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assis, et se tourner sur ses deux han-ches , mais jamais se relever ni tirer lespieds de cette entrave , qui ne pouvaitlaisser échapper à la fois le talon et lecoude-pied. Cette manière était très-économique pour l’espace, et pouvaitcontenir une grand nombre de prison-niers dans une petite prison. Les sque-lettes que l’on a trouvés, et que l’onvoit encore dans cette pièce, attestentque l’usage en était existant lors del’éruption, ou du moins que cettechambre servait de prison aux malheu-reux oubliés sans doute dans un mo-ment si effrayant, et qui ont été trouvésaccroupis contre la porte. »
« En poursuivant nos opérations,dit encore Denon, nous arrivâmes à unlogement considérable, qui probable-ment était celui du commandant ; ce quil’a fait soupçonner, c’est qu’on a trouvéauprès, les squelettes de plusieurs es-claves , et d’un cheval chargé d'effetsprécieux, d’habits et d’étoffes que l’onenlevait sans doute afin de les sauver.Fort près de ce logement nous trou-vâmes une conserve d’eau, ou jarre deterre cuite, qui, par sa taille et le sonquelle rendait en la frappant, peutrendre compte du degré de perfectionoù ils portaient le travail et la cuissonde ce genre de matière. »
Dans presque toutes le& chambresdu haut étaient des squelettes d’hom-mes et d’enfans, au nombre de soixante-trois ; si c’étaient ceux des soldats, ilsne voulurent pas abandonner leur pa-trie ni déserter leurs étendards, etils périrent victimes de la disciplineromaine.
On y trouva aussi un singulier in-strument , c’était une trompette euairain, terminée par six flûtes enivoire , sans trous pour les doigts, et àlaquelle pendait une chaîne égalementen airain.
Les colonnes de ce forum, canneléesaux deux tiers de leur hauteur, sontd’une pierre commune, recouvertes enstuc, et colorées alternativement enrouge et en jaune, à l’excepLion desdeux du centre de chaque galerie, quile sont en bleu. La partie inférieure dechacune est lisse et colorée en rouge;dans l’enlrecolonnement paraît avoirexisté un piédestal.
Denon fait la remarque que l’on n’aretrouvé aucun vestige de lits dansles chambres du quartier des soldats ;ce qui pourrait faire croire qu’ils nes’y rassemblaient que pour les exer-cices ou jeux gymnastiques. D’ailleurstout ce que l’on a trouvé d’armuressemblait plus fait pour la parade d’unspectacle que pour la guerre : cettegrande arène, carrée et fort longue,entourée de la galerie, paraissait très-propre à cet usage. S’il est vrai quede petites choses servent quelquefoisà découvrir des vérités , je pourraisciter des dessins faits à la pointedu couteau sur l’enduit des colonnes,où sont représentés des lutteurs armésdes mêmes armures trouvées dans leschambres des soldats , et qui n’avaientde couvert que le côté gauche qu’ilsprésentaient au combat. Ces indices ,quoique informes, n’étaient sûrementpas un jeu de l’imagination ; ils ont lanaïveté de la vérité qu’ils décèlent,vérité qui n’a pu être fardée par desmains grossières. Le soin que l’on avaitpris que l’arène ne fût point gâtéepar l’écoulement des eaux, pourraitencore servir d’assertion t à l’opinionqu’elle servait aux jeux : un conduit enpierres de taille recevait les eaux dutoit de la galerie, et les conduisait àchaque angle du carré par un puisartdans une citerne d’où on la tirait aubesoin.
On a restauré aujourd’hui quelques?