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[Tome second.]
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OCEANIE. — JAVA.

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dans cette résidence, à Rembang, à Touban et àBantjar. Plusieurs navires eu sont sortis ; desbricks, des schooners, des bàtimens de guerrepour la marine de la colonie, et enlre antres lafrégate la Java, qui fait aujourd’hui partie de lamarine royale.

Griksé, avec ses (,318 villages, formait autre-fois une résidence spéciale ; aujourd’hui, ellefait partie de la résidence de Sourabaya. Gl issé,ville salubre et belle, est la retraite ordinairedes Européens retirés du négoce, et qu’un luxecoûteux éloigne de la capitale : les vivres y sontà bas prix, les logemens convenables.

Ou a vu ce qu’est Sourabaya, chef-lieu dela résidence de Sourabaya , qui comprend lescinq régences de Sourabaya, Djapan, Grissé ,Sidavo et Lamongang. La résidence de Passa-rouang qui l’avoisine, se divise en trois régences,Passarouang, Bangii et Malang , elcompte 1,688villages. Dans l’un de ses districts, celui deGratté, se trouve un lac remarquable, nomméRanou-KlinJongan. S’il faut en croire les rap-ports des indigènes, les crocodiles qui peuplentce lac vivent en bonne intelligence avec les ba-bitans du voisinage, et n’attaquent que les étran-gers. Les Javanais semblent avoir apprivoiséces monstrueux reptiles en leur fournissant desvivres en proportion de leurs besoins. Oudonne même, suivant Ilogendorp, aux Européensqui visitent le lac un spectacle assez étrange. Ledéjeuner des crocodiles ayant été placé sur unradeau, vingt ou trente Javanais se précipitentdans l’eau et poussent devant eux la proie of-ferte aux hôtes du lac. Ceux-ci, à cet appel, pa-raissent. à fleur d’eau, respectent les nageurs etse contentent d’emporter la volaille ou le gibierqu’on leur a destiné.

L°s deux dernières résidences de cette côteorientale sont celles de Bezukie et de Baniou-Wangui, dont on a décrit les cbefs-lieux : lapremière comprend 899 villages; la seconde estencore en état de défrichement.

Les deux plus grandes îles de la dépendancede Java sont Maduré et Bali. Maduré contientJ, IGD dessas ou villages et une population de200,000 antes , repartie dans les deux sultaniesde Buncalang et de S.imanap. L’ile Bali n’estpour les Hollandais qu’une possession no.ninale.Celte terre est divisée en huit petits royaumesindépendans , dont l’organisation est mal con-nue. Siamford Raffles évalue la populaiion à800,000- aines, Thorn à 100,000 aines seule-ment. L’ile est montagneuse : elle a environsoixan e-dix milles de long sur trente-cinq delarge. Le sol s’élève graduellement depuis la mer

T. II.

jusqu’aux pics intérieurs. C’est au pied du plusliant de ces pies qu’est situé le village de Ka-rang-Assem, qu’on regarde comme le plus richede la contrée ; ensuite vient la ville de Blil.ng.

Ce qui distingue surtout Bali de Java, c’estqu’elle paraît n’avoir pas adopté la réforme isla-mite. A peine trouve-t-on dans la contrée unecentaine de mahométans; les auLres naLurelssont plutôt bouddhistes ou bramanistes. La reli-gion hindoue se retrouve à Bali avec ses ritessanguinaires et ses catégories compliquées. Ony reconnaît les quatre castes des Brames, desXatlryas, des Vaiscias et des Soudras. Les Bali-nais sont plus grands , plus forts, plus muscu-leux que les peuples de Java ; ils sont aussi plusfiers, plus sauvages, plus insociables. La poly-gamie est en vigueur parmi eux. Celui qui désireépouser une jeune lille paie au père de celle-ci unesomme qui peut cire considérée comme le prixd achat. Le taux ordinaire est de trente pias.1res. Quand le prétendant n'a pas les moyensd’acquitter la somme, il se met au service du beau-père et lui vend son travail jusqu’à la concur-rence de sa dette. Les Balinais ont un code civil(jiignm /), et un code criminel (agama). Ces codessont interprétés par des juges. Le vol est puni demort; on poignarde le coupable avec le cm. Lemeurtre et la trahison encourent un supplicequi équivaut à celui de la roue ; les membres dupatient sont brisés avec une hache. Les pro-priétés des condamnés font retour aux chefs etaux juges. Les sentences rendues par le jugedoivent être confirmées par le rajah.

Les cases des Balinais diffèrent de celles quel’on trouve dans les dessas de Java. Elles sont,comme les habitations hindoues, construites enterre et entourées de briques cuites ou noncuites. Les arts mécaniques sont très-arriérés aBali. On y fabrique des étoffes de coton et desarmes de guerre. Leurs cris ont une certaineréputation dans l’archipel malais.

CHAPITRE XXIX.

JAVA. - GÉOGRAPHIE GENERALE. -MOEURS, RELI-GION. - ANTIQUITÉS. - HISTOIRE.

Java, s’il faut en croire les étymologistes, aété ainsi appelée du jawa-vut^panicum ilahcum )qui formait la principale nourriture des abori-gènes. Les naturels la nomment aussi 'fana.

Cette île s’étend entre le 103° et le 112° delong. E. et le 5° 52’ et 8° 46' de lat. australe.Sa longueur, depuis le cap Java jusqu’à la pointela plus orientale, est de cent quatre-vingt-douzelieues marines; sa largeur entre la pointe S. O.

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