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public, et à conjecturer qu’un officierdu questeur ou le questeur lui-mêmehabitait cette maison.
Lorsqu’on en fit la découverte en 1828et 1829 , les fresques qui l’ornaient, aunombre desquelles se trouvait celle deCastor et Pollux , lui firent donner cenom en même temps que celui desDioscures ; aujourd’hui on lui a sub-stitué celui de maison du Questeur ,et elle est connue sous ces dilFérentesdénominations. Cet édifice est diviséen deux habitations bien distinctes,dont la plus grande et la mieux or-née aurait été destinée aux affairespubliques, et l’autre à la famille etaux esclaves du propriétaire.
Elle présente deux entrées donnantsur la rue de Mercure , et deux autresportes de derrière ; tout près est untroisième corps de bâtiment, où sontdes boutiques qui communiquent avecl’intérieur ; c’est là que le propriétairefaisait vendre ses denrées.
De toutes les habitations particu-lières, celle-ci est la plus belle e!. laplus riche qu’on ait découverte jusqu’àce jour. La façade est revêtue en stucd’un travail exquis. Sur un fond rougeressortent des reliefs en stuc blanc,dont les creux sont d’azur ; la cornicheest revêtue de stuc travaillé au moule ;les parties saillantes sont rouges etnoires, et le fond bleu céleste. Au-dessous est sculpté un Mercure, unebourse à la main et dans l’attitude d’uncoureur. Il est difficile de ne pas admi-rer la perspective qu’on a de cette en-trée; l’œil plane dans un atrium, etentre les douze colonnes on aperçoitl’impluvium et sa fontaine, au milieu,le tablinum et ses superbes peintures ,puis enfin le péristyle et le jardin ,terminé par l’ædicula, ou petit auteldes dieux tutélaires ; le vestibule et lacour sont pavés en émail blanc.
Les murs de cette entrée ont despeintures dans des compartimens va-riés, jaunes ou rouges , et représentantdivers sujets; c’est là qu’on voitCastor et Pollux ; au milieu de l’im-pluvium est une fontaine où sontsculptés des grenouilles , des lézardset autres figures d’animaux. C’est dansl’atrium et à côté du tablinum qu’on atrouvé les deux coffres dont j’ai faitmention ; tous deux étaient posés surun socle en maçonnerie incrustée demarbre. ; ils étaient en bois , l’intérieurdoublé en cuivre, et garnis extérieu-rement de lames et de manilles en fer,serrures et ornemens en bronze, letout oxidé, et le bois tombant enpourriture. Dans l’un on a trouvéquarante-cinq monna es d’or et cinqen argent. Il est à présumer que lessommes qui devaient y être déposéesauront été enlevées par les habitans.On a retrouvé un trou dans le murde la salle contiguë; il est donc pro-bable qu’en faisant leurs fouilles, leshabitués de la maison, ou peut-êtredes étrangers, au lieu d’arriver direc-tement aux caisses , se trompèrent etse trouvèrent dans la chambre à côté.Cet atrium était décoré de fresques;dans celui du second bâtiment, on atrouvé également des peintures , entreautres un Pan et un hermaphrodite,composition pleine de fraîcheur et degrâce, et des paysages clans le genrede ceux du Poussin. Partout où les yeuxpouvaient se porter, on ne voyait quepeintures, même sur les murs du jar-din. La plus grande pièce, non-seule-ment de la maison, mais on peut direde toutes celles retrouvées jusqu’ici,était aussi la plus somptueuse par sonpavé et ses murs incrustés en marbred’Afrique de diverses couleurs. Cesmarbres furent enlevés lors de l’érup-tion même, ou peut-être avant ; il en