Les vins -portaient le nom des con-suls sous lesquels ils étaient faits.
Tant qu’on s’en tint à ces coutumesjoyeuses , il n’y eut rien de répréhen-sible; mais lorsque plus tard la sen-sualité et les excès usurpèrent laplacede la tempérance et de la frugalité ,c’est alors que les repas devinrentcondamnables. Ces fêtes semblaientincomplètes lorsqu’elles n’étaient pasaccompagnées et suivies de scènes oùl’humanité et les mœurs fussent égale-ment outragées ; souvent des gladia-teurs teignirent de leur sang le plan-cher, où précédemment on se contentaitde répandre des libations. D’autres foiseurent lieu des scènes de turpitude,sur lesquelles il est mieux de tirer lerideau ! Au moment de qui tter la table,une coupe, consacrée au dieu du som-meil , circulait à la ronde ; on invoquaitce dieu en faveur des convives, à quil’on distribuait des présens qu’ils em-portaient eux-mêmes , ou qu’on faisaitporter chez eux par des esclaves.
Martial faitallusion àcet usage.
Præmia convivae det sua quisque suo.
Lib, xiv, ep> i.
Que chacun fasse ses présens à son convive.
Après cette digression, nous allâmesvisiter le temple Grec , le plus antiqueet le plus majestueux qui ait étéconstruit à Pompeï . A peine peut-ondiscerner entièrement son étendue,qui est un carré long de quatre-vingt-onze pieds, et de cinquante-trois delarge. La façade était décorée de huitcolonnes de l’ordre dorique employéàPestum,clequatre pieds de diamètre,et construites en tuf, ainsi que lesonze qui ornent chaque côté.
On reconnaît dans ce temple, quiparaît avoir été dédié à Hercule , laplus noble construction du style grec,et, selon l’opinion de Roman elli, l’ou-
vrage des Etrusques. Vitruve le décritet indique sa position non loin desthéâtres dont en effet il est très-voisin.
Des débris d’immenses colonnes can-nelées s’y voient encore, ainsi quetrois autels du côté de l’orient ; celuidu centre est plus petit ; il était destinéprobablement au feu sacré. Ceux descôtés sont larges, bas et construits enforme de sarcophages. Cette espèced’autel, ara , était celui où l’on brûlaitles victimes. A côté est un massif baset circulaire, qui semble avoir été con-sacré à recevoirles cendres. Il en existeainsi dans tous les parvis des templespaïens. Celui-ci était couvert et avaitune inscription ôsque, où on lisaitque Nitribius, pour la deuxième foisgrand prêtre ou chef des magistrats,fit construire le péristyle, ou bidental,dénomination appliquée aux lieuxfrappés par la foudre, en horreur auxAnciens, qui les regardaient commevoués à la colère céleste et y sacri-fiaient des brebis de deux ans.
Nous redescendîmes dans l’intérieurdelà ville, et, reprenant nos explora-tions où nous les avions laissées laveille, nous nous trouvâmes dans lavoie domitienne,, à côté de la maison&’Action , ou de Salluste .
Cette maison est désignée par ces deuxnoms ; le premier lui vient d’une pein-ture trouvée sur un des murs de l’inté-rieur; le second, parce qu’on a trouvédes preuves qu’elle avait appartenu àun personnage nommé Salluste . Elleest une des plus grandes de la voie do-mitienne, et quoique sa forme soit ir-régulière, sa distribution ressemble, àpeu de chose près, à celle de Pansa.A gauche de la porte d’entrée est uneboutique, dans laquelle on a trouvédes fours, des tables, six trous ou four-neaux, et des amphores qui contenaientdes olives, de l’huile, du poisson salé,