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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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la riante ville d’Avellino à nos lecteursavant que de rentrer dans Naples .

Appelée jadis Avellinum , à causedu grand nombre d’arbres qui portentdes avelines dont son territoire abonde,cette cité, pittoresquement assise auxpieds des Apennins , brille, tout exiguëqu’elle est, dans l’histoire autant quedans la statistique de l’agriculture.

Métropole de la province du prin-cipato ulteriore, Fronton dit qu’elleétait une colonie dès les temps où lafamille Sempronia existait dansRome,temps qui dès lors remontent à ceuxdes Gracques, et c’est sans doute ensuite du crédit dont ces tribuns, tousmalheureux qu’ils furent, y jouissaient,qu’une statue fut élevée à Licinia ,épouse de Caïus, pour adoucir la pertequ’elle venait d’en faire. Plus tard, lafemme deFabius Maximus mourut danscette ville, où le vainqueur de Perséevint arroser ses cendres de ses pleurs ,après lui avoir fait dresser un pompeuxmausolée qui se groupait à une foulede temples, parmi lesquels on remar-quait surtout ceux de Diane,’d’Her-cule et d’un Jupiter capitolin , quiporterait à croire qu’Avellinum avaitcomme Rome (dont elle n’était cepen-

dant qu’une colonie ) un capitole.Mais les barbares du Nord apparais-sent tout à coup pour se venger dupeuple-roi, et le jeter à son tour dansla tombe ; et le tremblement de terrede 1664, qu’elle ne subit pas moinsque les Calabres , quoiqu’elle en soit àquelque distance, ont fait disparaîtrejusqu’aux dernières traces d’une splen-deur architecturale qui datait des Sam-nites, premiers possesseurs d’une citéaussi malheureuse qu’elle est agréable-ment située.

11 ne lui reste que ses richesses agri-coles. Ses noisetiers, dont la verdurecontraste agréablement avec ses mai-sons, la plupart d’une blancheur écla-tante, semblent autant de colonnes quil’environnent, qui lui rendent ces mo-numens en poudre, et dont les ruinessont gisant çà et là sur son territoire.La PI. 79 montre à quel point cetteville est pittoresque; mais il faut lavoir lorsqu’on vientdeNaples pour s’as-surer combien, malgré ses désastres ,cette cité est jolie et riante ; presqueen totalité bien bâtie, possédant unarchevêché et une population plus ai-sée qu’indigente, le voyageur se féli-cite de venir la visiter.

BT AF LE S.

Par M. de la Chavanne.

Au pied du château Saint - Finie,l’une des principales fortifications deNaples , et qui la commande plus qu’ilne la défend, à mi-côte de cette ver-doyante colline, qui de toute part s’a-perçoit dans Naples , et qu’on diraitimplantée au centre de la ville, est lasuperbe chartreuse de San-Martino ,dans une des plus belles situations

de l’univers. Elle doit sa fondation àCharles, duc de Calabre , fils de Robert,et à Jeanne sa fille.

Peu de maisons religieuses renfer-ment autant de richesses. De toutesparts éclate dans l’église le luxe desmarbres les plus beaux, des agathes,des jaspes et autres pierres précieuses.Là on peut admirer les meilleurs ou-