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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POMPEL

celle à peu près d’une brioche. Cespains, que l’on peut présumer être deluxe, étaient préparés avec des jaunesd’œuf, ce qui leur donnait une bellecouleur dorée et les faisait nommerartoi lecithitai , pour les distinguer despains ordinaires ; ils sont déposés aumusée de Naples , et considérés commeune des choses curieuses entre toutescelles qui meublent ce riche bazar.

N°. 3i, PI. 70. Vase dont le couvercleest recouvert avec un morceau de par-chemin, soigneusement attaché avecune cordelle qui passe dans les anses etvient nouer au-dessus. Columelle ditque c’était dans ces vases que les Pom-péiens renfermaient leurs raisins secs.

La figure n°. 32 est une cuillèreen bronze, dont les Anciens se ser-vaient pour prendre les liqueurs con-tenues dans de grands vases.

Les n os . 33 et 34 offrent deux poêlesà frire. La première d’une longueurd’environ un pied , la seconde d’unpied et demi. Elles diffèrent des poêlesdont on se sert dans nos cuisines. LesLatins les nommaient sartagines. Juvé-nal, parlant de la statue en bronze deSéjan , fondue après sa chute, dit :

.Ex facie toto orbe secunda

Fiat arceoli, pelves , sartago , patellæ.

Sat . x, v. 63.

« Cette tête, autrefois la seconde du monde,

» Mise en fonte, devient, au gré de l'artisan,

» Jatte, poêle ou marmite *.

Le n°. 35 est aussi une casserole,mais d’une forme très-remarquable.

N». 36. Cuillère très-élégante, quipourrait servir de modèle. Ces deuxderniers objets sont pareillement enbronze.

Le n°. 37 est un grand couteau decuisine.

N°. 38. Casserole en bronze, d’uneforme presque égale aux nôtres. Elle estde onze pouces et demi de longueur.

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La ciselure qui l’entoure est remar-quable par son fini, et peut nous fairejuger de l’immense distance qui sépa-rent encore nos ouvriers des artistesde ce temps, et de la perfection aveclaquelle ces derniers exécutaient lesobjets les plus communs.

La figure n°. 39 vient à l’appui decette assertion. Ce n’est qu’une pas-soire, sa forme est de la plus grandesimplicité, mais tout l’ustensile estd’un fini achevé. J’ai choisi celle-cidans la quantité de celles que j'ai sousles yeux, qui sont presque toutes pla-tes, et qui pour cette raison se nom-maient truæ, ou trullæ celles d’unemoindre dimension, du verbe truare,«remuer, agiter». Ce mot désigneassez leur emploi. Caton, faisant l’énu-mération de divers objets de cuisine duplus commun usage, dit :

« Pour l'huile , une ; grandes conques, deux ;écumoires pour marmites , trois ; amphores,deux ».

Le n°. 4o est une marmite en bronze«alienum», posée sur son trépied enfer, n°. 4i •

Le n°. 42 est une balance du genrede celles appelées par les Grecs zy-gi , à cause du fléau ou barre à la-quelle sont suspendus les deux pla-teaux. Les Latins les nommaient li-brœ ou bilances. Les plateaux sontornés d’une ciselure d’un travail exquis.La hauteur de la balance est de treizepouces et demi. Sur le fléau sont mar-quées des lignes servant à graduer lesfractions de poids, sans avoir besoin,ainsi que nous faisons, de cette multi-plicité de signes spécifiques que noussommes obligés de placer dans le pla-teau opposé. Parmi les objets que l’oncherche à copier des Anciens, les ar-tistes ne devraient pas mettre celui-cien dernière ligne; quelques-unes de