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VOYAGE PITTORESQUE
le philologue. Entre elles, les seules différencesqui existent sont le livre spécial que chacunesuit, et le nom du docteur qui le fit connaître.Une multitude d’autres nuances religieuses par-tagent encore cette église. La seule qui com-porte quelques détails est l’Ikko-Sio ( la véritableobservance), secte fondée par Sin-ran, disciplede Ghen-ko. Les prêtres qui la suivent for-ment le principal collège religieux. Us passentpour être parens du daïri, marchent la têtegarnie de cheveux , portent deux sabres , et sevêtissent en voyage comme les nobles japonais.Leurs norimons sont semblables à ceux desclasses moyennes ; mais leurs chevaux ont unharnachèment aussi magnifique que ceux desprinces. Us mangent du poisson et de la viande,et s’allient par des mariages aux plus puissantesfamilles du pays. L'ordre est riche , puissant,respecté; il traite avec le séougoun presqued’égal à égal. A l’avènement de l’un de ces sou-verains , quand les prêtres des autres ordresreçoivent de lui une patente, scellée d’un sceauen vermillon , les prêtres d’itski, au contraire,lui présentent un écrit dont le sceau est teint deleur sang, et par le.quel ils s’engagent à luiprêter assistance dans les dangers.
Une secte plus singulière est celle des J anima-' bos (hommes qui dorment dans les montagnes).Ce sont des espèces d’anachorètes auxquels lepeuple attribue une science surnaturelle et le donde magie. Us diffèrent des autres prêtres boud-dhistes, en ce qu’ils se marient et mangent de laviande. Leur vie-se passe en pèlerinage dans leshauts-lieux qui sont réputés saints. Us marchentnu-pieds; mais ils se couvrent d’amples vêtemens.Leur large coiffure en forme de béguin plissé etretombant sur leurs épaules; leurs manches dé-mesurément longues, et une longue écharpedont les bouts viennent se rattacher derrière ledos, leur donnent un aspect bizarre et lourd.(Pl. L. — 2). Les costumes des autres bonzesont des formes plus dégagées. Les uns vont latête rase ; les autres ont le privilège de conserverla petite touffe de cheveux. Tous sont vêtus del’ample robe, qui caractérise tous les prêtresbouddhistes du continent.
Le Japon est littéralement couvert de templesbouddhiques que l’on nomme zi. Le plus grand,le plus beau , est le Fo-ko-zi, dont il a été ques-tion en parlant de Myako, et où se trouve lacolossale statue du grand Bouddha le resplen-dissant. A peu de distance de cet édifice s’élèvela chapelle nommée Mimi-lsouka (la tombe desoreilles). Le nez et les oreilles des Coréens tuésdans une bataille contre Tayko sont enterrés
dans cet endroit. Après la bataille, ce prince Çavait fait saler et envoyer au Japon dansbarils.
Les divinités bouddhiques adorées au Jaf 01 ^sont, outre Bouddha regardé comme slIÏ £,,,prophète, le dieu Amida ou Xaca, et son fd snon. Telles sont au moins les appellations aSsuspectes d’ailleurs, que nous relevons ^ anS oU5anciens livres de voyages. Amida, adore splusieurs formes, l’est principalement sous cecl’un homme à tête de chien ayant un ce 1clans les mains, et montant un cheval a f
2 ). On lui offre des
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têtes ( Pl. XLXIX-,. -- gll
mens dans tous ses temples, et la desserterevient sans doute aux prêtres. De toutesidoles de son fils Canon, ou plus correcte* 11 ^,Kang-Won, la plus belle se trouve ew rase c ,pagne, dans une gorge aride et déserte, s * tU r[Sauprès de Myako. On s’y rend de toutes P‘en pèlerinage pour adorer la statue de Ca 11gigantesque figure 'avec vingt bras arinc 5 mvingt flèches, et sept têtes d’enfant dess 1 ^sur la poitrine. La tête du dieu, sa p° se ’attributs rappellent les monumens boudd! 1,c lde l’Inde (Pl. XLXIX — 3). Un autrede Canon, assez remarquable pour q 111 ,,a'
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cité, est celui qui existe près d’Osakka. ,
ment gracieux, aux toits cannelés et 111 e lpar assises, orné de sculpture extérieur 5 ’ f yientouré de magnifiques jardins. Us est d eS ^ e ,jipar deux cents prêtres, qui ont leur 1°»^dans les attenances da temple (Pl. L —.
Le bouddhisme du Japon semble &* 011 ji'dans ses pratiques une portion desgances du culte bramanique. On rCli e %parmi les indigènes ces mêmes dévoueU’rouches, celte monomanie du suicide reque nous avons rencontrés à Bénarès , ànaut, à Madras, à Pondichéry et Ga ,jS ^j ( S 6l’IIindouslan. Des fanatiques se noientbrûlent, se font écraser en l’honneurU en est qui, scellés dans le roc, y Ilie . lJ £ [ S ^faim ; d’autres qui entreprennent nit'P 1 ^, ^tête découverte les plus longs péler Jll ‘ ,$ 0 *J^poha ses joghis comme l’Inde , eS I , ® C p S téi , i t ^ Jnés qui pratiquent les plus grandes
Ce sont les guides habituels des pèle 1 )' 11grande cérémonie des balances. Voi cl
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elle consiste.
un rocher élancé au milieu des nua-,
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Après une longue course à travers 9
les Japonais qui font le pèlerinage ai ^ f o
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met de ce rocher, les joghis ont di eS sl1 * i»chine qui soutient une large balance , 5 <; Pplateau suspendu au-dessus de 1 a Jl1
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