1 n/t
esprit plus léger (|ue les ailes d’unoiseau.
Celui qui ne voudrait pas y recon-naître Bacchus pourrait fort bien leprendre pour un génie bacchique. Noussavons que les Anciens faisaient deleurs génies autant de dieux du plaisir,et leur sacrifiaient de l’huile, du vin,de l’encens, des fleurs et des fruits,jamais du sang, parce qu’on le croyaitprincipe de la vie. Ce n’avait donc pasété sans raison qu’on aurait posé ungénie sur un vase destiné à contenirdu vin , pour indiquer l’exaltation àlaquelle porte cette liqueur, qui ani-me la verve poétique, et dont l’effetfait dire à Horace :
.Forum puteaîque Libonis
Mandabo siccis.
Ep., /. i, cp. 19, u. 8.
Voyez-le, en sa bacchique audace,
Des bois du Pinde et du Parnasse ,Chassant les timides buveurs,
Les renvoyer à la tribuneDe Thémis el de la Fortune.
Daru.
Le n". 23 est une casserole en bronzed’un travail exquis. L’ouvrier sembleavoir pris à tâche de donner, à cet us-tensile de l’usage le plus commun,tous les enjolivemens qui pourraientorner le meuble le plus élégant. Ilservait aussi de patère pour les sacri-fices.
N°. 24. Lanterne de forme éléganteet même riche ; de chaque côté sontdeux petits montans, servant à assu-jettir les carreaux de vitre ou autre ma-tière qui ferment la lanterne; vientensuite le récipient de l’huile placédans une petite cavité au centre, etattaché par une pointe de fer. Sa bo-bèche mouvante est inclinée et percéeafin de donner passage à la mèche, eten même temps faire couler l’huile dansle récipient. On voit aussi un couver-cle, un anneau rond dont on se servait
quand on voulait la porter à la main,et dans lequel on passait aussi deschaînes pour suspendre ces lanternesdans les vestibules ou dans les offices.
Sous le n°. 25 sont deux vases enverre contenus dans deux autres enterre cuite, n’en formant qu’un pro-pre à les recevoir. Ces vases servaientsans doute à contenir l’eau destinée aurepas. On l’y mettait rafraîchir, commeon fait encore, en plaçant delà neigetout autour dans les vases de terre.
Le n°. 26 est une espèce de brasièrefort usitée chez les Pompéiens et lesIierculanéens , car on en a retrouvé uncertain nombre. Elle sert en mêmetemps à différens emplois. Dans le mi-lieu s’élève un récipient pour l’eau;aux angles sont des cavités ou espècesde fourneaux dans lesquels on plaçaitles casseroles ou les petites marmitespour faire cuire ou réchauffer les ali-mens. Le centre était destiné à rece-voir des charbons enflammés : ainsi onavait à la fois l’eau pour les ablutionsavec le feu qui chauffait les apparte-mens. Quatre anses adaptées aux qua-tre côtés, donnent la facilité de trans-porter cette brasière ou cuisine por-tative. Elle nous fournit une preuveque déjà les Anciens recherchaientainsi que nous l’économie du combus-tible.
Les n os . 27 et 28 sont deux joliespeintures retrouvées aussi à Pompeï ,et qui décoraient les murs d’une cui-sine. Le n°. 27 représente un panierrenversé où étaient des poissons. Len°. 28 est un pair: ; cette peinture s’estconservée avec une fraîcheur de coloristelle, qu’on la dirait achevée d’hier.
Parmi les choses intéressantes quiétaient dans une boutique de boulan-ger ou pâtissier, sonL deux pains dontl’un, n°. 29, est de la forme d’une cou-ronne massive, et l’autre, n°. 3 o, de