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MÉTHODE DE CLASSIFICATION
La seule famille indiquée sous le n.“ 5 g comprend desinsectes dont la larve ressemble tout-à-fait à une chenillemunie de pattes, et qui se nourrit comme toutes les che-nilles ; tandis que les larves de toutes les autres familles ontla forme de vers mous sans pattes, près desquelles les pa-rens déposent une certaine quantité d’alimens, ou qu’ils sechargent de nourrir.
Les Awaires ou mellites, dont le ventre est attaché aumétathorax par un petit pédicule court, et dont la lèvreinférieure est plus longue que les mandibules, ont toutesdes antennes brisées ou coudées. Sous l’état parfait, ces in-sectes sucent le nectar des fleurs , et ils nourrissent leurslarves du pollen des végétaux. Parmi les espèces de cette fa-mille qui se réunissent par sociétés nombreuses pour vivre encommun, il y a des individus privés des organes sexuels, aumoins extérieurement, et qui par cela même sont devenusstériles. On a reconnu que ces sorbes de mulets sont des femellesqui, n’étant pas propres à la reproduction, s’attachent parinstinct à la progéniture de la race, dont l’éducation leur estexclusivement dévolue. C’est à cette famille qu’il faut rap-porter les abeilles, les xylocopes, les bourdons, ainsi queles andrènes, les hylées, les nomades ; enfin, le genre desbembèces, dont la lèvre supérieure forme une sorte de becqui couvre les parties de la bouche. (PL 29 et 5 o.)
Les Ptérodiples ou duplieipennes, comme les guêpes et lesmasares, forment la famille suivante, dont les mœurs sontanalogues à celles des abeilles, mais dont les mâchoires sontmoins alongées, et qui sont surtout remarquables par le plilongitudinal qui se forme dans les ailes supérieures lorsquel’insecte est dans le repos, ce qui les rétrécit beaucoup.Leurs antennes sont aussi brisées ; mais elles forment unemasse ou un fuseau vers les articles libres. (PI. 3 1, n.°‘ 8,9.)
Les Chrysides et les parnopès, qui composent à elles seulesune petite famille, sont surtout remarquables par la forme