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Tome premier.
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VOYAGE riTTOÏlESQUE

mère. Lorsqu’un de ces animaux meurt, lesautres témoignent de la tristesse et couvrent soncorps de feuillage. Un orang, ajoute ce voya-geur , enleva un de mes négrillons, qui vécutplusieurs semaines parmi ces animaux sansqu’ils lui fissent aucun mal. » Un certain La-brosse cité par Buffon va plus loin encore : « Ilavait, dit notre naturaliste, connu à Loangoune négresse qui, enlevée parde grands singes,demeura trois ans avec eux dans les forêts, oùils l’avaient logée dans une hutte de feuillage,et cette négresse n’avait eu qu’à se louer desbons traitemens qu’elle reçut. »

Les femelles des champanzées aiment pas-sionnément leurs petits ; il paraît qu’elles n’enportent qu’un à la fois durant sept à neuf mois.L’édueaiion dure, dit-on , une ou deux années.Quant à la longueur de la vie, dans l’état sau-vage , rien de précis ne peut être avancé là-dessus. Naturellement omnivores, ces animauxcueillent de tous les fruits, recherchent les œufsd’oiseaux sur les arbres et dans les buissons,donnent la chasse aux grenouilles dont ils sontIrès-friands, et se nourrissent encore de lima-çons, de mollusques et d’huîtres.

Dans l’état de servitude , les orangs sontdociles, imitateurs, intelligens, affectueux en-vers ceux qui les soignent. Leur humeur estdouce et grave ; leurs habitudes sont propres etsociables. Ceux que l’on a pu observer avaient lesmêmes caractères ; ils mangeaient volontiers detout ce que nous mangeons : du lait, des légumes,des friandises, de la viande même ; l’un aimait levin de Malaga, l’autre débouchait une bouteilleet se curait les dents. Tous préféraient boiredans un verre que laper; ils se lavaient et s’es-suyaient les mains avec une serviette ; faisaientleurs lits, mettaient au soleil leurs oreillers etleurs couvertures; reposaient avec plaisir sui-des matelas et sur des coussins; servaient àtable, portaient du bois et de l’eau avec la plusgrande docilité et sur l’ordre du maître.

L’espèce de l’orang roux n’est pas la seule quel’on trouve à Sumatra : on y rencontre aussi lesimiang ( Hylobates syndactilus) qu’Alfred Du-vaucel a reconnu et bien décrit. Il s’y tient,suivant ce naturaliste, en troupes nombreuses,que semblent commander quelques individusplus forts et plus agiles que les autres. Un criépouvantable au lever et au coucher du soleiltrahit le camp de ces animaux, qui sont déjàune espèce dégénérée des orangs,race maussadeet stupide, résignée comme le chien et commel’esclave.

Un autre animal particulier à Sumatra est

le buffle ou carbou, qui y a été dressé P° ^une foule de travaux domestiques. Le bulsur le cou et sur les épaules cette protuber 3 ^charnue qui caractérise le zebou; ses j a,nsont plus courtes que celles du bœuf, seS j ebots plus grands; ses cornes,sont posées * ur ^plan de devant de la tête ; la queue petd e ^ itermine par un faisceau de soies. Laporto son petit neuf mois; elle le charg e 5 fl , |son dos quand il faut traverser une rivière JYjfonde. Le mâle, dans l’état sauvage, se

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contre tous les animaux féroces, même cord 1

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tigre. Comme les buffles marchent par tr , cleur défense au moment du péril est cofl e Ç jIls se rangent en bataille contre l’ennemi> ^présentent un mur de têtes et de corn® 5 ’l’éventrent quand il persiste dans l’att®^

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Parfois, dans un mouvement régulier clc rct’“ |,ils rompent au galop et vont se reformer à fl if ,que distance de là , jusqu’à ce qu’ils soieid tvenus à la forêt qui les abrite. Nulle év°^ l . ( tmilitaire n’est, en ce cas, mieux rombir* 00 ^plus précise que la leur. Le grand plu' 61 ^;buffle est de se rouler dans un étang b* 11 » j e ,il se revêt d’une couche argileuse qui, <b ,r ple rend insensible à la piqûre des insecte s ' ,,buffle domestique sert au charroi et au s,

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rage. Il travaille lentement mais avecmalgré sa’ force apparente , il ne ^ jj<pas à une fatigue exagérée : la moindre m a (5 il’abat et l’emporte. Le lait de la fem e * Jeexcellent ; il fournit le seul beurre à l ’ 115 '* 3

la contrée.

Le catalogue, des oiseaux qui liabi teI1 pfforêts de Sumatra serait long à dress eï "^ e j[c svariétés les plus éclatantes et les pl uS Jifs’y produisent. Le faisan y est de y/rare beauté, plus gros que le faisan p>d’un plumage plus saillant et pluspoules d’Inde y abondent ; elles attel ypi (idans le midi de l’île une hauteur extram c t l l ‘comme celles de Banlam. L 'ArdeaBengale se retrouve dans le royaume d ebang. L’angang ou oiseau - rhinocéros »nommé d’une espèce de corne qu’il V° l ^la tête, ne semble pas encore bien clales naturalistes : par ses caractères,appartenir à la famille des casoars. b c , i 1espèces d’oiseaux sont celles du cont * 1

dieu. lcp l, ’ ? i'

Les reptiles fourmillent à Sumatra ; 1 |iif (grand alligator des rivières qui dévot e ^mes jusqu’aux lézards qui infestent ^

et courent sur le plafond des appai' ul ^ J :caméléon et le lézard volant se mou 1 - 1

V*