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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POMPEI .

ont porté le désordre dans la draperiequi l’entoure, et qui laisse une partiede son corps entièrement nue. Vive,caractéristique et naturelle est la posedu faune; il soutient avec son brasgauche une corbeille remplie de guir-landes de fleurs qu’il porte sur sesépaules, il saisit de sa main gauche lebras de la bacchante, et lui imprime leplus doux baiser. Ce qui est le plusremarquable dans ce groupe, c’est legracieux des mouvemens de la bac-chante et le jeu des muscles du faune,qui sont d’un naturel achevé.

N". 16 (PI. 61). Les funambulesétaient très-admirés des anciens Ro-mains , aussi excellaient-ils dans leurart. Comprenant que la gloire de leurrenommée dépendait des difficultésqu’ils avaient à vaincre, ils étaientparvenus à faire danser des éléphanssur la corde. Pline, Suétone et Marc-Aurèle assurent ce fait, qui sans cesassertions pourrait bien rester en dou-te. Les danseurs de corde anciensétaient moins exposés que ceux de nosjours ; pour éviter toute espèce d’acci-dens, on plaçait des filets sous lethéâtre de leurs exercices. Cet usageprouve-t-il que les Romains fissentplus de cas de la vie des hommes ? oule désir de donner, avec plus de sécu-rité, plus d’audace à ces hommes ven-dus à leurs plaisirs, les animait-il seu-lement? C’est une question encore àrésoudre.

Ces dix danseurs, étant tous peintssous les traits de faunes ivres, ontfait conjecturer que ces danses devaientfaire partie des pompes bacchiques, etqu’on les faisait venir durant les repaspour égayer les convives. On parled’une troupe de satyres qui avaient lecorps bariolé de couleurs variées ; lesfunambules représentés ici, et qui,comme les deux sujets précédens,

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viennent de Pompeï , dansent sur destbyrses suspendus à des cordes ; on lesvoit boire, jouer de divers instrumens,en un mot, agir ainsi qu’ils auraient pufaire sur un plancher solide.

La mosaïque (PL 62) trouvée dansla maison du faune, à Pompeï, prouveque la peinture, quand elle atteint leplus haut degré de perfection, acquiertun langage qui se comprend avec laplus grande netteté. Cette mosaïqueest un exemple de la justesse de monobservation. Elle représente une desbatailles d’Alexandre. Le momentchoisi est celui où la victoire est décidée.Le vainqueur est Alexandre, et le per-sonnage sur le char Darius. Le guerrierà côté du char, qui est descendu de soncheval et qui l’oflreà Darius,est Ocsatre,son frère, et les deux hommes blesséssous ses yeux, deux nobles persans.Le costume, la pose et le regard pleinde feu du roi de Macédoine, la figureimposante et noble du malheureux roivaincu, jusqu’à la grandeur de son arc,attribut caractéristique des rois de sarace, et qui surpassait en grandeurtous ceux des autres guerriers, toutporte à croire que cette bataille estcelle d’issus. L’arbre dépouillé de feuil-les, les vètemens qui entourent lesPerses, et qui viennent même enve-lopper leur figure, montrent assezqu’ils combattent en hiver. Le chardégarni de faux que monte Darius, etqui se trouve seul, ainsi qu’il est ditdans Quinte-Curce , en est une preuveauthentique. Il ne nous reste qu’à dé-cider quel aurait été l’auteur de cetableau, dont la mosaïque n’est qu’unécopie.

Nicias, Protogène , Philoxène, Eu-phranor et Appelles, ont peint tour àtour les hauts faits d’Alexandre; maisle dernier fut le plus renommé. L’en-thousiasme d’Alexandre pour seS ou-