AUTOUR DU MONDE.
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^téressée ; nous ne la laisserions pas mar-brider à prix d’or ! Pourquoi nous quitter siPourquoi se hâter? Est-ce pour allerj^l Ul ’ir sous les flèches d’insulaires moins socia-- , es que nous? As-tu peur d’arriver trop tardj cuisine des Cannibales ? Reste à Liou-Tclieou,^Pcudent, daus cette île où tout est bonté,C( .^ Vet é, affection, bonheur! Reste; l'île a cn-c assez de riz pour te nourrir, assez de thé* te satisfaire. Reste, les mers sont ora-ü ses et j es terres ingrates! Quand on pose lepi ^ s ur un sol de paix, c’est folie que d’aller
Y loill! ”
le s ° l ' a quelles poétiques plaintes je lisais dansIsards de mon hôte et de sa femme. Du meil-J leur ame, ils eussent voulu me retenir,p^’ Ue mon côté, je cherchais à leur répondreexpression de mes regrets et de ma recoina Uce. Mais des soins , des désirs impérieux(l^Peiaient ailleurs. Bientôt la nouvelle de mon1 a yant circulé duns la ville, je vis arriver^°uii toutes mes connaissances de Napa-o>Oukoina, Madera, An-Nyah, et jusqu’auV ai 'iu Oung-Chou. Il fallut s’attabler avecfo rCe UVa *U de descendre vers le port, et avalerVoj^ Ve rres de chazzi, à l’intention de mon
^irJ eUre approchait cependant, et Tcliaou-le patron de la jonque, vint
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e souvenir. Quand il eut paru, Kami
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a de lui et lui versa à boire. On eût dit
^ i^° ü ^ a it l’étourdir , lui faire oublier son rôle
! Ss e °^ s commença la scène d’adieux. Mon hô-
ty eutor - Mais le cliazzl > le lhé > les r ji u es ’. ne
tt^J^rien sur le vieux marin. Il fut inflexibleY| ltl u le signal de la retraite.
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Pfés e a PP r ocha de moi toute pleurante, et meKt^Aut un camesachi d’or, l’aiguille qu’ellefl ^habitude dans ses cheveux, elle me^ garder en souvenir de mes amis deViq C le °u. Je l’acceptai, mais j’exigeai qu’elle%î|, e etl échange une petite montre avec saA tojj Q Ua, td je lui passai ce cadeau autoure fis g Crus qu’elle deviendrait folle de joie.Nvi v UCor c quelques petits présens à tous lesfloi» de leur côté, se dépouillèrent
q * ti e 0,1 ner une foule de bagatelles. Komir Sa H»i° U Ul r * en » le pauvre garçon ne savaititi V s 'doter.
tiQu s sortîmes de chez lui, une foulep> 0 « a it rassemblée sur le môle, tant à0* Voi r 6 ^ a PPareillage d’une jonque, que!r un Européen dont le séjour
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s ’iadque bruit. Les spectateurs se grou-U| “°tve rouie avec un tel ordre qu’on
aurait cru assister à une revue. Sur le premierrang figuraient les enfans presque tous à ge-noux; le second se composait d’adolescens ac-croupis, et de femmes à peu près de la mêmetaille; puis venaient les hommes, les premierscourbant un peu la tète, les autres se dressantsur la pointe des pieds; enfin le dernier rangs’était hissé sur des pierres et des éminences ,de sorte que sans trouble, sans confusion, sansquerelles , tout le monde pouvait voir. Le plusprofond silence régnait dans cette foule ; seule-ment, quand je passai, les insulaires me disaientadieu, et me prodiguaient les gestes les plusaffectueux.
Je connaissais assez Napa-Kiang pour ne pasm’étonner de ce spectacle. Je répondis aux sa-luts par des saluts , aux adieux par des adieux.Une seule chose me frappa au milieu de cetteaffluence ; ce fut un groupe immobile au mi-lieu de tant de groupes agités , un groupe dontle costume différait entièrement de celui des in-sulaires de Liou-Tcheou. Il se composait d’unevingtaine d’hommes qui semblaient comme cam-pés sur la grève. « Quels sont ces gens-là?demandai je à Komi. — Non pas hommes deLiou-Tcheou, me dit-il, mais de Corée : étran-gers, étrangers, ajouta-t-il. » Ces matelots co-réens appartenaient évidemment à quelquejonque qui stationnait alors dans le port deNapa-Kiang. L’un d’entre eux, le capitainesans doute, assis par terre sur une natte, dégus-tait en ce moment une lasse de thé. Son cos-tume consistait en une robe bleu-clair à largesmanches, retenue autour du corps par une cein-ture de peau de buffle. Il portait sur la tête ungrand chapeau qui n’avait pas moins de cinq àsix pieds de circonférence et qui était fait dequelque matière ressemblant assez à du crinvernissé. La cavité pour recevoir la tête des-cendait au-dessous des bords. Sa chaussureétait recourbée aux extrémités comme celle desTurcs ; il tenait à la main un bâton noir entouréd’un cordon de soie. Ce costume étrange pro-duisait d’autant plus d’effet que celui qui le por-tait avait une vénérable et grave figure, avecune barbe d’une blancheur éclatante, dont lespoils luisans et peignés chatoyaient sur sa poi-trine (Pl. XLIV—4). Les personnes de sa suitesemblaient être les uns des marins , les autresdes militaires ; car la jonque mouillée dans leport était une jonque de guerre. L un des offi-ciers tenait au-dessus de la tete de son chef unparasol orné de rubans qui flottaient. Les sim-ples soldats se reconnaissaient au chapeaupointu et à un costume qu’on peut comparer