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dait son admission dans l’enceinte ;elles sont à peine visibles, et tous lesjours le deviennent un peu moins. Acôté du postcenium on a trouvé lespieds d’une chaise de fer, probable-ment un bisellium ; des fragmens d’é-tolfes, peut-être du coussin qu’on yposait ; des restes de petites figuresavec des ailes , des figures de femmesavec des fleurs dans leur tablier, deuxtêtes de bœufs et une amulette.
Ce théâtre parait avoir beaucoupsouffert lors du tremblement de terreen 63. Les Pompéiens le reconstruisi-rent et en refirent la toiture, mode deconstruction peu usité chez les Anciens.
On a aussi trouvé deux billets d’en-trée pour des représentations théâ-trales. Ce sont des morceaux d’os cir-culaires. Sur l’un est un mot grec, au-dessus de ce mot le chiffre romain XIT.Sur le second est pareillement un motgrec qui semble signifier «hémicycle»,au-dessus le chiffre XI. Sur le revers deces deux billets est grossièremen t tracéela figure du théâtre. Ces contremarquesen os étaient-elles achetées pour de l’ar-gent, ce qui serait contraire aux usagesdes Anciens , dont les représentationsétaient aux frais du gouvernement oudes particuliers qui les donnaient, oumarquaient-elles simplement la placeque devait occuper celui auquel on lesdonnait?
Lipse, Casaubon et autres diffèrentd’opinion à cet égard. Lipse croit qu’ilfallait payer. Il appuie son opinion dupassage de Suétone , dans la vie deCaligula. « Il devint inquiet du mur-mure de ceux qui occupaient les placesgratuites. » Delà il conjecture que,puisqu’on distinguait des places nonpayées , une portion devait se payer.Il rapporte encore à l’appui des versde Plaute, dans le prologue du Man-teau . : « Que les esclaves n’augmentent
pas la foule, afin qu’il y ait place pourles hommes libres , ou qu’ils donnentun as par personne. » Casaubon dittout le contraire.
On voit au musée de Naples d’autrescontremarques, ou fesseras en terrecuite, ou en bronze, représentant desoiseaux, des fruits, etc. Le nom duthéâtre était inscrit dessus, ainsi quele numéro du gradin.
Du théâtre nous passâmes dans lequartier des soldats , ou forum tiundi-narium ( PL 63 ). De ces deux noms ,l’un est moderne et lui fut donné parceque, lors des fouilles, on y trouva dessquelettes avec des armures. L’autre estcelui qu’on lui suppose avoir porté dansle temps. D’après des conjectures, quine laissent plus aucun doute , ce lieuaurait été un marché public où se te-nait une foire tous les neuf jours,ainsi que l’indique le mot nundina-rium. Des soldats auraient pu y êtrelogés pour maintenir l’ordre.
C’est un large portique formé parsoixante-quatorze colonnes doriquessans base. Quarante-deux chambresou boutiques avaient leur entrée sousce portique ; dans l’une se trouvaitune fabrique de savon.
Dans une autre, Denon a vu, peude temps après la découverte, un mou-lin à bras d’une construction fortin<ré-nieuse : « Une pièce voisine, dit-il,était une prison; on y mettait aux fersles soldats. Ces fers ont été portés aumusée ; ils consistaient en de simplesmorceaux de fer rangés en ligne droite,et qui s’élevaient à quatre pouces dedessus un plateau de bois épais, danslequel ils étaient plantés et rivés. Ceschevilles de fer étaient terminées parune clavette dans laquelle on passaitune barre du même métal, qui tenaitles jambes du prisonnier engagées, demanière qu’il pouvait être couché,