440
VOYAGE PITTORESQUE
d’espèces , parmi lesquelles on remarque quatrenectarins, petits oiseaux au long bec pointu,aux plumes éclatantes, dont on les dépouillaitpour faire des manteaux précieux aux chefs in-digènes; deux moucherolles, lepsiLtacin, deuxpinsons, une grive, la mouette commune, uncorbeau, des foulques, des oies, des canards,des bécasses ; puis les oiseaux de mer accou-tumés, tels que phaétons , sternes, noddies,pétrels. Les insectes sont rares et limités ; peude papillons et de coléoptères, mais quantité demouches et de moustiques. Aucune sorte deserpent n’habite l’île; les seuls reptiles sontdeux espèces de lézards, de couleur cendrée,et longs de cinq à six pouces. Les poissons, aucontraire, sont variés et nombreux, surtout lesbouites , les poissons-volans , et deux sortes demulets. 11 y a aussi quantité de coquilles di-verses, parmi lesquelles on remarque l’huîtreperlière, qui fournit souvent des perles d’unebelle qualité. Les zoophytes abondent sur la côte.Un naturaliste qui accompagnait le capitaine By-ron dans son voyage a recueilli onze espèces decoquilles, toutes appartenant au genre volute.
Sous le rapport géologique , les îles Hawaii peuvent être regardées comme un groupe devolcans qui aurait surgi d’un banc de corauxet de madrépores. On a vu que les montagnesétaient composées de laves et de matières volca-niques. Le grand volcan de Kirau-Ea paraîtavoir pour base une roche de trapp. Quant auxterrains bas qui touchent au littoral, ils sem-blent assis sur une base madrépcrique, laissée àsec. Ces terrains, offrent du carbonate de chauxet des masses calcaires, où les coraiwc et les co-quilles sont engagés dans tous les états, depuisla coquille et le corail naturels jusqu’à la pétrifi-cation presque complète. A Oahou on a trouvédes porphyres argileux et amygdaloïdes.
Malgré les travaux des Anderson, des Men-zies et des Gaudichaud, la flore d’Hawaii est en-core imparfaitement connue, surtout dans sa pluscurieuse partie, celle du grand plateau centralet des points culminans. Cependant on sait qu’àHawaii surtout, à l’exception du terrain des ra-vines , il existe une zone jusqu’à près de 200toises de hauteur, où la végétation naturelle estpresque nulle, attendu que la lave, dure encoreet vitrifiée, n’a pas reçu une modification suffi-sante pour admettre et féconder les germes desplantes. Au-dessus commence la seconde régionqui comprend une grande partie de la végétationindigène; quant à la zone supérieure, constam-ment enveloppée de nuages, elle tient sa ver-dure dans un aspect de fraîcheur perpétuelle ;
ief'
iri*’
1
enfin, au-dessus des nuages commence lasième région, la zone des plantes alpe* ^dans lesquelles la végétation suit une nia 1 ^décroissante jusqu’à la limite des neige 8 Ppétuelles, où elle cesse entièrement. ^
La végétation du littoral est à peu près ^que l’on retrouve sur les autres îleScéanie, le cocotier, le bananier, le n > urpapier, l’arbre à pain , Vhibiscus, le gossyp 1 ^,le morinda, le ricinus , le dracœna, le sl ^ a '.,çvers liserons et diverses plantes herbacées-n’entrerons pas dans la nomenclature desde la seconde région , qui compte plu 8 *,espèces propres à ces îles, ou d’autressont communes avec les divers groupes del, j( inie. Mais il importe de faire remarquer fl e -
milieu des nuages , la végétation prend un
loppement extraordinaire ; plusieurs espèce 5au niveau de la mer, n’étaient que des bu*ou des arbustes étiolés deviennent desvéritables, et la campagne morne là-bas,grie et souffrante, prend dans ce rayon ^une allure vigoureuse et franche , une t ettranchée, un aspect de printemps éternel- ^De la limite inférieure de celte régi °^ 0 (0‘saisit quelquefois un curieux effet de llie ^logie. Quoique les nuages fixés à une cet pt‘hauteur la quittent rarement pour visite 1 " ^Smosphère inférieure, il arrive toutefois d e ^età autre que des vapeurs, détachées de la ^ J) tse groupent à part et descendent; mais oon voit ces flocons partiels se vapori 8 "l’action intense des rayons solaires,
set
d»<«r
réfléchis , s’amoindrir à vue d’œil, se v °^ e ,jtf cet disparaître. Ce petit j.eu d’évaporati 0 ’ 1la région sèche et la région humide sei \, ofment à la végétation intermédiaire , tan Je 5celle du littoral puise sa force et sa sèvetorrens qui descendent des sommets ,ie j e sou dans les cascades qui se précipite! 11
laises.
a 01
t \e*
Dans la région des nuages habitent (
,U>'
d»'
pii*' *
breuses et puissantes fougères, ^ veTS .^f0 s e ,nus , plusieurs lobéliacées , un métros 1 sun mimosa, ces deux derniers remaeq^iHe* -les formes variables qu’affectent leui 8 5a iiJ Jdiverses stations, et surtout l,e précieu ■ d 11
qui forme une des branches imp° rcommerce de ces îles.
CHAPITRE LI-
HISTOIRE DES ILES HATV* 11 ’