AUTOUR DU MONDE.
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traditions populaires. Ces annales toujoursf . souvent contradictoires, plutôt allégo-que vraies, plus remplies de fictions que
fa >ts , ont cependant un côté sous lequel laŸsionomie nationale se révèle ; elles sont laes i e primitive d’un peuple , l’expression deyêves d’enfance ; et à ces litres divers ellest'jtent d’être étudiées,w . 0r igine de la race hawaiienne est dans ces§ .‘es traditions l’objet de plusieurs variantes,^"’ant les uns, le premier habitant de ces îles,
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d’origine céleste , descendait d’Haumea,
. v ifiité du sexe féminin ; suivant d’autres, les
. 1 avaient pour père Akea, qui était l’anneaul°nction des hommes aux dieux ; mais l’opi-p Qtl la plus accréditée , c’est que les habitansitifs arrivèrent dans une pirogue de Taïti (| Ve ut dire loin. On raconte à ce sujet queles temps anciens, quand l’Océan couvraitl’espace, un gros oiseau s’abattit sur ses6s et Y pondit un œuf qui devint Hawaii ,après, un homme, une femme, un co-
> Un chien, une couple de poules , arrivè-
i^'dans une pirogue de Taïii, abordèrent sur
v c °le orientale d’Hawaii et s’v établirent. Une
l e lQr i qui avait cours à Oahou ajoutait que
^ Nouveaux venus s’arrangèrent à l’amiable1
•es dieux et les esprits qui seuls peuplaient
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ces îles. Les mêmes traditions et d’autres
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C ° r e mentionnent un déluge qui submergea
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le groupe à l’exception d’un piton laissé à\ S ! lr le Mouna-Kea. Là des êtres humains se4 c . Vf:r ent et servirent de noyau à la population
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a Tu déjà que la navigation lointainele s arait comme un fait accompli dans les anna-^jj^Unnes de la contrée, qu’un prêtre d’Ha-f^ama-pii-kaï, colonisa Taïti , et que le^V 6(; e ^ranger Pao, de couleur blanche, abordal'oJk Ses dieux sur le sol hawaiien au temps du
b^u-Kapou.
^ t 4t> I ' ailt Y ’ e d’Opiri, fils de Pao, plusieurs^'èr^ 61,8 ’ également de couleur blanche, ar-a Hawaii vers le S. O. de l’île, et ga-j% r » ' le s montagnes où ils fixèrent leur sé-*8 t r . es naturels ne savaient pas s’ils devaientVs , a !| er comme des dieux ou comme des hom-a Us regardaient avec un sentiment deV res pectueuse, et n’osaient les appro-
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le roi du district ayant mandé Opiri*U ç” RQns ulter, celui-ci fut d’avis qu’un pré-dit Ils 'dc r able en vivres leur fût offert. OnVcjj 11116 S r ande masse de provisions, et Opiri,ti| >e) lt aiU a ' a tête des insulaires qui les por-’ s e dirigea vers la montagne où s’abri-
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taient les étrangers. Quand cès derniers virentvenir Opiri et son escorte , ils sortirent de leurretraite et allèrent au-devant des visiteurs ; ceque voyant, les naturels déployèrent des nattes,'y déposèrent les vivres et reculèrent de quelquespas. Alors Opiri prit la parole et dit deux ou troismots ; les étrangers y répondirent, acceptèrentle cadeau ; puis , heureux de rencontrer un tru-chement , ils conversèrent avec les naturelsgrâce à son entremise. Ce fait si simple parutaux bons Hawaiiens une chose surnaturelle; ilsvoulurent à toute force voir des dieux dans cesétrangers, et ils les traitèrent avec tout le res-pect imaginable. Le séjour de ces hommesblancs ne fut pas long; ils s’en retournèrentbientôt chez eux. La chronique ne spécifie pasquel vaisseau les avait conduits et ramenés.Tout ce qu’elle a constaté, c’est le nom du chef:il s’appelait Mana-Hini, c’est-à-dire, en langagepolynésien , un étranger, un hôte ; ce mot étantcommun aux insulaires d’Hawaii comme à ceuxde Taïti et de Nouka-Hiva.
Une tradition plus récente et plus préciseétablit encore que plusieurs années après le dé-part de Mana-Hini et de ses compagnons, sousle règne de Kahou-Kapou, roi de Kaava-Roa,sept étrangers abordèrent dans la baie deKe-ara-kekoua, au lieu même où descenditplus tard le capitaine Cook. Ils vinrent dans uncanot semblable au sien avec un tendelet surl’arrière, mais sans mâts ni voiles. Us étaienttous habillés de blanc ou de jaune, et l’un d’euxportait un pahi ou long poignard à son côté, etune plume sur son chapeau. Les naturels reçu-rent les nouveaux venus de la façon la plusamicale. Débarqués, ces hommes épousèrentdes femmes du pays, furent nommés chefs, semontrèrent habiles , généreux, vaillans , expé-rimentés , et finirent, dit-on, par gouvernerl’île d’Hawaii . Le missionnaire Ellis prétend, àce propos, qu’on trouve encore dans cette îledes individus provenant de ces colons étran-gers. « Ces hommes , dit-il, se reconnaissentaisément à la teinte plus claire de leur peau, aucaractère de leurs traits , à leurs cheveux brunset bouclés. Du reste ils se targuent eux-mêmesde cette origine, dont le souvenir est une gloireet un titre de famille. »
Déjà Lapérouse avait émis cette opinion, queles îles Hawaii , les Sandwich de Cook, n’étaientpas autre chose que les îles des Rois et des Jar-dins, découvertes en 1542 par 1 Espagnol Gaë-tan. Ce navigateur raconte que, parti du portde la Nativité, situé sur la côte d’Amérique par20° lat. N., il courut directement à l’ouest peu*-
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