AUTOUR DU MONDÉ.
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ic 0s '°ns de colère cessèrent sous le règne deCq 'Jua; depuis lors le volcan se tut; mais,c 016 ^ a ^ ave fraîchement solidifiée paraissaitdj ? re quelquefois près du rivage, les naturelsque Pele avait trouvé des routes sou-
I rai nes pour se rendre de son palais jusqu’à"Hier,
^ ara ^ T ue f am ill e des dieux volcaniques^ ate que de l’époque de Taï-Akahinarii, mer de«^«rii. ou déluge de Hawaii . On dit même quee famille arriva de Taïti , terre lointaine. Elley. Con iposait de Kamo-ho-arii (roi de la vapeur),f P°ha-i.tahi-ora (explosion dans le lieu de vie)Sr Ua ' te 'P° (pf u fe de la nuit) ; Tane-Hetiri (ton-V„ , ’nâle) ; Te-o-ahi-lama-tawa (fils de la guerre• ^sant le feu ’
tous frères et deux d’entre'fffformes et bossus comme Vulcain : les
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i 0 s étaient Pele, l’aînée et la principale ; Ma-Icj ’^awahi waa (aux yeux étincelans et brisant, ii : |^ l|, ' 0 S u es ) ; Hiata wawahi-lani (déchirant lesaisissant les nuages) ; hiata-noho-lanit v lta nt le ciel et saisissant les nuages) ; puis
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Ce tte attribution générique hiata ( saisis-nuages) venaient : Taarava-mata (aux
Sa *is cesse en mouvement) ; Hoï-te-pori-a-H 0 (faisant le sein de Pele); Ta-bou-ena-ena^if) ° ne enflammée); Tereiia (couronnée de
[> a Hdes) ; enfin Opio (la jeune).
nombreuse et royale famille vint s’éta-f(ii s 4 Hawaii , et se fixer à Kirau-Ea. Quelque-% ^° Ul ’tant elle faisait des tournées dans l’île ;<1* ^Hiait surtout à visiter les pics couronnésh^'ges. Leur arrivée dans un endroit,*Ns^ e tonnerres > d’éclairs et de tremble-h r | de terre , était ordinairement annoncée§ey„ es prêtres de leur temple. Divinités yen-6s > il fallait les conjurer avec des offran-ts qui était le ministre de leurs colères
^° rille de lave, dévorait parfois dans uneh i^^Hrnées jusqu’à quatre cents cochons. On* offrait tantôt vivans, tantôt cuits ; dans
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!\ "j re quand il y avait menace d’éruption ,Ssj t a Uve quand elle coulait. L’ile entière,| ^utaire des dieux des volcans, entrete-^he s UlS lem plcs ( heiau) et nourrissait leurs\itie C’était le culte de la terreur,
\ des autres cultes, le plus puissant de
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Iû f eux obéi. Une infraction était-elle
’ a l’instant même, au dire deskahous,Remplissait de lave, et lançait sa ri-t ^ contre les coupables.
|' ^hé ' ^ aS 9 u ’ a diverses époques, on n’eûtimités ^ C d asser d’Hawaii ces redoutablesUn 'i our même , elles faillirent êtreP ar Tama-Pouaa, animal gigantesque,
sorte de minotaure, moitié homme , moitié co-chon. Il vint dç Oahou, fit une visite à Kirau-Ea, et proposa à Pele de devenir son hôte etson amant. Celle - ci pavut au bord du cratère ;mais, au lieu d’accepter sa requête, elle le traitaavec le plus grand mépris, l’appela cochon etfils de cochon. Alors une lutte terrible s’engageaentre le galant outragé et la beauté difficile,Pele eut le dessous d’abord ; elle fut obligée derentrer dans son cratère, et Tama-Pouaa ayantappelé la mer à son secours , elle se vit bientôtinondée et éteinte. Mais alors survint la coali-tion des dieux volcaniques ; ils rassemblèrenttous leurs fenx, burent peu à peu les eaux, puisau moment où on les croyait vaincus, ils sorti-rent en bouillonnant de leurs abîmes, chassèrentleur ennemi Tama-Pouaa jusqu’à la mer, où ilsle noyèrent après l’avoir lapidé à coups de ro-chers.
D’autres fois la terrible Pele se montrait beau-coup plus accommodante. Ainsi, un jour ellerendit un service important à Tamea-Mea, dontla piété était exemplaire contre son rival Ke-Oua qui sans doute avait violé quelque tabou.Ke-Oua avait eu l’imprudence de placer soncamp près du palais de la déesse; elle saisit celleoccasion. Après le coucher du soleil, une se-cousse horrible ébranla ces montagnes; de gi-gantesques colonnes de fumée , traversées pardes jets de feu, montèrent vers le ciel; puis, aumilieu d’une détonnation effrayante, des rochesénormes, suivies de pierres plus petites, jaillirentde l’abîme. Les hommes de Ke-Oua, placés sousles paraboles meurtrières de ces projectiles,furent tués en grande partie , et ceux quirestaient furent à leur tour saisis et enterrés sousles coulées de lave. Quatre-vingts des plus bra-ves guerriers de Ke-Oua restèrent sur la place.Incapable de peur , ce chef tint encore la cam-pagne; mais Tamea-Mea avait Pele pour lui : c’é-tait beaucoup.
Pendant que Makoa me faisait ce récit, je te-nais l’œil fixé sur le volcan, et vraiment, à l’as-pect de sa majestueuse activité, de sa puissanceincessante, je comprenais que des phénomènespareils fussent l’objet d’un culte chez un peuplequ’ils épouvantent et dans un pays qu’ils rava-gent. Ce bassin en feu, avec son panache de fuméelumineuse, avait même jeté en moi, je ne sauraisdire quelle superstitieuse terreur , quand j’a.perçus les symptômes évidens d une convulsion,plus énergique. Un grondement sourd faisaittrembler le terrain sous nos pieds. Ce gronde-ment , pareil à une menace , dura quelques mi-nutes, puis une secousse affreuse ébranla si for-