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dont Silène fut le premier roi. IciBacchus est représenté à cheval sur lesépaules d’un disciple de Silène, quilève la tête pour sourire au folâtre en-fant. Dans ses mains sont des cimbalesd’or, Bacchus lui montre une grappe deraisin d’un air d’indécision, comme cé-dant à regret au désir de l’olTrir. Cegroupe, qui est au musée de Naples ,vient de la villa Borghèse.
Les amours de Mars et de Vénus pa-raissent avoir été un sujet de prédi-lection pour les peintres de Pompeï .Soit que ce sujet portât à leur imagina-tion et leur inspirât le désir de prouveravec quelle tyrannie l’amour règne,non-seulement sur les hommes , maisencore sur les dieux , soit que cette al-légorie du courage et de la beauté leursemblât intéressante, ce groupe estsouvent reproduit sur les fresques dePompeï .
Les amans sont représentés demi-nus , dans une attitude voluptueuse ;deux amours sont auprès d’eux ; l’un acherché à redoubler la passion du guer-rier, puis, le voyant subjugué , s’em-pare de ses armes ; l’autre vante à Vé-nus l’éclatante victoire qu’elle vient deremporter, et lui présente une boîte deparfums. La chevelure de Vénus, lé-gèrement ondulée, est retenue par unbandeau d’or qui entoure son frontradieux ; une draperie bleu de ciel en-toure les amans ; et la colombe consa-crée à la belle déesse préside à cettescène.
Cette autre fresque de Pompeï ,n°. i3 , a été retrouvée dans une petitemaison de la plus chétive apparence,habitée par un peintre peu favorisé dudestin, et qui , sans doute, cherchaitdans la culture des beaux arts à oublierde longues infortunes. ■'
Vénus , péchant à la ligne, est assise
sur un rocher, elle regarde avec finessel’appât quelle abandonne à l’onde ; unetunique blanche entoure le bas de soncorps et laisse à découvert une partiede ses formes délicates ; une chaîned’or, d’un travail précieux, pare soncou d’albâtre et croise sur sa poitrine.Sur un petit rocher, en face, on voitl’Amour assis. Ce maître, habile enperfidie, enseigne à sa mère les rusesde la pèche. Cette allégorie, desplus simples , fait allusion au pou-voir de la beauté, qui, par sespièges trompeurs, fait passer sous latyrannique domination de l’Amour latourbe des amans qui se laissent sub-juguer. Cette peinture est pleine depoésie , et brille par son élégante sim-plicité. La figure de Vénus est d’uneexécution hardie et d’un fini admi-rable.
N“. i4 (PI. 60). De toutes les pein-tures antiques découvertes jusqu’à cejour, celle-ci est une des plus belles; surun fond céleste, se détachent une bac-chante et un faune, qui, se tenant em-brassés , s’en vont ensemble sautant etgambadant; lefaune soutient de sa maindroite une peau d’animal sauvage, danslaquelle il porte des fruits, la nympheagite son thyrse. Ce mouvement faitvoltiger autour d’elle la belle et richedraperie qui l’entoure. La compositionde cette figure est élégante, franche etbien entendue. Elle est si vigoureuseet si recherchée pour les couleurs et lefini des moindres détails qu’on croitvoir une miniature.
N°. i5. Sur un fond jaune du meil-leur effet sont groupés un faune et unebacchante qui exécutent une danse ; labacchante est couronnée de lierre, etporte des anneaux à ses oreilles. Sonbras droit est levé, sa main paraît avoirsoutenu un tambour de basque que letemps aurait cflhcé. Ses mouvemens