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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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la reine et de toute sa cour, se renditen grande pompe à la chapelle, pourhonorer la Sainte-Vierge . Bientôt lemodeste oratoire fut transformé enriche église et donné à des religieuxtliéatins.

En i;45, cet ordre employa dessommes énormes en prétendus embel-lissemens de mauvais goût en pein-ture et dorure, qui la surchargent plu-tôt que de l’orner. Le portique estcomposé de huit colonnes de differen-tes sortes de marbres, elles supportentcinq arceaux, savoir : deux sur lesflancs et trois sur la façade, celui dumilieu plus grand que les autres. Cetatrium ou porche est élevé sur unsoubassement où conduit un escalierdouble , orné d’une balustrade. Deuxpilastres, composés de trois ordressuperposés, garnissent les angles de lafaçade et s’élèvent au-dessus d’une frisequi la couronne. La grande nef estsupportée par des colonnes de vert an-tique, de granit d’Egypte , de serpen-tin, de porta-sante, de cipollin etd’autres marbres précieux. Mais si lespeintres ont raison de trouver cetteéglise pittoresque, les architectes n’ontpas tort de s’élever contre le manqued’ensemble et surtout le mauvais goûtde l^i foule des prétendus artistes qu’ony a employés. Près de Santa-Mariaalla Catena estla statue dePhilippeV.

La description des églises et des au-tres curiosités de Païenne demanderaitun ouvrage spécial, et certes la matièrene manquerait pas à qui voudrait rem-plir plusieurs volumes. On me per-mettra , a moi qui n’ai que quelquespages, d’indiquer sommairement lesplus remarquables. La terrasse de laMarina et le jardin public, qui porte lemême nom, sont les promenades favo-rites; les orangers et les citronniers ,trop jeunes encore, n’y répandent pas

assez d’ombre. Des bassins nourrissentdes plantes aquatiques, des volièresouvertes contiennent des oiseaux pri-vés dont le ramage égaie les prome-neurs. Le jardin botanique est tenuavec le plus grand soin; le monumentqui s’élève au milieu est un pastiched’architecture messidore, qui passaitpour grecque en F rance l’an X de la ré-publique. Il est dans le style de la ruedes Colonnes et de la barrière de laChopinette. M. Dufourny a donné àPalerme une bien mauvaise idée denotre goût dans l’art de bâtir. Les ar-tistes verront avec plus d’intérêt lafontaine du Préteur, au milieu de laplace du Sénat, les églises de YAn-gelo custode, de Saint-Joseph, deYOlwella , de Saint-Tite et surtoutcelle de Saint-Simon ou de la Marto-rana; l’architecture de cette dernièreest une heureuse combinaison des sty-les grec du bas-empire, arabe et nor-mand. On y admire une richessesurprenante de marbres précieux, etd’ailleurs quel est le Français qui ne lavisitera pas s’il sait que sous sesvoûtes, en 1 ig3 , se réunit la noblessesicilienne pour prêter serment à Pierred’Aragon de terminer cette terriblerévolution, dont le signal avait étédonné par la cloche des vêpres si tris-tement célèbres ?

Le palais de Butera - Wilding estle plus bel édifice particulier de Pa-lerme ; ses magnifiques appartemensmeublés avec un luxe et une recherchedignes d’un souverain, ses vastes pro-menades qui rivalisent avantageuse-ment avec la Marina. La villa Wildingenrichie de tout ce que l’opulenceéclairée peut rassembler, est un jardinanglais dessiné avec goût, où les pro-ductions des climats les plus éloignéssont étonnées de se trouver réunies etse reproduisent sur le même sol à ciel