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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

caractères pegouans ou nions, une inscriptiondont chaque lettre a pour le moins un poucede longueur.

Quelques heures de jusant rapide nous con-duisirent de là à Pak-Nam et aux bouches dufleuve. De ce point, la vue la plus animée sedéroula devant nous. La mer qui mourait enangle aigu dans le fond du golfe, les hautesmontagnes de l’est, les landes marécageusesde l’ouest, tout cela mêlé de barques qui re-montaient ou descendaient, de caravanes ise croisaient sur la rive , d’arbres verts etélancés, d’oiseaux de terre et de mer bruis-sant au milieu d’un paysage silencieux , toutcet ensemble de rumeurs et de calme, d’eau etde verdure, ravissait le regard blasé par le mo-notone aspect des contrées intérieures. Le seulinconvénient de cette station était dans les lé-gions de dévorans moustiques qui ne nous lais-saient reposer ni jour ni nuit.

L’air du large chassa ces myriades d’insectes :nous vînmes mouiller devant les îles Si-Changque les anciens navigateurs ont nommées les îleshollandaises. Elles sont au nombre de huit,dont la plus étendue peut avoir un mille dans saplus grande largeur. Leurs côtes sont en géné-ral acores et rocailleuses , avec de petites cri-ques sablonneuses çà et là. A part quelques cimespelées, ce territoire est couvert de bois : le rocde formation primitive consiste en granit,mêlé de blocs quartzeux et recouverts d’unecouche calcaire, sur laquelle se trouve le sol vé-gétal. La montagne offre dans ses anfractuo-sités de fantastiques cristallisations de stalac-tites et de stalagmites. Les seuls quadrupèdesque l’on y trouve sont une grosse espèce de ratet un petit écureuil qui a tout au plus un piedde long. La population des îles Si-Chang seborne à quelques familles de Chinois ou de Sia-mois qui cultivent des lambeaux de terrain lit-toral. C’est sur celte île qu’un botaniste anglais ,M. Finlayson, trouva un énorme yam, dont latige rampante , grosse à peine comme une plu-me, s’élève du milieu des terrains les plus ari-des, avec ses racines presqu’à découvert, couvreles arbres de ses branches et de ses feuilles , etprojet e de telles masses d’excroissances tuber-culeuses, que l’une d’elles pesait 440 livres etavait neuf pieds et demie de circonférence.

Les vents périodiques de ces mers étant plu-tôt contraires que favorables à notre roule,nous nous tînmes en vue des cotes qui nousenvoyaient leur brise. Nous doublâmes ainsi lecap Lyant au - delà duquel l’O. S. O. devenutraversier nous permit de faire bonne route.

ver*

Le 9 août, nous nous trouvâmes par l etr pj,u-d’une île que les Cochinchinois nommentKok, les Siamois Koh-Dud , et les K- 2 * 11 ^jiens Koh-Trol, évidemment le Quattro „anciennes cartes. Elle offre , en général > ,

côte abrupte et bien acore, des terrains ^raux peuplés de quelques Cochinchinois p;montagnes intérieures couvertes de fo*’ e * s ‘ ^lendemain, parut devant nous un singn^jcchipel composé d’une île principale, autü ,.j 0 |S'laquelle s’échelonnent une vingtaine ^ 1 ^C’est le groupe appelé sur les cartesThrou, ou plus correctement Hon-co-T*' e- p|jile il août, le patron chinois signala c l

et le cap de Kambodje, pointe sablonn e ^Jfbasse, angle avancé, dont l’un des côtés r e j> ^la mer de Chine , l’autre le golfe de t (,Poulo-Ubi est une île escarpée et verd°J ^où deux ou trois familles de Cochinchm° |Stivent des champs de maïs, et vende** 1ques cochons aux bâtimens de relâcl* e ^j|ice havre. M. Crawfurd, qui y descendit et* £e<y trouva un petit temple dédié à ôla- c ^ tI -ciespèce d’Àmphitrite chinoise. Un vieux P^, 3 ji lcolon depuis vingt ans, était le seul des s e fde cette divinité. Une foule de petits n°tourent Poulo-Ubi, et se lient aux gr° u Pbordent tout le côté oriêntal du golfe.

La pointe de Kambodje une fois jcii 1 'nous donnâmes dans la mer de Chine .que passa presque en vue des îlots ou pj u ^écueils que l’on nomme les Frères, et l a ' s5 j, üt )^ber l’ancre le lendemain dans la baie deCondor, dont l’aspect est triste, mais v^V.

Un amphithéâtre de rochers à pic la ter* 1 t Je*sud et à l’ouest; mais le nord et l’est

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différentes. Là, sur une rive sablonUvoient encore les ruines d’une facto* e \ i l

abris nombreux derrière six îlots de g* aI

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glaise. Ce sont des fondations de fo*’C ^bris de poteries et des douelles à demi'P^Déjà pourtant cent trente années ont p'

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le désastreux événement. Ce même

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colons, que la révolte d’une garnis 0 * 1kassars chassa de Poulo - Condor, a* fitsur le littoral de Bornéo le compt°* r ^ pA* 1 }jermassin, et y fut massacré en g raIlt jjc ‘par les naturels des Célèbes Anglais . Un essai deles Français

la

colonisation > ‘^ ( ,j||d

n’eut-pas un résulta* V 1 ’ 1 'Aujourd’hui Pile n’est peuplee q** c ,,

chinois. poid

Le groupe connu sous le nom n fg(î5dor se compose de douze îlt s de d’ v ^ gdeurs. Onze d’entre elles sont plut ot