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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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posant sur trois gradins que supporteune autre base carrée plus grande.(Quatrième tombeau, PI. yi .) Sur la par-tie de ces gradins qui fait face à la rue,étaient représentés des figures de gé-nies, des animaux et des chasses. Quel-ques scènes étaient exécutées par desgladiateurs, dont la visière, sans ou-verture, ne leur permettait pas la vuedes animeux qu’ils chassaient. Ce com-bat d’aveugles devait être un véri-table spectacle populaire. Les nomsdes gladiateurs étaient inscrits au-des-sus de chacun d’eux, tels que : Bobrix,Hypolitus, Nobihon , Nitirnus, et ce-lui du chef de cette famille de gladia-teurs, ylmpliatus. Le temps a déjà dé-truit ces bas-reliefs. L’inscription nousapprend que les décurions assignèrentce lieu pour le monument, deux millesesterces pour la pompe funèbre, et dé-cernèrent àScaurus une statue équestredans le forum. De tant d’urnes qui ontdû remplir les niches du caveau, au-cune ne s’est retrouvée, [mais seule-ment quelques petits monceaux d’osse-mens et de cendres.

Non loin de ce monument, devantune enceinte de murailles, on voit unbuste de femme avec une inscription,où nous lisons que c’est celui d’uneautre Tyché , entremetteuse des plaisirsde Julie, fille d’Auguste. Ce titre au-trefois n’avait donc rien d’offensant,puisqu’on s’en glorifiait. Tacite nousdit que Pétrone exerçait fort honora-blement cette fonction auprès de Né-ron . Autres temps , autres mœurs!

Pompeï doit avoir eu d’autres tom-beaux , car on se demande où ont étéplacés ceux de ces hommes dont nousavons vu les noms figurer sur les mo-numens de la ville : les Pansa, les Hol-conius, les Yerus et autres. Peut-êtreles trouvera-t-on près d’une autre porte.Peut-être aussi, quand on aura déblayéN.

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plus avant le côté gauche de la voie destombeaux, de nouveaux monumens ap-paraîtront-ils à la vue. Ainsi qu’il aété aisé d’en juger par les excavationsfaites dans ce quartier, c’est celui quia le moins souffert, et comme il étaitle séjour des habitans opulens,à enjuger par l’élégance des maisons et lalargeur des rues, il est à croire quebeaucoup de richesses nous attendentencore.

Quelques auteurs vont même plusloin, et prétendent que Pompeï avait,en outre de ces tombeaux, deux cime-tières, l’un aux habitans primitifs de laville, l’autre aux Romains ; cependanton n’en a encore retrouvé aucune trace,à moins qu’on ne prenne pour tellesdeux enceintes, dans l’une desquelleson trouva beaucoup de masques enterre cuite, et dans l’autre quanti-té de têtes de chevaux enfoncées dansun mur. Ces masques et ces têtes dechevaux ont disparu. L’on prétenditd’abord que c’était un charnier d’ani-maux ; mais des cendres et des os àdemi brûlés firent abandonner celteidée, et penser que c’était un de ceslieux nommés ustrina , et destinés àbrûler les cadavres, cérémonie quiexigeait une grande pompe et étaitfort dispendieuse. Les chairs consu-mées, les os étaient recueillis avecsoin^ et les cendres déposées clansdes urnes funéraires. Le vulgaireétait rendu à la terre, et l’on mettaitune obole dans la bouche du mort ; ceslieux devaient être écartés, loin deshabitations, ou bien dans des souter-rains appelés parles Romains cryptes,et hypogées par les Grecs.

Virgile , exact à décrire les usagesdu temps, nous donne les détails sui-vans :

.Congesta cremantur

Turea doua , dupes, faso cratères olivo.