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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

^ 0 Una par Hono-Rourou ; puis , en avançantj ) ans le district, on trouve Waï-aka-heula, Ka-°U-AV a j t et en {îu Koula , endroit délicieux», Ue P r ès du cap Kapoho, pointe orientale deHawaii .

colline près de Koula, celle que l’onp Wtrne Bou-o-Kahavari, est célèbre dans une^» e *ide du pays. Elle se rapporte à un chefj^ouna, le puissant Kahavari, qui vainquitet brava sa vengeance. Voici cette singu-^ allégorie.

Jetait dans une fête où le peuple assistait àdivertissement favori du horoua. Le horouaj. Estait à se laisser glisser le long d’une col-^ 6 su r un papa, sorte de traîneau composé delongues pièces de bois fort polies, de deuxtrois pouces d’épaisseur sur une longueurv ariait de huit à dix-huit pieds. Sur le de-(ç t11 chacune d’elles s’évidait de manière à se^taiiner en pointe en dessus. Ces deux pièces^ bois, qui faisaient le service de la lame d’acier,ln patin, étaient assujetties l’une à l’autre| * différentes traverses, de manière à ce que^ r écartement ne fût que de deux pouces et^Soientât, jusqu’à devenir de quatre à cinq pou-sur l’arrière. Une petite plate forme étaitdç^gée pour appuyer le corps du jouteur, et,d. ^que côté, à une distance de cinq à six poucest 0 a Machine, étaient assujettis deux solides bâ-(|J ls pour lui servir de garde-fous. Au moment^Partir, le jouteur se plaçait à plat sur le traî-f 0( ^ u > une main appuyée sur l’un des garde-p ü - s > les pieds contre la traverse de l’arrière ;iif,'* a yant de la main libre donné à la machinerigoureuse impulsion, il reportait cette«H , SUr I e garde-fou et s’élancait de la colline ,tlerc bant à se maintenir en équilibre pen-

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traite de cent toises et à lutter de

avec des papas rivaux partis en même‘‘ps -

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C’était la montagne russe au naturel, le

j^ le ati des | a p 0 ris moins les rennesKs Sa - nc * e chef de Pouna, Kahavari (cela ses ous le règne du roi Kearii-Koukii), lee I*ouna et son favori jouaient un jour au

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; jç s ur une colline qui a conservé le nomhoroua ana Kahavari ( glissade de Kaha-b-es naturels , rassemblés au pied de la' | t) t p lr > s’étaient rendus à cet assaut comme àl’orchestre indigène et la danse avaient^t-u au jeu décisif. Le chef et son ami allaient

S

surs papas. Tout-à-coup Pele, la, e ^ e lese présente : elle descend de Kirau-«jj < . i nie témoin d’abord ; puis , la fantaisie

*Ur. venue , elle se propose comme ac-

e offre à Kahavari de lutter avec lui.

T. I,

Le chef de Pouna accepte; les jouteurs s’élan-cent; mais Pele n’a pas l’habitude de manier letraîneau; elle reste en chemin, elle est battue,et Kahavari est couronné aux applaudissemensde la multitude.

Avant de fournir une seconde traite, Pele de-manda au chef de lui céder son papa. A quoiK-ciliavari, Is prenant pour une fcmniG orcliriciii’Cjrépondit : « Êtes-vous mon épouse, pour me de-mander mon traîneau? » Puis, comme impa-tienté de ce retard , il prit son élan , et glissarapidement le long de la colline. Ou peut jugerde la rage de Pele, quand elle se vit ainsi re-fusée. Elle se souvint qu’elle était déesse, frappadu pied la terre et fendit en deux la montagne.A ses cris , le feu et la lave jaillirent. Kahavariétait arrivé dans le vallon , lorsqu’en se retour-nant il aperçut Pele qui accourait escortée detonnerres et d’éclairs, et poussait devant elle desruisseaux enflammés et des torrens de bitume.Elle avait gagné du terrain et talonnait Kaha-vari. Alors le guerrier saisit sa large lanceplantée dans le sol : il appela un de ses amis ,et prit la fuite. Moins alertes que lui, les dan-seurs, les musiciens, les spectateurs furent en-gloutis sous l’avalanche incendiaire. Tant devictimes ne suffisaient pas à Pele ; ce qu’elle vou-lait, c’était le chef de Pouna, c’était Kahavariqui lui avait refusé son papa. Elle le poursuivitdonc à outrance. Kahavari n’eut pas le tempsde respirer dans celte chasse incessante. ABoua-Kea, il jeta son toui-raï (manteau defeuilles de li tressées), et se dirigea vers sa mai-son située près du rivage. Sur la porte ayantrencontré son cochon favori Aroï-Pouaa, il lesalua avec son nez, courut chez sa mère à Kou-Kii, la salua de même. « Je suis venu , dit-il, àla hâte, parce que j’ai pitié de vous ; votre mortest proche; Pele vient vous dévorer. » Ensuite,il accosta sa femme Kanaka-Wahine, la saluaaussi, et comme elle lui disait : « Reste ici, nousmourrons ensemble; —Non pas, répondit Ka-havari, je me sauve. » Il fit aussi ses adieux àses enfans Paupourou et Kaolie, en leur disant:

« J’en suis désolé pour vous. » La lave roulait denouveau sur ses talons, il reprit sa course et nes’arrêta que devant une fissure large et profonde.Sans sa lance, il était perdu : il la mit en traverset passa. Son ami en fit autant. Pele de son cotéapprocha du même obstacle qui ne l’arrêtapoint. Alors Kahavari monta sur la colline Bou-o-Kahavari où il rencontra sa sœur Koae, à quiil n’eut que le temps de dire : « Bonjour! » Puisil s’enfuit vers le bord de la mer. Il y trouvason jeune frère qui venait de lancer à l’eau «a

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