un en-semble qui le transporte; il cesse detrouver hors nature cette union fan-tastique, créée par une imaginationpoétique. La centauresse, toute blan-che, se détache sur un fond noir duplus bel effet. Elle conduit à la fête deBacchus une jeune fille portée sur sacroupe légère, et vêtue d’une tuniqued’un jaune tendre.

N°. n. Bacchus enfant. La multipli-cité de.ee groupe, reproduit tant defois, nous atteste le prix que les An-ciens attachaient à cette heureuse pro-duction des Grecs.

Après cju’Ino, devenu fou par lavolonté de Junon , se fut précipité dansla mer, Jupiter confia l’éducation deBacchus aux nymphes de Nisos, île