DES INSECTES.
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des anneaux de l’abdomen, qui sont concaves en-dessous etqui peuvent se rouler en boule comme les armadilles. (PI. ai,n.“5, 6, 7 .)
Les Anthofhiles ou florilèges se trouvent sur les fleursdans l’état parfait : ils se nourrissent du pollen, mais ils nele recueillent pas comme les apiaires. Ils nourrissent , aucontraire, leurs larves avec d’autres insectes, qu ils saisissentet qu’ils paralysent en les piquant de leur aiguillon, ou qu’ilsmutilent, afin qu’ils n’offrent aucune résistance à ces sortesde vers qui, le plus ordinairement, sont déposés dans desnids construits avec artifice. Les uns ont les antennes ren-flées, comme les philanthes et les scolies; d’autres les ont àpeu prés de même grosseur dans toute leur étendue : tels sontles mellines et les crabrons (pl. 3i, n.“ 1—4).
La famille des Entomotilles ou insectirodes, c’est-à-direrongeurs d’insectes, provient de larves qui, pour la plupart,se développent dans l’intérieur du corps des autres insectes,dont elles absorbent tous les sucs, en ménageant les organesde la digestion jusqu’à l’époque où elles sont prêtes à se mé-tamorphoser. Ce sont des insectes parasites, dont les mœurssont extrêmement curieuses à étudier. On rapporte à cegroupe les genres Ichneumon , Ophion, Banche, Foene ,Évanie. ( Pl. 3a , n.“ 1 — 5.)
Les MïaMÉGEs ou formicaires, c’est-à-dire voisins des four-mis , comprennent en effet ce genre et ceux desmutilles et desdoryles. Il y a parmi eux des individus condamnés, commechez les abeilles, à une stérilité complète. La plupart viventen sociétés nombreuses. Les neutres seuls travaillent. Lesmâles périssent peu de temps après qu’ils ont rempli leursfonctions, ou que l’époque de la fécondation est passée. Leursmœurs présentent aussi le plus grand intérêt. Les insectesparfaits sucent les pucerons, semblent les élever en domes-ticité ; ils se livrent des guerres, font de leurs prisonniersdes sortes d’esclaves qu’ils chargent des soins domestiques in-térieurs. (Pl. 32 , n. os 1, 2,3.)