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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

1er un observateur dont l’opinion doit avoirde l’autorité, M. Klaproth.

« Cette race d’hommes, dit-il, au premiercoup-d’œil, ressemble beaucoup aux Chinois par la figure et par l’extérieur; mais, en exami-nant soigneusement leurs traits caractéristiqueset en les comparant avec ceux de ce peuple, ons’aperçoit aisément de la différence qui existeentre eux; j’ai fait moi-même cet essai à la fron-tière des empires russe et chinois, où j’ai ren-contré en même temps des individus des deuxnations. Les yeux des Japonais , quoique placéspresque aussi obliquement que ceux des Chinois,sont cependant plus larges prèsdunrz, et lapaupière paraît être comme relevée, quand elleest ouverte. La chevelure des Japonais n’est pasuniformément noire; elle est plutôt d’une teintebrune foncée. Dans les enfans au-dessous dedouze ans, e le offre toutes les nuances, mêmecelle du lin: on trouve aussi des personnes quiont les cheveux entièrement noirs, et presquecrépus , avec les yeux obliques , et la peau très-noire. A une certaine distance, le teint des gensde la classe inférieure parait jaune, à peu prèscomme la couleur du fromage; celui des habi-tans des villes varie suivant leur manière devivre; et dans les palais des grands, on voit sou-vent des femmes chez lesquelles il est aussiblanc et qui ont les joues aussi colorées que lesEuropéennes. D’un autre côté, les vagabonds er-rans sur le grand chemin ont la peau d’uneteinte qui tient le milieu entre celle du cuivre etcelle de la terre brune. C’est là le teint généraldes paysans japonais, notamment pour les par-ties de leur corps qui sont exposées à l’actiondu soleil,

» L’origine distincte des Chinois et des Ja-ponais est complètement établie par la languedes derniers qui, pour les racines , diffère tota-lement de celle de tous les peuples voisins duJapon . Quoiqu’elle ail adopté un nombre con-sidérable de mots chinois , ceux-ci ne formentpas une partie radicalement intégrante de l’i-diome; ils ont été introduits par des colonieschinoises, et principalement par la littératurechinoise , qui a servi de base à cel'e du Japon .Les radicaux japonais ressemblent aussi peu àceux du coréen, et sont également étrangers àceux de la langue des Aïnos ou Kouriles , quihabitent le Yesso. Enfin le japonais n’a aucuneaffinité avec la langue des Mantchous ou desTongouses , qui occupent la partie du conti-nent de l’Asie opposée au Japon . »

Tel est le sentiment de M. Klaproth , etc’est aussi celui de Malte-Brun , qui voit égale-

ment dans les Japonais des Aborigènes , ° u ^peuples dont l’origine dépasse la naissancel’histoire. « S’ils sont venus du contiuedit-il, ils l’ont quitté avant la formation 1langues. » D’autres ont combattu l’opin 1011ces deux savans ; ils ont, dans quelques *- ra ^communs, dans la tête rasée , les yeux obl 01 ' 5 ^la natte au sommet du crâne, dans une f ° U }de coutumes analogues, dans une civilisa 1 * 0 ' :peu près égale et identique , dans uneparallèle , et roulant sur les mêmes arti csoit de luxe, soit de nécessité; ils ont dan s ^cela , dans toutes ces nuances , vu une s ° ll ^ ]) .commune pour les deux peuples. Les ^ l55 ( | C sblances de types , ils les expliquaient p aloppositions d’hygiène et de température ; l eS |j

férences dans le langage, ils en trouvaitclef dans une langue primitive, perdue p°

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uns, conservée par les autres; dans l’in v ‘manlchoue ; dans un patois, qui peu à P eU ])e ,rait constitué une langue améliorée ; coi» 1 ^.,par exemple, si une colonie de paysan®bretons allait aujourd’hui peupler un arcb*P j() |jportée, s’y civilisait et ennoblissait son c laujourd’hui moins français que du chiu° l5 ’jj-moins rapproché de lui peut-être par èeS ^ ce \eicales. A ces critiques, il a semblé que nl °indéfiniment les races, à cause de c] 11 . tl jjCnuances qui les séparent, c’était marche' |fl -confusion nouvelle dans cette science . gl |,<aphique déjà si embrouillée, qu’il vala' 1grouper que diviser, rattacher que di s rDe tout cela et d'autres preuves pï uS fe-'tieuses à déduire , ils ont conclu que ce ' X (f^mille chinoise, dérivation évidente g $

ment d’autres souches , avait ses cong® 1 * 6

' ^ , 1»,et

type autour d’elle dans cette zone qui P' e>

Japon , passe par la Corée pour tr a f?d aIlS

Chine, et va fondre ses nuances abâtard ie

le Tonquin, la Cochinchine , et jusqu’au 1

siamois. C’était pour eux une race aV eC

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ses altérations et ses modifications, - . $tranchée au milieu d’autres races - s <1°!

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n’ont aucun point d’attache avec les e ( 1

de près ni de loin. Du reste, on peu 1

semblables débats, sans se croire

prendre parti ni pour ni contre.

Comme tout pays du globe, le J a P pfé L f

histoire fabuleuse. Les livres du p a ' x iié f.u

dent que cet archipel fut d’abord g® 1 *^ s u cC ^,t

sept esprits célestes , ou dieux, fi ul

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rent. Les trois premiers de ces ^' e °* reS a v£l '

parleur propre volonté; les quatredes épouses. Les sept esprits cé!e s

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