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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

unes de ces chambres, ainsi que laseconde galerie couverte, dont unepartie a été nouvellement rétablie àl’aide des scellemens et des restes desolives qui indiquaient leur premierétat. Elles sont occupées par les gar-diens de la ville; l’ancienne cuisine estsurtout parfaitement en état ; et, commeclans le forum, il existe une petite ta-ble antique, et une large table mo-derne, ombragée de saules pleureurs,ainsi qu’une excellente fontaine; nousy déjeunâmes, après quoi l’abbé nousproposa d’aller visiter le temple d’Isis(PL 66) attenant au théâtre.

Nous placerons ici la description dusavant Denon :

« Bâti en briques, revêtu en stuc,d’un style plus agréable que no-ble, les détails en sont infinimentcurieux et très-bien conservés. On saitque le culte d’Isis fut apporté d’E-gypte , qu’il n’était adopté chez lesRomains que comme un culte étranger,et ne formait que des associations mys-térieuses , où il y avait des initiés,commede nos jours on pourraiteiter nosfrancs-maçons; aussi le temple d’Isisressemble-t-il parfaitement à une loge.

» Les cérémonies et les initiationsnocturnes du culte de cette déesse de-vinrent suspectes, et furent défenduespar les empereurs pendant plusieurssiècles. Cependant on peut assurerqu’il était en exercice sous Titus , àqui rien n’a été suspect ; car à Pompei on a trouvé tout le temple habité, tousles ustensiles servant aux cérémonies ;les habits des prêtres, leurs squelettesmême ; les cendres et les charbons surl’autel des sacrifices ; tous les ornemensqui décoraient ce temple ; une grandequantité de lampes, des candélabresreprésentant la plante et la fleur dulotus ; des sistres dont les prêtres fai-saient usage ; des vases pour l’eau

lustrale; des patères pour contenirl eau avec laquelle on arrosait les vic-times ; d’autres vases à recevoir les en-trailles ; des lectisternium , ou lits detable pour coucher la divinité lorsqu’onlui faisait des offrandes; les ornemensdu purificatoire, modelés en stuc, por-tant tous les attributs d’Isis ; l’ibis,l’hippopotame, etc. Sur les mursétaient peints les mêmes emblèmes,avec la représentation des prêtresdans leur costume de lin blanc, latête rasée, et les pieds couverts d’untissu si fin, qu’il laissait voir le nu.

» On mêlait apparemment le simula-cre d’autres divinités au culte de cettedéesse ; car on a trouvé des statues deVénus, de Bacchus , deux Thermes, etun Priape . La plupart de ces statuesétaient en bois, avec la tête, les mainsseulement en marbre. On a trouvéaussi les tables isiaques, plus difficilesencore à déchiffrer que ne l’ont été lesmanuscrits d ’llerculanum, et dont jen’ai pas vu qu’on cherchât à tirer plusde lumière.

» On doit remarquer un escalier dé-robé par où l’on peut croire que serendaient les prêtres pour se placersous le trépied avant qu’on ouvrît laporte principale de l’enceinte sacrée.Cette porte s’ouvrait à deux battans,dont l’un se brisait deux fois par descharnières qui sont en bronze. J’ai vules dessins de cette porte, qui était àpanneaux et d’une belle simplicité. Au-dessous on lisait cette inscription :

N. POPIDIVS N. F. CELSINYSÆDEJI ISIDIS TERRÆ MOTYCOXLAPSAM

A FVNDAMENTO P. S. RESTITYIT.

HVNC DECVRIONES OB LIBERALZTATEMGVM ESSET ANNOR. SEXS.

ORDINI SVO GRATIS ADLEGERVNT.

C’est-à-dire :

» Notiius Vopidius , fils de Nonius