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Naples ne compte qu’une école d’in-struction mutuelle qu’il faudrait voirdécupler et répandre dans les autresprovinces ; mais ce qui produiraitun bien infini, serait sans doute uneloi pareille à celle qui prescrit l’in-struction primaire en France ; parcette loi, écrire eL lire, ce double apa-nage de l’humanité, deviendrait la dotdes enfans des familles indigentes , etcet heureux résultat de la sagesse et del’équité d’un gouvernement paternel,ne tarderait pas à contribuer puissam-ment à leur bonheur.
En quittant définitivement les deuxPouilles et les deux Calahres , il con-vient de dire à nos lecteurs quels sontles vétemens de leurs habitans, ainsique nous l’avons fait pour les deuxAbruzzes . Nous choisirons quelquesexemples, car, de village en village lescostumes oiïrent de la différence, maisils ne sont que modifiés, et ceux quenous avons fait graver sont les typescaractéristiques.
La paysanne,ou contadine de Lucera ,s’habille avec une sorte de somptuosité,bien qu’elle ne soit qu’une simple ha-bitante des campagnes ; une robe lon-gue, un ample tablier , empreint, tantpar le haut que par le bas , d’une sorted’hiéroglyphes brodés en laine, com-posent sa parure qu’achèvent d’ornerforce joyaux d’une orfèvrerie commune.
( Voyez la PI. 84- ) H en est toutautrement de la paysanne de Giovi-nazzo , près de Bari . Rien n’est plussimple que son costume : un casaquind’une étoffé légère, d’une forme gra-cieuse, et une jupe qui ne l’est pasmoins, l’habillent ; un mouchoir, dontla couleur vive fait tout l’ornement,couvre sa tête, et voilà toute sa pa-rure. ( Voyez PL 84, T. d’Otrante .)
Même simplicité, même goût, dansla femme de Martano , près d’Otrante .N.
Des rubans gracieusement entrelacéset noués rattachent les larges man-ches de son corset galonné, dont lacouleur contraste avec celle de sa robe,et un long voile qui, tel qu’un châle,couvre ses épaules et sa taille , com-plète son habillement. Quant au con-tadino de la Pouille, presque ma-rin, puisqu’il habite le littoral del’Adriatique , son large habit est dou-blé d’une pluche brune, la culotte etles bas sont de la même couleur, etseulement un gilet, ordinairementd’une étoffe plus fine, varie un costumeentièrement rustique. Mais voulez-vous voir toute la pompe et l’élégancegrecques du temps des Iiéraclides ?Observez l’habillement de la conta-dine de Caraffa, dans la Calabre ulté-rieure ; c’est une véritable reine dethéâtre. Le bonnet phrygien orne satête; sa robe, son tablier, sa jupe,sont empreints de broderies dont ledessin est évidemment antique, ettout annonce que son costume est tra-ditionnel. ( Voyez PI. 85.)
Il en'est de même des contadines deCassano et de Bisaccia , dans la pro-vince du principato ulteriore, en ob-servant toutefois que, comme elleshabitent plus près de Naples , leursvétemens varient de formes, de cou-leurs, soumises qu’elles sont à la modetoujours changeante des capitales ; forcerubans s’y font remarquer, joints à desornemens les uns simples, les autresrecherchés, mais tous annonçant dansles personnes qui les portent (malgréla modération des fortunes rustiques),l’amour de la parure plutôt que celuide la simplicité. ( Voyez PI. 86.)
Ayant parlé de Pestum , qui com-plète si dignement le voyage archéo-logique des Calabres , ainsi que deSalerne et de la romantique la Cawa ,il ne nous reste plus qu’à signaler