AUTOUR DU MONDE.
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des
plaines cultivées, des villages populeux ;
L un ruban d’argent qui révélait des récifs,^ Ul ie bande d’azur qui encadrait le tout ; puisr °tte et à gauche de nous, des pics à toute^ ai S uiïles S' rairi ï t i < l ues qui montaient au
p r ’ lc i en cônes, là en pyramides, couverteses que toutes de verdure jusqu’à leur som-> enfin, sur un plan un peu plus éloigné,p^ e suite de crêtes de montagnes formant enq[j .P ec tive une sorte d’arc peu concave quip^’t mourir de chaque côté vers la mer, enQiontoires escarpés et pittoresques. Ces deuxq ut es étaient accompagnées d’ilots et de ro-,j er s détachés qui n’étaient évidemment que/' agmens du bloc primitif. Derrière nousjj , aie nt la vallée que nous avions traversée, lesl^ 18 ’ la maison de Boki, le port d’Hono-Rourou,
■ to ut en miniature, et bordé encore par cetRelise et inévitable Océan,k ut re ces deux perspectives presque sansden S ’ sur cette C1 'ête qui dominait deuxzônesl 0 a hou, les impressions ne s’absorbaient pasdu ÈS ^ ans les choses lointaines. La violence^ v cnt soulevait autour de nous, et nous jetaitd fi Vl ®age par tourbillons, des feuilles, du sable,l’^i Derres même, tandis que, poursuivant dansle s ^ e s cercles rapides et infinis, les pétrels etoiseaux au cri monotone, jouaient^ abîme ou autour de l’aiguille des pics.
1u e e , la * 1 là pourtant, sur cette pointe de roc,cL a ® l ait passé l’épisode le plus saisissant de la6Pe £> uerre ’ Après le combat horrible dontav l° ns naguère parcouru le théâlre, quandf(jj ea *Mea eut taillé en pièces les troupes du® trois cents soldats du parti vaincu
leur retraite dans la direction du Pari.^ b ^ SUr l a cr ® te du mont, et près de tomberde Sfi Uv °ir de l’ennemi, ces braves, plutôt qued*n re »dr e au vainqueur, se précipitèrent tousàb ^ ^ ou ft re > l’un après l’autre.
*> 0 (^ res quelques minutes de halte sur le Pari,de ^descendîmes pour regagner la maisont \bie SanCe où nous attendait la royale com-e !(ç e [| • de retrouvai mon Philips enchanté d’unPbsij re pas qu’on lui avait fait faire, et dis-àitlçj Pardonner à tout le monde, excepté au^ av ait désarçonné. On le replaça dans saü| t e> et nous reprîmes le chemin de la ville^ r dtaj arr ‘ Vames au soleil couchant. Un sou-N e 1 Préparé au palais par ordre du roi, et• à j, cav alcade se trouvait conviée.
V ^ heures on se mit à table. Le couvert_àin e ^ eQ dide et royal. Des porcelaines de** ^ 'hàn CS cr * staux » de la vaisselle plate, rien‘ïuait. Trente serviteurs en livrée cir-
culaient dans la salle. Le repas fut à trois ser-vices; le premier en mets froids, jambons, sau-cissons, langues préparées, biscuits, beurre,etc. ; le second en café, thé, et diverses sortesde gâteaux ; le troisième en fruits, melons,raisins, bananes, etc., le tout arrosé de cidreet de diverses sortes de vins. Ce dernier articlen’était pas d’un choix merveilleux. Kau-ike-ouli , mauvais dégustateur, il faut le croire,avait été indignement trompé par ses fournis-seurs. Les flacons portaient bien des étiquettesrespectables , telles que Bordeaux , Madeira ,Alicant , Champaign ; mais c’était là de men-teuses enseignes. Le bordeaux , l’alicante, lechampagne , le madère de la table royale meparurent fortement suspects de manipulationindigène; peut-être même n’avaient-ils rien d’é-tranger au pays que leur titre et leur enveloppe.Malgré ce petit mensonge, le repas fut gai, libre,familier, même un peu bavard. On porta dessantés à S. M,, qui les accueillit d’une façontoute aimable ; après quoi le signal du départayant été donné, chacun se retira vers son lo-gement.
D’autres excursions intérieures marquèrentencore mon séjour à Honou-Rourou.L’une d’ellesme conduisit au lac salé, l’une des principalescuriosités de l’île. A vol d’oiseau, ce lac est àquatre milles tout au plus de la ville ; mais ladistance se double presque par les détours qu’ilfaut faire pour y arriver. Notre itinéraire nousfit longer d’abord une des merveilles du pays,la vigne de M. Marini, qui produit assez deraisin pour faire plusieurs pipes de vin. Le longde la haie qui la bordait, des roses de Damastranchaient avec leurs nuances saillantes surla fleur pâle et jaune du cotonnier. Le vignobleétait aussi jonché d’ananas, dont les fruits, làen fleurs, ici tout-à-fait mûrs , se présentaientdans tous les états de maturation et de crois-sance intermédiaires. Un peu plus loin, nousfranchîmes un torrent auquel la vanité natio-nale a affecté le nom de rivière. Près du port,c’est un ruisseau de quelques toises de largesur dix pieds de profondeur ; mais plus haut,divisé en deux filets d’eau , on le franchit sou-vent à pied sec, toujours à gué. Ce qu’onnomme rivières, dans tout l’archipel d’Hawaii ,n’a pas un autre lit et un autre cours que letorrent d’Hono-Rourou.
Au-delà de vastes plantations de taro (arumesculentum ) , se présenta à nous une plainearide et dépouillée, offrant çà et là 1 quelquesmaigres arbustes, d’une végétation étiolée etmaladive ; puis, au bout de deux milles , le ter-