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tit anneau ou simplement une ansepour le suspendre à la ceinture, ainsique nous le dit Horace. Nous voyonsà côté le roseau taillé en pointe aveclequel on écrivait avant d’avoir adoptéles plumes d’oie, usage qui ne date, que du cinquième siècle. Ce roseau futnommé calamos par les Grecs, parCelse, calamus scriptorius , et par Apu-lée, calamus chartarius. Le n°. g estun livre composé de plusieurs tablettesenduites de cire, sur lesquelles on écri-vait avec une petite pointe stjlum ,dont l’extrémité opposée était plate,et servait à efiacer.
On nommait ces livres tabellœ. Il yavait d’autres tablettes qui n’étaient pasliées entr’elles, alors on les suspendaitaux colonnes. On en voyait un grandnombre dans les temples de Tricca, deCos et d’Epidaure, sur lesquels étaientécrits les remèdes à employer pour
guérir telle ou telle maladie.Hipo-
crale y puisa plus d’un aphorisme. Len°. 11 est un papyrus, ou volumen, ou-vert et roulé des deux côtés ; les carac-tères en sont presque effacés, mais ilsparaissent latins.
Le n°. 12 est une espèce de coffrecylindrique dont le couvercle est rete-nu par des courroies. On le nommaitscrinium ou capsula , et on y plaçait lesvolumes verticalement. Catulle s’excu-sait auprès de Manlius de ne lui avoirpas envoyé les vers qu’il lui demandaitparce qu’il n’avait qu’une seule cas-sette.
Hue una e multis capsula me sequitur.
Et de mes cassettes nombreusesUne seule ici m'a suivi-
Le n°. i3 était un peigne à lisserles cheveux, absolument de la forme etde la matière des nôtres, en corne noire.Probablement cette matière n’était pasla seule qu’ils employassent, ils de-
vaient, comme nous, se servir de buiset d’ivoire.
Le peigne en bronze,^. i4, étaitévidemment destiné à retenir les che-veux ; sa forme demi-circulaire n’avaitrien d’élégant, tout son mérite devaitêtre dans les ornemens qui paraissentriches et très-compliqués ; l’anneau quiest au-dessus servait sans doute à leretirer avec plus de facilité, ou à rete-nir un voile; il paraît que de touttemps les dames italiennes ont portéleurs peignes d’une forme très-élevée,ce qui, en grandissant la tête, ajouteencore au ton sévère de leurs figures ;elles sont à juste titre vaines de leurchevelure, qu’elles ont en général fortbelle, et presque toujours noire. Dansla classe du peuple, à Naples , ellesvont nu-tête, même en hiver, ne vou-lant pas soustraire à la vue une de leursplus grandes beautés. Leurs peignessont en argent doré ou en corne, maisalors chargés de clinquans.
Le vase, n°. i5, est en bronze, saforme est de celle appelée mesure.Diota est le nom du vase n°. 16.
Le n". i y est un vase destiné à con-tenir des liquides.
Le n". i8 est le célèbre Hyton. Parune épigramme de Martial , nous ap-prenons que les artistes faisaient sou-vent des vases avec des figures plusou moins grotesques, et leur donnaientensuite des noms analogues; c’est ainsique quelques-uns portaient celui demormolicion chez les Grecs, et de ta-mia et mania chez les Latins, ce quivoulait dire, figure a faire peur. D’au-tres tiraient leur nom de leur formeseule. Celui-ci, en terre cuite et dedix pouces de haut, était de l’espèceappelée rhyta, rhytoi, rhysides, ilavait la forme d’une corne dont lesAnciens se servaient dans les temps lesplus reculés, au lieu de verre. Le bout