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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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PQMPE1.

rin quelle seml)le caresser. Vis-à-visest un tableau obscène que l’on a sa-gement recouvert «avec des planches.Dans une autre chambre , un Amourpêcheur, Ariane abandonnée et Nar-cisse.

Dans le tablinum, une peinture mé-diocre en elle - même nous parut in-téressante par le sujet. C’est celle quia fait nommer cette maison « maisondu Poète ».

Un esclave est assis et fait la lec-ture devant six personnages , deuxdesquels, Apollon et Minerve, sem-blent l’encourager. Dans cet esclaveon a cru reconnaître Térence. Le pavéest Une mosaïque et formait plusieurstableaux. Celui du milieu, transportéau musée, et dont j’ai un dessin sousles yeux, représente un coragium ouportique derrière la scène. Le coragus,ou directeur du théâtre, distribue auxacteurs des masques et des costumes.Dans le fond on aperçoit les colonnesdu théâtre. Un joueur de flûte ajusteson instrument, à côté est une chaiserecouverte en pourpre, sur laquelleest un masque ; elle est probablementdestinée pour la scène. Le directeurprend un des trois masques qui sontsur un escabeau à ses pieds. Leschoristes ont déjà reçu les leurs ; ilssont nus et n’ont qu’une ceinture enpeau. L’un d’eux, prêt à se masquer,écoute le directeur qui lui adresse laparole ; un autre se revêt d’une tuni-que et se fait aider par son compagnon.

Plus loin est un péristyle entouréde colonnes avec leurs chapiteaux,d’une forme nouvelle et élégante, etterminé par un lararium où sont desniches pour les dieux Lares et les au-tres déités de la famille. On y a trouvéun petit faune; l’cxèdre esta droitedu péristyle. Il a été trouvé décoré defresques.

L’édifice a deux étages et deux bou-tiques communiquant avec le vesti-bule. Dans les boutiques on a trouvédes bracelets et d’autres bijoux defemmes, des monnaies d’or et d’ar-gent, et divers ustensiles en poterieet en bronze, un petit poêle portatifd’une forme bizarre et une magnifiquelampe.

L’abbé, à qui son goût et sa positionpermettent de s’adonner exclusivementaux recherches estétiques et archéolo-giques sur les Anciens , a formé unecollection qu’il met à ma disposition.C’est un assemblage de différens in-strumens ou ustensiles, dont les origi-naux ont été retrouvés dans Pompeï ;il s’est plu à faire exécuter les uns ennature, et à faire peindre les autres,en s’appliquant à en deviner et à endécrire l’usage. C’est dans cette col-lection que je puise. Laissant de côtédes objets qui déjà ont été donnés aupublic, et dont beaucoup de recueilssont remplis, je vais en choisir quel-ques-uns des plus communs, dont unegrande partie provient des nouvellesdécouvertes, et dont quelques autresont été dédaignés par les auteurs quiont parlé de Pompeï jusqu’à ce jour.

Les n 0! . de i à 6 (PL 6g) sont desinstrumens d’agriculture en fer, fau-cille, serpe, couteau, pioche.

N 0> . y et 8 , deux compas en bronze.Le compas, appelé par les Latins circi-nus, fut inventé par Perdicus, fils de lasœur de Dédale .

Les n os . g, io et n sont des frag-mens de peintures indiquant les di-vers objets dont les Anciens se servaientpour écrire. Le n". io est une écritoirecomposée de deux vases joints ensem-ble ; l’un destiné à contenir l’encrenoire, l’autre,la rouge, appelée cinna-baris : minium ou sinopis. Un de cesvases est découvert; de côté est un pe-