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AUTOUR DU MONDE.
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le ^ ? S ' christianisme s’y naturalisa commesa^ IOln êiisrne l’avait fait, sans froissement,sans martyre. Il y a plus :à cettg C ' la< ï ue expédition espagnole comptaitr( ‘li S il! P0C } Ue deux autorités distinctes, l’unel’cp Use > l’autre politique, celle qui dominaitfut 3, C ’. Cede par qui tout se faisait en Europe ,>Ufl u SSs * la plus forte , la plus active, la plusd: ms les Indes. On convertit, on évan-Oiatg . peuplades avant de leur enseigner leMutôj 6 notre civilisation ; on créa des cures}) e rça on n’organisa des districts,la gal Ce s y st ème il résulta que les populationsl^tit p ’ Com me presque toutes celles qui habi-“° n ’ dev l nrent espagnoles à demi, cars Urf 5çç re %ieuse est un fait qui n’agit pas à laN ni ais qui creuse lentement et ne s’efface^8tV ,CS '^Nènes prirent de leurs vainqueurs^ Sojj'î'f ’ I e sang-froid, l’apathie, l’intelligence,c r ‘N comme ils en avaient pris le culte,Nonces et les rites. Le physique même seWg e de la conquête, soit par suite d’un mé-Sail g> soit même par de simples modi-hygiéniques. Quoique le Tagal ait quel-; t . itères du type malais , qu’il soit, commet /’l)r,i |rf l \ a ' rc -‘s de Java et de Sumatra , de tailleGt nerveusc > avec 1° front bas, le nezCs < S Pommettes saillantes, la bouche large,6üx noirs , le teint cuivré , qui distin-ct Ce [ l e race océanienne ; il y a dans sonS \%s' C c * lose de noble et de hardi, dans'Jiij j e J ! 0, ‘omi c un je ne sais quoi d’avenant111 en dehors de toute assimilation.des d ' a s a ^ s c I ue nous rencontrâmes^ chapeau de feutre ; mais sur la
| P et it nombre d’autres nous remar-JNll„ '«kcol, coiffure à larges bords faite
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ce '. ess ^ e en cône , et finissant par une
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aussi tantôt en cuivre, tantôt en
C i* , 7 uacot sert d’autres fois pour la guerre :
..^'acots
i| S|| jetti s e ^ Ieurem cnt de petites bandes de fer etW
A- So «s le menton”par de"fortes courroies,^ r * ll sc l'effet des armes tranchante -
Nation de natifs, disséminée dansN semblait être pour quelque chose dan< lVUé « Sans sa iichesse. Id le long desVS ^gables des bateaux étaient remoi-V J’hommes de peine, et bientôt leursextraites de la cale s'empilaient b,Ni et Relies entrepôts- Ailleurs. 1 ® cha -
maniait la hache au » dieu d ™Nib>. ’ e . 1 des squelettes de navire, aVe Ç ■
? s a ]our, témoignaient (l’une cei
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Uu forgeron indigène assouplis-
l \r.^ le P ou r Us constructions mariti-
sait le fer ; un vannier tordait le rotin ; un cor.royeur tannait le cuir ; un tisserand fabriquaitdes pièces de toile avec des écorces filamen-teuses. Partout nos métiers d’Europe avaientdes copistes intelligens et exacts.
Dans toutes les cases où nous entrâmes, l’ac-cueil le plus cordial nous fut fait. La svelte etvive Tagale aux yeux noirs, aux cheveux coquet-tement massés, à la figure gracieuse, se levaitpromptement pour recevoir de son mieux deshôtes européens : elle laissait là le riz qu’ellebattait, oubliait les soins du ménage pour nousoffrir à boire et à manger. Quand la familleétait à table, on nous forçait presque à nousasseoir et à partager le repas commun. Du rizau piment, du poisson, des légumes, des ca-nards pour les plus riches , tel était l’ordinairedes ménages tagals. L’eau nous parut être leurseule boisson, quoiqu’ils soient passionnés pourles liqueurs fortes. Ce qui nous frappa le plusdans ces visites, ce fut d’énormes carottes detabac, à l’usage de toute la famille et que chacundes membres fumait à son tour. Il en était dansle nombre de si prodigieuses, qu’elles devaientdurer pendant plusieurs semaines. Ces carottesde tabac sont des meubles de maison , destinésà occuper les loisirs des femmes tagales. Ellesfurent l’occasion d’une plaisanterie publiqueque les matelots d’une frégate française jouè-rent il y a quelques années aux fumeuses indi-gènes. Un immense cigarre, long de plusieurspieds, gros en proportion, fut fabriqué et ar-rangé par eux pour cette scène de carnaval.Quand il fut prêt, une marche processionnelleeut lieu dans les faubourgs : trois hommes por-taient , en simulant de grands efforts, le colos-sal cigarre allumé d’un bout, tandis qu’à l’autrebout un matelot, habillé en Tagale, avec lecambaye et le tapis sur les reins, faisait semblantd’aspirer la machine, et renvoyait dans l’air destorrens de fumée. Les natifs rirent de la masca-rade ; mais leurs femmes s’en fâchèrent, et peus’en fallut qu’il ne survînt une émeute parmi cesfumeuses courroucées.
Doué de qualités plutôt inertes qu’actives , leTagal a un défaut qui les absorbe et les dominetoutes, celui du jeu. Comme la civilisation euro-péenne ne lui a pas encore appris ses raffine-rnens en ce genre, sa passion de joueur se con-centre dans les combats de coqs, qui donnentlieu à des paris effrénés. Il faut voir en de pa-reilles occasions combien ces visages ternes etgraves s’animent, se décomposent, se crispent,s’exaltent. Sur notre route au travers de Bi-çlondo, vingt arènes où de malheureux coqs