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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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iNAPLES.

On conçoit que celte promptituded’exécution n’est guères compatibleavec ce qu’on nomme le fini ; aussiest-ce le plus grand reproche adressé àces peintures par certains connaisseurs.Quant à nous, qui n’ambitionnonsmême pas ce titre, et ne jugeons quepar sentiment, obéissant à nos impres-sions, nous avouerons avoir été pluspuissamment ému à la vue de ces pré-cieux restes de l’art antique, qu’envoyant ces tableaux si étudiés, si pro-pres et si polis de Carlo Dolce ou deGérard Dow : de même que nous som-mes plus frappé des premiers élansd’une éloquence naturelle, fût-ellegrossière, que des périodes bien ca-densées et bien arrondies d’un rhéteurd’académie.

Plusieurs de ces peintures ont in-spiré nos artistes modernes. Je citerail’Education d’Achille, le sujet connudans les arts sous le nom de la Charitéromaine,laMarcliande d’Amours, char-mante composition remplie de grâce,et Vénus, Mars et l’Amour. On remar-que aussi les célèbres danseuses dePompeï, Persée et Andromède , Arianeabandonnée ; des caricatures représen-tant des empereurs romains avec destêtes d’animaux qui font allusion auvice qui les dominait, rappellent lescharges si plaisantes denotre Granville .Enfin un nombre infini de scènes duthéâtre ancien, morceaux d’un grandprix , en ce qu’ils ont fixé les opinionsdes savans sur plusieurs points indécis,des scènes de la vie privée , qui nousexpliquent mieux que tous les com-mentaires, les usages des Romains àl’époque de l’âge d’or et de la monar-chie. Des faunes acrobates, des enfansjouant aux osseletsun perroquettraînant un char guidé par une cigale,dontnous avons vu pendaritlong-lempsune copie sur la toile du Vaudeville.N.

( On croit que cette jolie compositionest une caricature de Néron et de Sé-nèque ); des marchands d’étoiles, deviandes cuites, de pain, de poissonset de coquillages , tout-à-fait sembla-bles à ceux que l’on voit tous les joursà Sainte-Lucie de Naples ; une écolepublique, des vignerons travaillant aupressoir, un combat naval qui ne laisseplus de doute sur la construction desgalères antiques ; une ferme et tous sesaccessoires (on y remarque une ma-trone qui vient visiter ses enfans ennourrice ) ; des voitures, plusieurs in-strumens à écrire, tels que plumes,encriers, tablettes, papyrus, etc. Ondistingue surtout une peinture grec-que signée du nom d’Alexandre d’A-thènes , représentant cinq femmes,dont les noms sont écrits au bas dechaque figure.

Le musée d’antiquités égyptiennes,étrusques et osques, ne laisse rien àdésirer sous le rapport de l’ordre. Ony remarque deux riches inscriptionshiéroglyphiques offertes au roi de Na-ples par le baron Carie de Rothschild ,un monument sépulcral en granitbleuâ-tre, orné de vingt-deux figures etd’hiéroglyphes, une colonne de marbred’Egypte surmontée d’un ibis, plu-sieurs figures d’Harpocrate et de Sé-rapis, un grand nombre d’oiseaux sa-crés, d’inscriptions, de vases balsami-ques, d’amulettes, un précieux frag-ment de papyrus égyptien, des instru-mens de musique , des ibis embaumésou sculptés, des momies, une belleréunion de statues, de vases, d’armeset d’inscriptions étrusques et osques ,auxquelles il faut ajouter un nombrepresque égal de bas-reliefs et de frag-mens.

La collection des marbres compteplus de cinq cents statues, gaînes etbustes, dont plusieurs ont enrichi le