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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

**‘Vis d e c i n q génies terrestres, dont le pre-^ ler était la fille du soleil, nommée Ten-sio-ou I e grand esprit de la clarté. C’est la^ 1Vl nilé principale qu’on adore au Japon et sur-j a Yzé, où l’on prétend qu’elle réside. Lesa Ponais croient que leurs daïris, ou empereursP'rituels , descendent de Ten-sio-daï-sin , etl 11 ® > par conséquent, leur famille n’est pas d’o-^3*Ue humaine. La dynastie de ces empereurs^ l|; fondée l’an 660 avant notre ère par Zin-h (^ e guerrier spirituel ) ; accouru de l’extré-le occidentale de cet empire, il en fit la con-®te, à l’exception de la partie septentrionaleI *> long-temps après lui, resta occupée para borigènes nommés Yebis.

^ Zin-Mou commence l’histoire chronologi-s e de la contrée. On s’accorde à croire que ce

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Ve i'ain était d’origine chinoise. Il civilisa leet ht reculer peu à peu les races barbares

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'habitaient devant le progrès agricole etCes émigrations de Chinois dans

^^hipel japonais eurent lieu à diverses datesa plusieurs reprises. Les annales chinoises

patent elles-mêmes que, vers l’an 1195 avant' ® S U S

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„ as 'Christ, les habitans de la Chine orientale,

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l| ués par l’empereur Wou-Y, s’embarquè-e U très-grand nombre, hommes , femmeset gagnèrent les îles voisines où ilsq ere nt des colonies. Zin-Mou survint ensuite,(J' a ^ lris doute à la tète d’une armée considérabletitpif tlt uri er s, car on pourrait difficilementp 3 y s comment, seul, il eût pu conquérir le

tçj ’ depuis Zin-Mou, d’autres colons arrivé-' enire autres trois cents couples de jeunesil^ ^ es deux sexes, qui, d’après un récit évi-fepj 1 *® 11 ! allégorique, furent envoyés par l’em-’lë Tsin-chi-liouang-Ti, sous la directionl’îl e ^. l ^ a ~Fouk (Sin-Fou), médecin habile, vers^ j^^ginaire de Fo-raï-Sun, pour y chercherf, joi )( reuva S e de l’immortalité. La chronique5 0a j ^ après avoir vainement cherché l’île et® s °r, cette troupe de Chinois aborda au

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an 209 avant Jésus-Christ . Le conduc-c ®s émigrans mourut sur le mont Fousi-

a, e t comme ü importa dans le pays•* i u - et des sciences qui y étaient inconnus ,<iiv ios read ‘t, après sa mort, les honneurs

figeant de cette histoire la partie fabu-la

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^iniA re ste deux conclusions à en tirer :

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u'estque les habitans actuelsdu Japon ,®n dise Malte-Brun , n’en sont pas les

ist “~“ cs > ° u q»e tout au moins la race qui ya été modifiée et fondue par la colonisationlSe - Ce Zin-Mou , ces trois cents couples ,_

T. I.

ces émigrans d’autres époques, n’ont pu pré-valoir dans ces îles qu’en y paraissant en grandnombre, et il est arrivé là ce qui arrive partout,c’est que les races civilisées ont absorbé les ra-ces barbares. La seconde conclusion à tirer deces faits, c’est la communauté de souche entre lesinsulaires actuels du Japon et les peuples ducontinent chinois. Malgré les dires contraires,ce fait est une conséquence presque incontes-table de la filiation historique. Si les annalesjaponaises disent vrai au sujet de la conquête deZin-Mou , la question d’origine est tranchée.

Quoi qu’il en soit, Zin-Mou paraît être le fon-dateur de cette dynastie japonaise dont les des-cendais ont conservé jusqu’ici la suprématiesph’ituelle. Dans le début, ces souverains cumu-laient toutes les attributions, civiles, politiques,militaires, religieuses ; ils étaient à la fois géné-raux d’armée et pontifes, législateurs et patriar-ches. La constitution japonaise semble à cetteépoque avoir été féodale, et cette forme se trou-vait tellement empreinte dans les lois, qu’elles’est perpétuée jusqu’à nos jours. Le Japon étaitpartagé entre une foule de petits princes, vas-saux de l’empereur, mais indépendants les unsdes autres.

Les descendans de Zin-Mou se maintinrentde la sorte jusque vers la fin du douzième siècle ,souverains presque absolus du Japon . Mais éner-vés peu à peu par une possession pacifique etincontestée, ils laissèrent régner sous leur nomles Koubos , ou séougouns, chefs de leur mi-lice, chargés en même temps du commandementde l’armée. Bientôt ces séougouns devinrent devéritables maires du palais sous des rois fai-néans. Aussi, quand vers 1190 le séougounYoritomo , de la famille des Ghensi, eut, aprèsune longue guerre civile, sauvé le daïri ré-gnant des ambitieuses trames de la famille desFeïke, le chef vainqueur fut nommé généra-lissime et fixa sa résidence à Kama-Koura.

De cette victoire datèrent les empiétemens desséougouns. L’usurpation ne fut achevée qu'auseizième siècle; il y eut alors un souverain no-minal , le daïri ; un souverain réel, le séougoun.La descendance des daïris est, pour les Japo-nais, l’objet d’un culte pieux, consacré par lessiècles. Le daïri qui régnait en 1822 était lecentvingt-unièmesuccesseur de Zin-Mou. Peut-être n’est-ce là qu’une imposture; et le nom dedaïri, qui signifie P intérieur du palais , et la dé-fense faite de désigner l’empereur autrement,sembleraient accuser quelque peu de tricheriedans celte descendance immémoriale. Quant auxséougouns, depuis long-temps ils ne sont plus

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