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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

plus élégans que ceux de Pompeï . Re-tina paraît avoir fait presque partied’Herculanum .

En 63 la ville s’écroula, et lors de lacatastrophe de 79, une cendre fine, vo-mie par le Vésuve et durcie par l’eau,acheva d’engloutir cette malheureusecité, en frappant de mort une partiede ses hahitans. « Une quantité in-croyable de cendres emportée par levent remplit l’air, la terre et la mer,étouffa les hommes , les troupeaux,les poissons et les oiseaux , et englou-tit deux villes entières, Herculanum et Pompeï , dans le temps même que lepeuple était assis au spectacle. » (DionC assois, /. 66.) Cependant Florus , vingtans après, parlait encore d’Herculanum comme d’une ville existante. Une chosevraiment étonnante, c’est que Pline n’enfasse aucune mention dans ses lettresà Tacite, où il parle de Pompeï et deStabia. Peut-être alors avait-elle perduune partie de son importance par l’ef-fetdésastreux dutremblement de terre,arrivé seize ans avant, et se trouvait-elle déserte. On retrouve ses bâtimens,dit Lalande, à soixante-huit pieds deprofondeur dans l’endroit où était lethéâtre. Le massif dont elle est recou-verte est une cendre fine, gris clair etbrillante, qui, ayant été mêlée avec del’eau, a formé une masse que l’on briseavec quelque peine quoiqu’elle soitassez friable ; il y a des endroits oùelle se détache d’elle-même, et s’ébou-lerait promptement si on ne la soute-nait par des planches et des étais. Enregardant cette poussière au micro-scope, on y voit des parties noires etbitumineuses, des parties vitrifiées,d’autres minérales et métalliques, eton lui trouve une qualité saline, unpeu alumineuse, ce qui prouve qu’elleest d’une matière de même nature quela lave.

Cette matière ne couvrit que peu àpeu la ville, et laissa aux liabitans touteliberté de s’enfuir. On y a découvertfort peu de squelettes, fort peu d’or etd’effets précieux, si ce n’est de ceuxqu’il était difficile d’emporter.

Cette poussière était encore brûlantelorsqu’elle tomba, car l’on trouve toutesles boiseries des maisons presque car-bonisées , même dans celles où la laven'avait pas pénétré ; tout avait été ré-duit eu charbon par le seul effet de lachaleur, mais sans être consumé, telssont les papyrus. Beaucoup de maisonssont remplies de cette matière , ce quiparaît indiquer que l’eau, se mêlant àla cendre,l’entraîna dans l’intérieur oùelle a rempli toutes les cavités. Desmurs ont fléchi, d’autres ont été ren-versés, et le ciment que cette cendre aformé est si compact qu’il a garanti del’humidité tout ce qu’il a envahi, et aconservé les couleurs des peintures queles acides et lesalcalisauraientroncrées.

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Au-dessus de cette lave de la pre-mière éruption l’on trouve une pou-dre blanche disposée par lits , qui pro-vient sans doute des pluies de cendressurvenues depuis; par-dessus cette cen-dre, dix à douze pieds de terre, danslaquelle on rencontre d’anciens tom-beaux, puis une pierre très-dure engrandes masses ; enfin la terre végétale,et dessus cette terre se bâtirent Portici et la moderne Résina.

La difficulté d’exécuter les fouilles yfit procéder lentement. Il s’agit de tail-ler une pierre aussi dure que le roc,ce qui est long et coûteux. C’est danscette partie dure que se firent les pre-mières excavations; cette cause et ladécouverte de Pompeï , qui promettaitbeaucoup plus sans autant de travail,les firent suspendre. Si Portici pouvaitdisparaître pour laisser voir Ilercula-num à sa place dans toute sa magnifi-

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