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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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ava it joué le rôle de réformateur politique ; luiac cepta la mission de réformateur religieux ; ilv anta l’efficacité du poule et du pala-pala (le^Ulte et les prières), et bientôt ses sujets, à qui1 ou venait d’enlever naguère leurs croyances8u Perstitieuses, se rallièrent avec enthousiasme? la foi nouvelle qui leur apparaissait si conso-

a ote et si douce. Les deux principales catéchu-mènes furent la mère du roi, Keo-pouo-lani, et^apeo-lani, femme de Naïhe, chefdeKaï-Roua., e ur exemple détermina une foule de couver-ions. En 1322, le premier livre hawaiien fut''('Primé. C’était un petit essai de grammaire ,l’on adoptait les principes déjà établis pourÉcriture des langues de Taïti et de la Nouvelle-glande.

. Les progrès de l'imprimerie allèrent depuis tou-l,° u fs croissant ; et en 1832, dix ans après, le total, 6s impressions exécutées en six mois s’élevait4l 6e,ooo exemplaires. On remarquait dans leNombre, outre plusieurs livres tirés de Y Ancien61 du Nouveau Testament , des Elémens d'arith-^ lt que tirés à 13,000 exemplaires, un Traité^ c le Mariage, Y Histoire de la Bible, le premier( ! lre des Elémens , le Pain quotidien , des Ques-° ns de Géographie, le tout tiré et répandu àH ra nd nombre. On s’occupait encore à celle épo*J e Ue d’une foule de publications non moins uti-

Sur l’histoire, les mathématiques , la gram-me , la tenue des livres, et il était questionfonder un almanach hawaiien. En dix ans,

11 Oe pouvait aller plus vite.

^ bientôt aux premiers apôtres vinrent se join-des évangélistes nouveaux. C’étaient des| 8Sl onnaires de Londres qui voulaient, dans^ double visée, seconder leurs collègues d’A-j^que au sujet des affaires du culte, et diriger^ ! S P r * ts des naturels dans le sens de l’influencea tse. Au nombre des derniers venus se n'ou-ïe ^L Ellis , un des hommes le plus éclairés desociété des missions, le premier qui recueillit^ u Llia des documens utiles sur cet archipel.^ Ut P our l; cder aux instances de ces pas-^U e j S .’ fl ue Rio-Rio, on ne saurait dire dans‘otérêt, se décida à faire le voyage de Lon-^ a * ssatU royaume aux mains de Karaï-h roi s’embarqua, le 27 novembre 1823,-Aigle , navire anglais qu’il avait frété. IlCtla ' 1 avec lui sa femme préférée, Kamea-Eoki, gouverneur de Oahou, deux ou^officiers d e sa cour, et le Français RivesVi-j e , V , ait foi servir de cicérone et d’interprète.a Portsmouth le 31 mai 1824, le roi sefà à Londres , où, pendant un mois ,

lin. a

na vainement une audience. Le monarque

T. I.

britannique traita un peu cavalièrement son con-frère de la Polynésie , et, dans l’intervalle quel’on mit à décider quand et comment on les re-cevrait, les deux majestés sauvages eurent letemps de mourir, en exprimant, pour derniervœu, que l’on transportât leurs os sur l’île na-tale. Cette mort servit la cause de cette royauténomade. S. M. George IV reçut les chefs enaudience, leur fit quelques amitiés qui les com-blèrent de joie, et leur annonça que la frégatela Blonde, aux ordres du capitaine Byron, lesramènerait à Hawaii avec les dépouilles de leurssouverains.

Le 4 mai suivant, la Blonde mouillait en effetsur la rade de Lahaina et ensuite sur celled'IIono-Rourou. Hono-Rourou était devenuealors la véritable résidence royale. Toute l’acti-vité commerciale des îles avait convergé sur cepoint ; des magasins, des chantiers , des tem-ples , des maisons élégantes couvraient sa grève ;de nombreux navires se balançaient à l’ancredans le hâvre, et la plage entière offrait unmouvement extraordinaire d’hommes et de mar-chandises (Pl. LX — 2).

11 serait trop long de raconter les cérémoniesqui marquèrent l’arrivée de la Blonde. Le dé-barquement des chefs, les funérailles du roi,l’accueil fait au capitaine Byron, durèrent plusde quinze jours. Mais déjà vers cette époque letype indigène s’effacait; les fêtes du pays étaientanglaises, et non hawaiiennes. Au lieu de porterles restes de Leurs Majestés au moraï, on lesconduisit vers l’église de la religion réformée, etde là dans une tombe chrétienne .

Un fait plus empreint de couleur locale mar-qua le passage du capitaine Kotzebue , qui parutpour la seconde fois devant Oahou en décembre1824. Il y trouva comme chef de l’île Karaï-Mokou qui, revenu exprès pour lui d’un villagede l’intérieur, le reçut en audience. Auprès dugouverneur étaient deux femmes ; la reine Kaa*hou-Manou, etNoma-Hana, l’une des veuves dugrand Tamea-Mea, qui s’éprit soudainement ducapitaine russe. Noma-IIana avait une taille degrenadier, cinq pieds huit pouces au moins, unefigure ronde comme une pomme que couronnaitun bandeau semblable à un bourrelet d’enfant ;sa corpulence était prodigieuse, sa figure ouverteet réjouie (Pl. LVII — 2). Vêtue à l’européenne,propre, coquette, minaudière , elle mena ron-dement les choses vis-à-vis de Kotzebue , et luiécrivit la lettre suivante dont le navigateurrusse a gardé précieusement l’original :

« Je te salue, Russe ! Je t’aime de tout mon

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