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ces balances ont été faites et livréescomme modèles clans un pays qui re-vendique toutes les inventions utiles ;il est évident que l’artiste avait copiécelle-ci et qu’il en avait emporté ledessin, afin de s’en faire proclamerl’inventeur.
Le n°. représente une des pein-tures que l’on a retrouvées dans unetaverne. L’on voit quatre hommesassis autour d’une table, mangeant etbuvant, et un enfant qui leur portedu vin. A une barre suspendue auplancher sont accrochés divers comes-tibles, parmi lesquels on distingue desornons et des saucisses ou saucissons.
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Le vêtement des convives est remarqua-ble, surtout celui des deux hommes cou-verts d’une tunique qui descend jris-ques à mi-jambes, avec une sorte decamail noir par-dessus, et une étole,ou bande de drap, tombant jusqu’à laceinture. Les deux autres, non moinscurieux, portent aussi sur leurs lon-gues tuniques un autre accoutrementde couleur, ouvert devant et derrière.Il est à présumer que c’était un repasd’ouvriers. Leur costume et la salle oùils se trouvaient en donne une quasicertitude ; nous savons que les Anciensmangeaient couchés; mais il est à croireque cette coutume efféminée ne s’éten-dait pas au peuple.
Le n°. 44 est un char antique à quatreroues, chargé d’une outre remplie devin. On le voit au moment où on vale vider. Sur le devant sont deuxmules en liberté; remarquons que cesanimaux sont attelés avec une espècede joug ressemblant à celui dont on sesert aujourd’hui pour les bœufs. L’ou-tre, qui paraît une peau de bœuf, estde la longueur du char qu’on a entouréd’un treillage; au-dessus s’élèvent troiscercles pour la contenir. Son orifice estlié par une corde. Trois amphores sont
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préparées pour recevoir la liqueur ;leur forme est celle la plus usitée parles Anciens ; elle indique d’une ma-nière précise leur manière de conser-ver le vin dans les caves. La pointedu bas s’enfoncait dans la terre, seulmoyen de les faire tenir debout; onles bouchait en versant un peu d’huilesur le vin, usage que l’on retrouve en-core en Italie . Il s’en est trouvé unurand nombre à Rome, à Herculanum ,dans les maisons de Pomper, etc.
Les deux hommes occupés à déchar-ger le char font couler le vin dans lesamphores par une des jambes de l’ou-tre; leur costume est une simple tuni-que ou chemise fermée par le haut etattachée au bas des reins par une cein-ture ou une corde.
N°. 45- Cette clef est une des chosesretrouvées qui mérite quelque atten-tion ; sa forme fait supposer une gran-de complication dans les serrures dece temps. Il est aisé de s’en rendrecompte en examinant les détails quisont sur la dent, dont la figure est pres-que une scie ; la forme de la poignéedevait être incommode, puisque l’an-neau qui la termine offre peu de priseà la main. Il est à supposer que l’anne-let, placé au-dessus de l’anneau tout ■à-fait à l’extrémité, servait à la suspen-dre à un trousseau qui réunissait toutesles clefs soit du temple, soit de la mai-son à laquelle elle appartenait.
Les routes publiques peuvent ajus-te titre être rangées parmi les plusbeaux monumens que nous ont laissésles Romains. De nombreux travaux etdes sommes immenses étaient consa-crés à les semer du pied du Capitolej usques aux dernières limites du mondeconnu ; plusieurs même ont survécuaux empires dont elles étaient pourainsi dire les artères. Indispensables àla sécurité de Rome , leur construction