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temples, ou plutôt trois chapelles.D’après leurs formes, quelques anti-quaires prétendent même que ceschambres étaient dépendantes de labasilique.
» Nous n’avons pu deviner à quellesdivinités ces trois temples étaient con-sacrés, parce que lors de leurs décom-bremens on les a trouvés dépouillés detout ce qui pouvait servir à les carac-tériser. »
Laissant le forum et suivant la largerue qui conduit aux théâtres , et danslaquelle on entre par un passage, au-trefois couvert, on lit uneinscription enl’honneur d’Eumachia, prêtresse donton trouva la statue dans le costumede vestale , et le nom sur le piédestal.
Des termes de cette inscription , lesantiquaires ont conclu qu’Eumachia,de ses propres deniers, fit bâtir en sonnom et en celui de son fils, un chalci-dicum et un crypto portique , qu’elledédia tous deux à la Concorde, desti-nant le premier à servir de lavoir pourles vêtemens des magistrats et des prê-tres du collège sacré. Ce serait alorsla reconnaissance qui lui aurait élevécette statue. Ce chalcidicum était unbâtiment rectangle, faisant face auforum ; son architecture est tout-à-faitromaine. L’intérieur consiste en unevaste cour de cent dix pieds surcinquante, ornée d’un portique dequarante-huit colonnes de marbrede Paros , élevées au-dessus du solpar des marches en marbre blanc quil’entouraient. Il en manque quelques-unes, qui n’ont jamais été posées,mais qui allaient l’être, puisque, jus-qu’au mortier qui devait servir, tout aété trouvé préparé dans un coin. Dansle haut de la cour, et dans une su-perbe œdicula , était la statue de laConcorde , et l’espace entre l’ædiculaet le portique, était occupé par un
bassin de marbre de forme rectangu-laire, dans lequel un canal caché sousla pierre faisait tomber l’eau. Derrièrel’ædicula , et dans le crypte, était lastatue d’Eumachia. Tout l’édifice pa-raît avoir été très-élégant.
Dans une des fouilles on trouvadeux hommes, dont un horriblementmutilé par la chute d’une colonne,dont les débris étaient à terre à côté delui, et un autre la tête couverte d’uncasque.
A la droite du temple est un vasteédifice. Peut-être était-ce le grenierpublic? Ce qui fortifierait cette con-jecture, c’est la découverte d’une pierreoù sont plusieurs cavités rondes, re-présentant des mesures de capacité ; onl’a transportée au musée, substituant àsa place une autre pierre, où on les acopiées. Un des côtés de la pierre por-tait l’inscription suivante :
« Aulus Clodius Flaccus, fils d’Au-lus , et Narceus Arelianus Caledus,fils de Narceus, duumvirs, furent avecjustice chargés, par décret des dé-curions , d’étalonner les mesures pu-bliques. »
Cette pierre, un des plus curieuxmonumens de l’antiquité, a sept piedsde long sur deux de large. Chacunedes profondeurs composant les cinqmesures, est en ligne droite avec lesautres dans le milieu du massif, et ason ouverture par-dessous pour pou-voir retirer les graines sèches qui au-raient été présentées au mesurage. Cetrou est garni d’une pièce en bronze,qui se tire quand on veut l’ouvrir, etqui se pousse quand on veut le fermer.Voilà bien la preuve que les cinqformes concaves servaient pour lesgraines sèches ; les quatre petites pro-fondeurs qui étaient aux quatre anglesdelà même masse de tuf, ayant leursouvertures parle côté, servaient à jau-