AUTOUR DU MONDE.
eur
ecume et tomber en poussière dans la mer,°t serpenter en rubans le long des roches ,re Courir sur la grève dans leur petit lit pier-j. Xi Du même coup-d’œil j’embrassai une* 1S r jusqu’à vingt de ces cascades. Si l’autrede l’ile manque d’éau douce, ce côté en est°ftdamment pourvu.
6 jour suivant nous vîmes la vallée de
''Ui'a, q U i forme la tête du district de Iliro ,
bui s 1
kltt
4,
Uous longeâmes toute la côte montagneuse
Ce tte province, dominée par la cime dur ou Ua-Kea, couverte de neiges éternelles. Nous
«e
^ouvrîmes Laupa-hoï-hoï, second village de
i^om sur cette ligne littorale, Weloka, Ka-x ee i puis nous donnâmes dans la grande et,°ude baie de Waï-Akea, but actuel de notre
°isiè re .
t ç ^ a ï-Akea, après cette longue succession deaccidentées et sombres, de mornes et de
* Us , de falaises et d’étroits vallons, m’apparute un bassin privilégié, comme une Li-
ij^ation plus belle, de plus fertiles champs1 0 tar °, de cannes à sucre, de patates et de me-
i?
^ out vient à souhait sur ce territoire;ç 0 s y améliore , fruits, grains, légumes. Lesy sont plus vigoureux, les bananiersk; Productifs. Aux cases plus vastes et mieux• a la propreté des vetemens, il est aise
< 1 ,
i e ^onnaître que ce pays est le plus riche etq üs industrieux de tout le groupe,q , ett e impression, qui m’avait frappé de loin
11 niilieu de la rade même, se justifia etCrtlt quand le canot nous emporta vers le
Se.
'u n(1 J’apercevais les étangs et les marais pois-^ la plaine couverts de vols de canardsS I s - Des pêcheurs, accoudés sur de petits>i Çfs ei1 pierre qui entourent ces espèces de vi-boj Ss ’ Se niblaient moins occupés à prendre duJGçj 0ïl qu’à le nourrir avec des moules ramas-ie j> u SUr la grève. Plus près du rivage, bientôtV, d : s cerner les trois torrens qui se jettent
«S
1 -'■'HA
la baie :
le Waï-Akea qui glisse dans l’O-
Une P ente douce, après avoir jailli de
, lave quelques milles plus haut, ruis-|l^l Se a ^ Ul ant à son embouchure, et dans le-A t A lrei U les plus beaux cocotiers du vallon
• Lt| 1 * rent ^ es P^ us b eaux cocotiers du val. p r . * ‘— 2); puis le Waï-Rama qui offr^•li^p f ^ es mêmes caractères que le Waï-Akea,
Nu 6 c ° m me lui d’un lit volcanique , et tom-
', a kaie à peu de distance ; enfin le plus
««i
'le
S,**-- plus impétueux, le plus célèbree ts de j 16 ^aï-Roukou , qui descend des som-°una-Kea, et fournit pendant plusieurs
T. I.
425
milles une course sinueuse et bouillonnante.Aucun cours d’eau ne se présente sous des as-pects plus romantiques et plus variés. A sonembouchure , il s’engouffre long-temps entredeux murs escarpés, rocailleux, couverts d’unevégétation sauvage et lustrée ; puis, après cet en-caissement, le lit s agrandit, le théâtre s’ouvre,et l’eau tombe dans un profond bassin où se re-flètent de vertes collines. Le torrent se jettedans ce nouveau et spacieux domaine par deuxcascades, dont l’une a vingt pieds, l’autre huitpieds de hauteur, toutes deux coupées en plu-sieurs nappes blanchissantes (Pl. LUI — 4 ).Un pont rustique traverse le Waï-Rourou à peude distance de sa chute. Un des grands plaisirsdes liabitans de la vallée, est de se lancer dansses ondes au-dessus des cascades et de se laisseremporter par elles dans le lit calme du bassin.
J’admirais encore ce paysage quand le canottoucha au débarcadère. On m’avait destiné pourlogement la maison qu’avait occupée le capi-taine Byron cinq ou six ans auparavant. C’étaitune case fort simple, avec des nattes sur le sol,quelques chaises, deux tables et une espèce dedivan sur l’un des côtés. Koua-Kini devait oc-cuper une habitation voisine , aussi modeste,aussi bourgeoise que la mienne. L’une et l’autren’étaient guère qu’à cent pas de distance de l’é-tablissement des missionnaires , succursale decelui d’IIono-Rourou. Cet établissement consisteen quelques cases construites à la façon des na-turels. Là sont les logemens des pasteurs, leurtemple et leur école, le tout situé sur les bordsd’un canal d’eau douce , qui communique avecla mer, et entouré de vergers de cocotiers, depandanus et d’aleurites (Pl. LIY— 1 J.
Les beautés sans nombre du bassin de Waï-Akea ne me détournèrent point toutefois du butde mon voyage, le volcan de Kirau-Ea, l’un desplus singuliers phénomènes de tout ce systèmeignivome. Koua-Kini ne pouvait m’accompa-gner dans cette course à pied vers l’intérieurdes terres, fatigant pèlerinage de vingt à trentelieues au milieu d’une contrée montagneuse ;mais il me donna pour guide un des princi-paux officiers du pays , un homme à qui cetteroute était familière , le digne et brave Makoa.Makoa était un Hawaiien de la vieille soucheportant encore le pallium noué sur la poitrine,les reins ceints du maro, espèce de langoutides nègres, qui assujettit et couvre les partiessexuelles. Makoa était tatoue : sa joue et son.front portaient de petits bouquetins fort élé-gamment dessinés ; il avait le crâne rase a l’ex-ception des parties antérieure et postérieure
54