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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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Ca Pitaine anglais se trouva en sa présence, sonRentier soin fut de demander des explications^ Su jet de l’attentat dont le capitaine du De -I ' Us et deux individus de son bord étaient tom-,j es "victimes. Tahi-Teri s’excusa de ce meurtre,Jura qu’il ne provenait pas du fait de ses sujets,d’une bande d’aventuriers qui se trouvait, ars sur ces parages ; il ajouta que justice avait^ faite de tous ceux qu’on avait pu saisir; queI ° ls des meurtriers avaient expié le sang pare sang ) et qu’il était prêt à en faire autant deceux qu’on saisirait encore. Vancouver

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Cf Ht,

aVf ût pas d’autre parti à prendre que d’accepter6 explication et cette excuse.

^ d’allié de Talii-Teri, le roi de Tauai, Ta-Eo,j Parut que le jour suivant. C’était un hommee cinquante ans, mais robuste et vert en-s „ re ) affable, poli, intelligent, désireux de,r >struire. Quand les deux rois furent réu-le capitaine anglais leur fit part du projet^ '* avait eu de rendre la paix à l’archipel, dé-st c depuis trop long-temps par la guerre ; il

at a qu’en sa qualité d’étranger, neutre dans

^ébats, il s’était cru autorisé à sonder Tamea-f ea j afin de savoir à quelles conditions il voulait

Gelure un arrangement. Ensuite il leur rendit1)1 L te des bases qu’il avait posées , et que Ta-| 6a 'Mea n’avait point repoussées. A ces détails,

| doux rois, fatigués d’hostilités ingrates et^ u Sues, répondirent qu’ils ne pouvaient rien d<C-(]!® r de mieux; mais ils ne cachèrent pas leurs^ la nces sur la sincérité des intentions de leur^ ** e tni. « Si vous pouvez retourner vous-mêmea ^'vaii, disaient-ils, pour terminer tout cela,

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y ^ a gé, il se fera un jeu de ce qu’il vous a dit. »'tti C ° Uver ne pouvait perdre son temps dans

p . ! peut qu’il conclue et qu’il nous laisse eneti'*’ autrement il ne se tiendra pas pour

■«fil,

, Cr °isière diplomatique; il déclina la missionqu’on lui proposait ; mais, à la suite d’uneI^j5- Ue conférence, il fut décidé qu’on ferait

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pour To-waï-haï, un chef, jouissant deet de la confiance des deux rois, unti(j e Martier, auquel Vancouver donneraitfl^. ettr e pour Tamea-Mea. La mission de ceP° te ntiaire devait rester infructueuse.

H? Mawi, Vancouver se rendit à Oahou surd e Waï-Titi. C’était là que le meurtre duV e jj e s s était accompli; il voulut qu’une nou-l’îl e , v ® n geance en fût tirée. Le gouverneur detcfj alors Teri-Toubouraï, fils aîné de Tahi-et i homme, âgé de trente-trois ans seu-Wd j^’ ^ taat cassé, cacochyme comme un vieil-S] a , ans les premiers jours, il fut même trop

pour venir rendre une visite

au comman-

dant, et quand il y vint, pâle, maigre, défait,c’était un véritable spectre : on le portait commeun enfant ou comme un paralytique. Teri-Tou-bouraï se conduisit pourtant fort bien vis-à-visdu capitaine. On rechercha de nouveau lesmeurtriers d’Hergest, on en reconnut, on ensaisit trois, qui, liés ensemble et amenés dansune pirogue le long de la Découverte , y furentfusillés à bout portant par leurs propres chefsà la vue des équipages anglais .

Dans la traversée de Oahou à Tauai, Van-couver rencontra une magnifique pirogue, quiportait un envoyé du régent Etiemo à son roiTa-Eo. L’embarcation, plus forte et plus grandequ’aucune de celles qui se construisent d’ordi-naire dans le pays , était d’un seul tronc de boisde pin, que le courant avait jeté sur la côte.Les forêts de l’Amérique occidentale avaientsans doute nourri cet arbre échoué si loin. L’en-voyé que portait la pirogue allait donner la nou-velle au roi de Tauai d’une grande conspirationétouffée avant qu’elle eût éclaté. Les restesdes chefs conspirateurs et quelques complicesplus secondaires suivaient dans d’autres piro-gues. Le roi devait avoir le double plaisir decontempler les lambeaux des uns et d’ordonnerle supplice des autres. A Tauai, le régentEnemo et le jeune prince Taumou-Arii firentl’accueil le plus favorable au capitaine déjà na-turalisé sur ces mers et dans ces diverses îles.

Vancouver n’eut pas resté quelques mois surla côte N. O. d’Amérique , qu’il se sentit pris dudésir de revoir ces insulaires. Au mois de jan-vier 1794 , il parut à l’E. de l’île devant la baiede Waï-Akea. Cette fois , il voulait employer soninfluence à des résultats plus décisifs pour laGrande-Bretagne. Les lauriers des colonisateursdu Bengale l’empêchaient de dormir. Il lui sem-blait que ses voyages resteraient sans but s’ilsn’aboutissaient pas à une reconnaissance dupatronage anglais sur cette terre lointaine. Evi-demment c’était là un patronage stérile, devantcoûter plus qu’il ne rendrait ; mais la manie dusiècle, la manie de l’Angleterre était celle-là.Elle mettait alors autant de ferveur enthousiasteà sa propagande commerciale, que les naviga-teurs espagnols du quinzième siècle en avaientmis à la propagande catholique. Qu’un coinde littoral, dans une contrée asiatique ou océa-nienne, restât libre de toute tyra nnie européenne,à l’instant même l’Angleterre y plantait sondrapeau, et disait : « C’est à moi ! » De tout cequ’elle a fait anglais de la sorte, on verra ce quilui restera dans soixante ans. Cette petite glo-riole aura eu toutefois son bon côté. La fierté