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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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ra ille, et de mettre les balles dans les mous-t]Ue 's. Au moment où les pirogues arrivèrent,^ fit passer toutes du cÔLé qui regardait lej. Va Se, et une décharge générale de canons et deUs 'h, dirigée à bout portant, frappa toutes cesib;de

'^barcations entassées. L’effet fut terrible : plus

eent naturels périrent,* 1 ° rr tbre fut blessé.

et un plus grand

A- la suite de cet exploit, Metcalf appareilla. ür Hawaii , où les premiers jours de sa re-,^he se passèrent de la façon la plus tranquille.

Potr

18 mars seulement, un des chefs du district,| IQ|l >nié Tamea-Motou, se présenta le long de, §oèlelte la Belle Américaine avec quelquesIl annonça l'intention d’offrir quelques^sens au jeune Metcalf, et on le reçut sans1:1 Uce. Mais à peine était-il arrivé sur le pont,*1 saisit le jeune homme et le jeta à la mer ,^ d fut promptement englouti; puis il eu fit^ a 'tt au maître Davis : celui-ci pourtant, bon8 e Ur, parvint à se soutenir sur l’eau malgré.^Hües blessures, et fut recueilli dans une

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bile. Dans le meme temps, le maître dehonore, Young, était retenu à terre, et gardé

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U'ison par l’ordre de Tamea-Mea

^ J>r//p Âmérïr.nine était dont', an

Belle Américaine était donc au pouvoir du

h ^ hawaiien. p, e Drick , mouillé à peu de dis-lie fut pas long-temps à s’apercevoir de5 c °Up de main; néanmoins, au lieu de porterϰ Ursà sa conserve, VEléonore mit à la voile*'h-champ, et ne reparut pas.j^'est difficile, même aujourd’hui, d’établirjç v , lue! ordre et sous quelle influence cet en-d^eni eut lieu. L’arrestation du maître Young> «an. doute être imputée à Tamea-Mea, quiait > au moyen d’un otage , obtenir une ré-“*!»r* l0u ana able ; mais la surprise de la Belle1 \\\ lCa ^ ne était si P eu de sou hht, qu’il donnaitFe de la restituer à Metcalf, au moment^ où celui-ci usait d’une prudence exagérée^Uant à la voile. Ainsi l’honneur du planrevenait à Tamea-Motou comme sonfo,. lan - Il rejeta une portion de cette res-Ic 8( j, ■hité sur Taï-Ana, qu’accusent d’ailleurse P Q sitions du maître Young. Ce chef, d’un* ctivit r e ambitieux et hardi, d’une incroyable^tio- , eet d’un courage héroïque, était depuisPui s possédé de celte pensée, que la

flCe hawaiienne ne serait fondée à tou-«s Cad ? Ue lorsqu’on aurait des canons et des\7dlos pour

soumettre l’archipel entier,d’ejji e Slx mois auparavant, il avait proposé^g e ^ Ver I e brick de Metcalf pendant l’hiver-’^yttui ; h u ’ s > éconduit par le bon sens et laü du roi, il avait poussé, ajoutait-on,

T. I.

Tamea-Motou dans son entreprise audacieuse.Depuis encore , et à diverses reprises, Taï-Anarenouvela ses offres de flibustier; entre autresau sujet de la Princesse Royale , prise faitepar les Espagnols sur les Anglais . Toutes cesmauvaises pensées vinrent échouer devant lajudicieuse fermeté de Tamea-Mea , qui compre-nait déjà les moyens d’obtenir par la justice etla loyauté ce que le chef ambitieux ne croyaitpossible que par la violence et le vol. Dans cettelutte de système politique, la cour d’Hawaii s’é-tait partagée en deux camps. Taï-Ana avait pourlui son frère Noma-Taha et Tamea-Motou ; maisd’autres chefs, Keeau-Mokou, Karaï-Mamahouet Kara-Haïro , comprenaient et secondaient lesintentions pacifiques du roi.

Dans l’affaire de la Belle Américaine , il n’y aqu’une chose dont Tamea-Mea voulût profiter.C’était la capture de deux Européens , les maî-tres Young et Davis. Il les regardait pour lui etpour ses peuples comme deux précieux instru-mens de civilisation, et persuadé qu’en pareilcas la fin justifiait les moyens, il fit de l’arbi-traire. Les deux Anglais furent constitués et dé-clarés solennellement ses captifs, responsablesYoung de Davis, Davis de Young , 11 e pouvants’échapper sans que la solidarité de la fuite del’un ne pesât sur l’autre de tout son poids. Maisen même temps qu’il leur donnait ainsi l’archipelpour prison, Tamea-Mea les comblait de mar-ques d’amitié et de bienveillance. Younget Daviss’attendaient à être mangés vivans par ces sau-vages , et cela avec d’autant plus de raison queles victimes de Mawi demandaient vengeance.Qu’on juge de leur surprise, quand ils se virentlogés dans une fort belle case, non loin de celledu roi, comblés de vivres et de présens, libres dechoisir parmi les femmes du pays celles qui leurconvenaient le mieux. On conçoit s’ils se résignè-rent à rester, à travailler, à introduire quelquesidées, quelques pratiques de notre civilisationparmi ces insulaires. Ils se mirent à l’œuvrevaillamment, par plaisir , par devoir, par re-connaissance ; ils popularisèrent une foule de no-tions vagues, mais précieuses, se livrèrent à destravaux que la sagacité indigène imita prompte-ment ; ils rendirent enfin de tels services à Tamea-Mea, que celui-ci trembla plus que jamais de lesperdre. Des navires européens étant survenus,Young et Davis devinrent leurs truchemens ; ilsréglèrent les objets d’échange qui pouvaient lemieux profiter au pays, furent vis-à-vis desétrangers plus rois que le roi. Mais pour éviterqu’ils ne fussent saisis du mal du pays, et qu’ils11 e partissent un jour avec des compatriotes, on

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