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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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11 e écrite d’être remarquée, longue deCûftrf milles et R r a e de quatre. Le nom desing u li S '^ n ^ le eu malais calebasse, et il estc t (j e |^ r de trouver aux portes du Kambodjel«is e ^°chinchine une île d’appellation ma-là ^ ans doute, en des temps anciens, c’étaitI>r 0s ^ e P a ire de pirates, une station d’où lesl *id ri , .& ra nd archipel rançonnaient le littoralI^^mois. 1

<V<*t général du groupe a quelque chosekrt 0li t et sauvage.Le terrain, coupé presque^U te(ir en précipice , s’élève brusquement à uneS sle r quinze cents pieds; il est nu dansl’ttUt re S enc lr°it s contre lesquels sévit l’une ouv^° USSon ’ ma * s partout ailleurs il se pareL e Station riche et vigoureuse.

Co ttip te a & e situé au fond de la grande baie

h’ois cents habitans à peu près. C’est lePopu^d de l’île qui en a trois, et dont la

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totale s’élève, d’après le rapport des^t la | les i à 800 Cochinchinois. Une visite àlfll pr e U . re l s nous permit de rectifier les faussesimitée US C l ue des vpy a S es anciens ont ac-^e flt j Sur leur compte. Leurs mœurs nous pa-Hab it ° üc es, confiantes et hospitalières. IlsPas, comme on l’a écrit, un paysti e ni* rien C ^ ez eux ne dénote ni la souf-111 m isère. Leurs habitations , cons-t é Pap U n ' Veau du sol, sont à l’abri de l’huini-r ^ a nature sèche et sablonneuse du> % i- cl “ lla t, quoique inégal et pluvieux,^‘‘té et j P as malsain, à en juger par l’air deh . ^fes 6 P° rce des insulaires. Les principaless 0 '*tl e COlls istent en maïs, en légumes et en

V 'aie C ° C0 ' «aïs ces produits territoriaux ne^ s Uh>,i. ^ as aux colons de Poulo-Condor s’ils

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V 36 S ' IU P ar des approvisionnemens ve-

' habiles pêcheurs, les naturels(j n der au continent du riz et des toiles

ç^ies ^ de leur poisson salé, de leurs liolo-, !( | tr épangs, et de leurs tortues. Ils

m 0t aut e aüSs i une espèce de résine rousse,d^ COml nis tible, d’un fort bel arbre quil'^dor. p, 1 ,* ^ es gorges montagneuses de Poulo-Spi ^ est gouvernée par un chef dont

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: c ünK; :>le ell ’e indépendante de la supré-

Cliuoise -statn

a r>. ‘■"Hou dans la baie de Poulo-Condores Dy e s heures à peine, au bout des-

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a peine, —-

etïe souque s’ébranla de nouveau pour,%c f|a Ca P Saint-Jacques. A sa pointe, unei a ' S acc °sta, portant un mandarin, petitt^'àr es U!l allures vertes et fringantes, aux«ttç ^ 8 r acie Uses et p ol - es _ n vena it recon-a Vire et lui signer un passeport pour

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qu’il fût admis dans la rade deKandyu. Kandyu'est le port de mer de Saigong , capitale dmKambodje cochinchinois ou Cochinchine méri-dionale. Sa position seule donne quelque im- 1portance à ce village, où réside un mandarinsupérieur. Malgré la misère du lieu, il nous futpossible de distinguer, au premier aspect, unpays plus civilisé que. le royaume de Siam. Lesemployés du gouvernement étaient tous vêtusde longues robes de soie, unies ou mouchetées,avec des coiffures qui affectaient déjà la formechinoise. Ils étaient gais , causeurs , honnêtes ,spirituels. Quand nous descendîmes à terre,on n’eut pas l’air, comme à BanckocJt, de nousregarder comme des animaux curieux. Ce futau contraire de la part des naturels un assautde prévenances à notre égard. Us se disputaientà qui nous servirait de guide.

Kandyu est un point si insignifiant qu’uncoup-d’œil suffit pour le voir tout entier. Il estbâti sur une anse au confluent de la rivière deSaigong. Deux mille habitans, pêcheurs pour laplupart, habitent cette bourgade. Les seuls édi-fices remarquables sont deux temples situés àun mille de là. Le plus beau des deux, bâti enchaux et en briques, avait une toiture de tuilesrouges , et portait sur sa crête une figuration debarques terminées par des poissons monstrueux(Pl XXVIII—’4). Deux chambres composaientcet édifice. Dans la première s’élevait un autelsurmonté de deux cigognes qui se regardaientl’une l’autre. La seconde, qui contenait desespèces de mausolées , portail sur sesunurs despeintures de tigres, de poissons, de dragons etd’autres animaux fantastiques. Rien dans toutcela , sculptures ou dessins, ne ressemblait à desobjets du culte. On nous dit que ces sallesétaient consacrées par les habitans de Kandyuaux monstres marins protecteurs de leur pêche.

Au retour de cette excursion , nous rencon-trâmes sur la route trois prêtres, sans doute lesdesservans de ces temples. Celui qui était entête, évidemment supérieur aux deux autres,portait une ample robe aux manches pendantessur une chemise qui descendait jusqu’à terre; ilavait des pantoufles recourbées à la pointe etun bonnet qui se terminait en arête. Ses deuxacolytes marchaient derrière lui respectueuse-ment, les cheveux ras, la tête nue, affubléstous les deux de longues robes. L’un tenait lelivre saint et un bâ.on, l’autre une fleur dansune espèce de tube de verre (Pl. XXVIII-—. 5).

Je n’aurais eu qu’à glaner dans ce petit villagedu Kambodje, sans les souvenirs qu’y avaitlaissés l’infructueuse, mais piquante ambassade