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Tome premier.
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445
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AUTOUR DU MONDE.

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Oh

^.P°U s'embarqua vers midi dans une grande°§ue f escortée de deux autres chargées degisions, et prit la route du vaisseau. Les

Pri.

ç ïs.

,lci paux officiers de la cour, coiffés de leurs^ 'lues, couverts de leurs plus riches man-c atlX ) et armés de piques et de poignards , en-“raient l’embarcation du roi ; dans celle^ suivait se groupaient les prêtres, présidésr I e vénérable Kahou, et portant leurs idoles

e ®s d’étoffes rouges. Ces idoles , sortes de

Pat,

Requins d’osier d’une taille gigantesque,^ Ietl t garnies de plumes bariolées comme les,| aate aux des grands ; leurs yeux étaient des dis-Ce es de nacre de perle avec une noix foncée au^•Ur e . l eurs r àteliers des dents de chiens, leurst Une sauvage et grotesque charge. Des• ^°Us et des légumes emplissaient la troi-

1116 pirogue. La traversée du rivage au bord

dp eto ployée à des chants religieux. Arrivéest Q a ût les vaisseaux, les pirogues en firent le: puis, au lieu de monter sur le pont, lefit sit

féi. ** 1 s 'g ne au capitaine anglais de venir con-avec lui sur la grève. On s’y rendit chacun

a s °u côté, et l’on gagna une tente que les

* 1 ,

!*§fiûs avaient improvisée près du débarcadère.

0 r s

Ns

au milieu du silence profond qui s’établitc ette enceinte , le roi se leva , marcha versjj| a * assis à l’extrémité de la salle d’audience,5 l( d’une façon gracieuse son propre manteauç^ es épaules de l’Anglais , le coiffa d’un casqueçtpPfiunes, lui mit un éventail dans les mains,lt P ar étendre à ses pieds six manteaux dud e S § r and prix. Pendant que le roi étalait ainsitè r Sl précieux cadeaux, les serviteurs appor-ta 1 de leur côté quatre gros cochons, desà sucre, des noix de coco et des fruits àU ’ T u ’ils déposèrent aux pieds du capitaine,tt, J^ r cm°nie se termina par l’échange des nomset^.fi'Ook et Taraï-Opou, formalité si généralelH(j ‘^Portante dans les îles polynésiennes. Aji»l 0li e roi eut-il fini, que les prêtres survinrent,d’offrir leurs hommages à Rono, et traî-Ns eux une file d’hommes qui ployaient

e P°ids des cochons, des corbeilles de ba-f ’ patates, de légumes et de fruits.

No- l "Qp°U) déjà vieux à cette époque, cassé,sç s et infirme , était accompagné ce jour-là^lèl) S ^ eux fils cadets et de son neveu , devenudepuis sous le nom de Tamea-Mea. Kingdit que ce jeune chef avait un aspectsauvage, et que sa tête était couvertetC 61 ^ Ulle P ouc l re brune peu propres à

t ^itisi

^ bn Se P assa I e reste du séjour des Anglais .

° rill e har

moine ne fut pas un instant trou-

blée alors : seulement Taraï-Opou semblait in-quiet de la quantité de vivres qu’absorbaientles deux vaisseaux. « Ces gens-là , se disait lemonarque hawaiien, viennent d’un pays où ilsmouraient de besoin : pour peu qu’ils séjour-nent encore, ils affameront mon île. » Alors ils’informait du jour du départ avec une sollici-tude empressée, et quand on lui dit qu’il étaitfixé au 4 février, il parut s’épanouir. Il redoublanéanmoins de prévenances , accabla Cook depirogues chargées de vivres. Cook lui réponditpar des cadeaux au moins équivalens. Au mo-ment du départ, les prêtres voulaient retenirRono, ou au moins l’officier King qu’ils pre-naient pour son fils; et ce ne fut pas sans regretqu’ils virent la Découverte et la Résolution em-porter le divin étranger.

Jusque-là Hawaii était pour le grand naviga-teur une région propice et hospitalière; mais lemalheur voulut que , près de terminer l’explo-ration du groupe, un coup de vent endom-mageât l’un de ses vaisseaux. Pour réparer desavaries de mâture, il reparut donc dans la radede Ke-ara-kekoua le 11 février 1779. Des tentespour les ouvriers, des ateliers de charpenterie,des forges, furent établis sur la grève près dumoraï. On s’y livra aux réparations urgentes.Un jour, deux jours s’écoulèrent, sans que rienparût changé dans les dispositions des naturels.Le roi, revenu sur ces entrefaites d’une tour-née dans l’intérieur , fit le même accueil au ca-pitaine ; mais bientôt et à mesure que le séjourdes Anglais se prolongeait, l’attitude du peupled’Hawaii se modifiait et empirait d’heure enheure. L’empressement et le respect obtenus jus-qu’alors se changèrent d’abord en défiance et enfroideur ; puis la manie du vol, si habituelle auxsauvages, se réveilla chez ceux-ci; tout objet enfer devint pour eux une tentation irrésistible.Turbulens , audacieux, fanfarons, ils ne tar-dèrent pas à provoquer des voies de fait de lapart des équipages anglais . Dès le 13 une rixes’éleva à terre entre eux et les naturels, et déjàces derniers, armés de pierres, commençaientà assaillir en masse les Européens, quand l’ar-rivée de Cook suspendit la collision. Presqu’enmême temps les hommes de la Découverte étaientobligés de faire feu sur d’impudens voleurs quivenaient marauder le long du bord. Ces préludesfâcheux et quelques malentendus qui en furentla suite amenèrent des actes de violence gra-tuite de la part des Anglais contre un chefnommé Paria dont ils n’avaient jamais eu qu’àse louer. Furieux de cette ingratitude, les in-sulaires se jetèrent sur les agresseurs : un mas»