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Tome premier.
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AUTOUR DU MOJNDI:

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l> ot lûques, c ] e longues colonnades grecques, des

^ a s-relief s

ou des frises ornées. Aucun accidente ‘"talactite ou de stalagmite ne se faisait remar-Au bout de ces couloirs et de ces sallesi^terraincs se révéla tout - à - coup un obstaclePrévu, U ne vaste et profonde barrière d’eauee - Nous limes une halte sur ses bords. Alors^ .'Des - uns des naturels qui nous accompa-^ieut donnèrent leurs torches à leurs cama-^ I s et se jetèrent dans ce lac pour le traverser

p nage. C’était comme une fantasmagorie.f e ^ a ssin d’eau, au-dessus duquel pendaient en^ .'Ses, eti larmes, en aiguilles, les concrétions

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.‘ a lave, cette voûte dont pas un morceau n’a-1 U même forme, ces reflets des flambeaux^ les ondes du lac, ces têtes basanées de sau*Ses qui sortaient de l’eau éclairées à demi,^ s dence et ces ténèbres, la répercussion de la°le par ces échos souterrains, tout cela com-ç Sllt un fantastique tableau, un de ces rêves1( j : ^e on en trouve dans Apulée , cet ingé-révélateur des hiérophantes de l’Égypte ;^len encore une de ces peintures échappéesr * tnyiliologues anciens; leur Styx , leur Aché-a > leur Cocyte, l’antre de Cacus ou la grotte

^élusine.

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e ntrée de ce souterrain se trouve placée àt] fi ^mi-mille de la mer, et la profondeurM ! eau P a r a î l être de cinquante à soixante)> r ; L’action de la marée s’y faisait sentir, etlaidement il existe une communication sou-' ai *ie entre la mer et le réservoir intérieur,l^près de l’entrée de cette caverne subsis-(jUj * e s vestiges d’une antique fortification,P a raît avoir eu jadis une grande étendue.ti ( ferrie servant de refuge aux populationsqq e **»ps de guerre, il est naturel de croires y st ême de défense avait pour but de ca-de protéger l’avenue du souterrain. Cereste aujourd’hui consiste en quelques'Ici;,* murailles de vingt pieds de hauteur surd’épaisseur à la base. L’extrémité supé-1U el[ e forme des arêtes dentelées, entre les-s ont de larges intervalles qui servaient° ule d’embrasures ( Pl. L1II — 1).aa -Kini voulut encore, le jour même, me'le Su r la pointe septentrionale de la baieff°ua. « C’est une terre que j’ai vu naî-'IU’î| e me Disait-il. En effet, la formation de la pres-ses j 116 ^ ata it guèi-e que d’une trentaine d’an-Mouna-IIuararai vomit un jour cetteV, et e l ave qui marcha jusqu’à trois milles enSa isie par l’eau, devint rocher. Le vol-d J 0 ur-là, pleura un promontoire. Maise laire reculer l’Océan, il passa sur des

villages, couvrit des plantations, combla unebaie tout entière, changea l’aspect de la côte,dévora des milliers d’hommes et de bestiaux.Un Anglais , témoin de ce désastre, raconte quele torrent de bitume marchait avec une irrésistibleimpétuosité. Il arrivait par couches successives,tordant tout sur son passage, coupant l’arbreau pied, comblant les ravins et retrouvant tou-jours sa pente vers la mer. Dans sa route, il y eutmême un moment où, rencontrant d’anciennesmasses de lave durcie, il essaya son action surelles, les fit éclater, les mit en fusion, et les en-traîna avec lui comme auxiliaires pour cet im-mense travail de destruction.

A cette époque , des offrandes sans nombreeurent lieu pour conjurer le fléau. Des cochonsfurent jetés vivans dans les coulées de lave ; onespérait ainsi appaiser le Dieu qui les poussait.Les cochons disparaissaient et la lave continuait.Cette grande éruption, célèbre dans les annaleshawaiiennes, dura long-temps. Tout avait étévain pour l’arrêter, prières, holocaustes, chantsdes prêtres, disent les chroniques indigènes,quand le roi Tamea-Mea parut à la tête de sesprincipaux officiers; il marcha vers les volcans,coupa une touffe de ses cheveux qui étaienttabou (sacrés), et les jeta dans la lave qui coulait:deux jours après la lave s’arrêta. La touffe deTamea-Mea était plus puissante qu’elle. On sup-posa alors que les dieux étaient satisfaits, et quel’offrande du roi avait été plus efficace que tou-tes les autres. Cet incident, calculé ou fortuit,ne contribua pas peu à relever le pouvoir deTamea-Mea aux yeux des insulaires. Convaincusdès-lors que les divinités, maîtresses des vol-cans, lui portaient un grand intérêt et ména-geaient les populations à cause de lui, ils s’ha-bituèrent à regarder leur souverain comme unêtre doué de facultés surnaturelles, et craigni-rent en l’offensant d’offenser les dieux.

Sur ce promontoire de Kaï-Roua, immensechaussée de lave, les eaux de la mer s’engouf-frent dans les cavités intérieures, jusqu’à uneprofondeur de quinze et vingt toises , puis jail-lissent au dehors par des ouvertures superfi-cielles, de manière à former plusieurs jets élevésd’une eau qui retombe sur le roc et fuit rapide-ment vers la mer. Quand les vagues de l’Océanse soulèvent sous l’effort des vents d’ouest, cejeu hydraulique est d’un effet imposant et. sin-gulier.

La mission de Koua-Kini l’entraînait à fairele tour de l’île soumise à son gouvernement.A peine avait-il passe trois jours à Kaï Rouaqu’il se vil oblige de partir pour la baie de AVaï-