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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

coto n ï ,

Uw ’ a larges manches, croisées jusqu’auViu e n> aux pantalons tombant jusqu’à la che-su r tUl 'bans qui retiennent leurs cheveuxte Co | e ' e > e t aux pieds chaussés de pantouflesho„n n rbées ( I>L - XXVII — 2). Le costume desle® (J -. e ? ' a naème classe reproduit fidèlement^ er Hi' S ce ' u * c ' es femmes. Quelquefois cesgu e$ Cres laissent pendre leurs cheveux en lon-bw fesses qui touchent presque la terre , ou

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Cl * es ' es massent dans un énorme chignontbe v « ar Un peigne au sommet de la

COlll'Ie , F 1- y-l’llfï M‘.

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tète. Les

■ courts sont la marque d’un état infime.

a 0x hommes, leur coiffure est tantôt unn ° ïr en forme de turban, tantôt un cha-ç ° U o* 1 bonnet dont la forme varie, mais qui^ n é toujours de manière à mettre le vi-l^’ils a ^ r ' du soleil- C’est dans ce but encorep S ? servent de larges plumes, ou d’ombrellesKC T fort ’ ou d’éventails de palmier et de’bes. F ‘ ^ a ns les classes laborieuses, les costu-ca l cu lés de manière à ne pas gêner laPtiipl e aes mouvemeus. Ainsi, les femmes du

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vont à la pêche ou qui travaillentC ^ e ǰU />* l2l ® les » n’ont pour se couvrir qu’unl| *i s sant au genou et une toile qui leurs ? rvi elte sur le sein (Pl. XXVII — 4).N'te ^°' s elles endossent une espèce de tu-^ reltjy , c °Uot et chaussent des sandales platesp>l 3 i>^ es a >t-dessus du sol, comme on en porte^Ut -1 U P e l malais : enfin la chemise courte,^‘Plèt ° u a mi-jambe et le mouchoir en turbani‘ rj Pm a ; tIlt les variétés des divers accoutremensCe ' r . es ( p L. XXVII — 4).

^deg 1 c ° nsl ituait le trait le plus caractéristi-^it^orels qui passaient sous nos yeux,hK* ^‘Propreté au-dessus de toute des-Q* e| U v - Uls vêtemens en lambeaux sent-^ c bi llc ^! Va os d’insectes vermineux, que leslllQ i s > hommes ou femmes, regardent. ^* r ait Ile b'iaiidise. Un goût aussi révoltantrh Ss ‘ a u b’° Ur éloigner tout Européen d’une% s ‘ c °chinchin D 01 se,

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si de grosses lèvres,une salive rougie par le bétel, et

Pi - ae <Us . \ — ,uu ôfy^Vam °. lrcies à l’aide u’acides, étaient des

atl fs nnpuissans. La figuie de ces 1v pendant quelque expresston de don

K À et 'es formes de leur corps ne raanC1bats 6 s °uplesse et de grâce. Quant auxV l( ù et grêles , avec le nez epate, cmPw C ° m, ne le Chinois, le terni cuivie

O* sa '" a nles, ils ottt pourtant sur le v -<^ c expre 8s i°n de bienveillance, sut tout

Mèl cla ssesinf' •

h, e *es t s ntlerteuresa --

^°Uts^ ta f°ule tumultueuse et bizarre,lVl °ns l’étude de leurs mœurs,

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de leurs habits et de leur langage, quand lalplus étrange apostrophe nous arracha à ce eu*-rieux examen. « Bonjour, Messieurs! » dit unevoix à l’accent évidemment gascon . Norberg'fit un bond malgré lui, et par un mouvementirrésistible : « Il pousse donc des Français par-'tout! sécria-t-il.—Oui, Monsieur, répliqua l’in-^lerlocuteur, et à votre service. » C’était unpetit homme, vêtu à la eochinchinoise, et brun!comme un Maure; il fixait sur nous un œil in-telligent et rusé. Nous sûmes bientôt que, né àBordeaux, il était venu fort jeune dans l’Inde ,et qu’il habitait Touranne depuis quinze ans. CeBordelais , à l’heure actuelle, était une autoritédans toute la contrée; il m’offrit ses services desi bon cœur que je les acceptai pour moi et pourNorberg. « Vous arrivez bien à propos, nousdit-il, c’est aujourd’hui grande fête dans le pays ;nos mandarins ont un gala, vous en serez! »Nous voulûmes en vain nous excuser ; il nousentraîna.

Le logement de ces dignitaires de Touranneétait à une petite distance du village. Le cheminqui y conduisait le long de la baie était seméde cases de naturels , consistant presque toutesen quatre murailles de terre, recouvertes enfeuilles de palmier ou en chaume. Bi ntôt nousparvînmes à un hameau d’où l’on découvraitles maisons de Touranne groupées sur leur pe-tite presqu’île, et plus loin les mâts desjonquesqui semblaient sortir de la rade (Pl. XXVI—4).

Dans cet endroiL, la route , tournant sur ladroite , donna dans une avenue plantée debeaux arbres, qui aboutissaient à deux loge*mens plus vastes et mieux ordonnés qu’aucunde ceux que nous avions aperçus jusqu’alors.C’était la résidence des deux mandarins, l’uncivil, l’autre militaire. Nous les vîmes bientôtarriver vers nous. Le premier portait sur la têtele bonnet de grand mandarin, espèce de calottenoire, ornée par-devant d’une plaque d’or, lon-gue de plusieurs pouces. Sur cette plaque figu-rait le nom de l’empereur en caractères chinois.La calotte se trouvait garnie de chaque côtéd’une aile de neuf pouces environ de hauteur,beaucoup plus large à son extrémité qu’à sabase et faite de gaze noire, tendue sur un fil delaiton. Une robe de soie verte brochée et à des-sins, un pantalon de soie rouge et des babou-ches formaient le reste de son costume. Chez lemandarin militaire, la coupe du velement diffé-rait peu : seulement la robe était de soie unie,et la calotte, au lieu d’ailes de moulin, portaitun ornement latéral en fil de laiton qui affectaitles formes d’un bois de cerf, tandis qu’une es-

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