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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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> Postquàm collapsi cineres, et flamma quievit,Ilelliquias vino et bibulam lavêre favillam,Ossaque lecta cado texit Corynæus uheno.

Æs., tib. VI , v. '.!25.

L'encens, l’huile, les mets, les offrandes pieuses,Que jettent dans le feu leurs mains religieuses,Brûlent avec le corps : des parfums onctueuxArrosent les débris-qu'épargnèrent les feux;

La douleur les confie à d’urne sépulcrale.

Sur la droite de la routé, derrière ledernier tombeau de la Planche 71, estune villa en partie ruinée, que l’on at-tribue à Cicéron . Quelques raisonsplausibles,et peut-être plus encore ledésir de retrouver une habitation dugrand orateur, ont pu faire naître cetteconjecture dans l’esprit des érudits.

Dans le livre de Cicéron , intituléLucullus , on lit ce passage : « De celieu (Bauli), je vois la partie de Cuniesoù est la maison de campagne de Ca-tulle , mais je ne vois pas la mienne dePompeï , non qu’une montagne me ladérobe,mais parce que ma vue ne peutatteindre jusqu’à elle. » Or, faisant l’ap-plication sur Pompeï de cetté remar-que de Cicéron , il est constant quede la maison en question, à Pomper,la vue s’étend sans obstacle, jusqu’àBauli, et que, de Bauli, les autres mai-sons de Pompeï étaient dérobées auxregards par le Pausilippe .

Ce qui reste de cette villa est suffi-sant pour nous prouver qu elle auraitpu être digne de son illustre pro-priétaire par la beauté des apparte-mens, des marbres sculptés et desmosaïques ; comme dans la cave deDiomèdes on voit ici une certaine quan-tité d’amphores.

En continuant de suivre la rue desTombeaux, et après avoir dépassé lamaison de Cicéron , on se trouve très-près de la porte de la ville (PI. 72). Jepasse sous silence une foule de monu-mens plus ou moins entiers, plus oumoins ruinés , mais dont l’ensemble

donne l’idée d’une ville populeuse,et je me repose sur l’un de ces se-diles ,bancs semi-circulaires, en pierrevolcanique , éloquent témoignage del’hospitalité des Anciens; sans douteaussi le lieu de causerie des Pom-peïens , peut-être celui où on pronon-çait les sentences ; ils ont été imitésen marbre dans les bosquets du jar-din des Tuileriesà Paris. L’inscriptionsuivante^ en gros caractères rouges, tra-cée sur lé premier de ces sièges, in-dique que près de là était la sépulturede la prêtresse M'ammia-.

MAMMIA.P. J.' SACERDOTI PVCUCÆ 10CVS SETVL-TVRÆ DATVS DECVRIOHVM DECRETO-

A Mammia, fille de Publius, prêtresse publi-que. Lieu.de sépulture donné par décret des dé-curions.

Son tombeau a été élevé derrière cesiège, et ses cendres reposaient dansune grande urne en terre cuite, recou-verté d’une autre en plomb.

A nia droite, et près la porte de laville,est uneniche isolée, dans laquelleTes fouilles ont fait découvrir un sque-lette armé d’une lance et d’un casque.Ce gardien fidèle mourut à son poste.

On a trouvé ici, sous les décombres,le squelette d’une malheureuse mèreportant un jeune enfant dans ses bras ;deux plus grands la tenaient embras-sée, et leurs os réunis prouvaient de lamanière la plus touchante que cettefamille infortunée rendit au même mo-ment le dernier soupir lors de l’épou-vantable désastre. Deux paires de pen-dans d’oreilles, garnis de perles finesd’un grand prix, et trois anneaux d’or,se trouvaient parmi leurs ossemens.Lespend..ns d’oreilles étaient en forme debalances, c’est-à-dire composés d’uneaiguille transversale à laquelle étaientsuspendues par un lil d’or deux perlesvacillantes.

Pompeï avait plusieurs portes. Jus-