DES INSECTES.
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que celles qui n'ont pas ces sortes de filets, comme lessigares,les naucores et les notonectes. (PI. 37.)
Les cigales et les autres genres voisins, dont le bec, dans1 état de repos, reste couché sous le ventre entre les pattes,et dont la base paroit naître du cou , portent, a raison decette conformation , le nom de collirostres ou d Auchénorhin-Ques. Leurs ailes supérieures, qui ne sont pas croisées, sontà peu près de semblable consistance dans toute leur lon-gueur ; ils n’ont pour la plupart que trois articles aux tarses.On rapporte à cette famille, comme nous venons de le dire,les cigales, cicadelles, membraces, cercopes , fiâtes, ful-gores , etc. ( PI. 38. )
Les Phytadelges ou plantisuges ont aussi les ailes noncroisées et semblables entre elles, souvent étendues et trans-parentes ; leur bec paroit encore prendre son origine à la basede la tête en-dessous , au devant du corselet, ou vers le cou.Leurs tarses sont en général très-mal organisés pour la mar-che; ils n’ont que deux articles. Aussi la plupart des espècessont-elles très-lentes et restent-elles fixées sur les végétaux,au lieu même où les mères ont déposé leurs œufs. Il en estbeaucoup qui n’ont pas d’ailes, et dont les pattes, très-courtes,ne peuvent servir qu’à retenir ces insectes sur les feuilles oules écorces: tels sont les gallinsectes, les cochenilles femelles,les chermès, les psylles. D’autres, comme les pucerons, lesaleyrodes, peuvent se transporter d’un lieu à un autre à l’aidedes ailes. Le mode de génération de ces insectes est des pluscurieux à connoitre. (PI. 3<j. )
Enfin, le seul genre anomal des thrips constitue la familledes Physapodes ou vésifarses , noms qui indiquent la confor-mation singulière des tarses, lesquels sont garnis de petitesvessies qui font, à ce qu’il paroit, l’office de vraies ventousespour faire adhérer l’insecte sur les surfaces les plus lisses.Ce sont de très-petites espèces, dont le bec est, par consé-quent, très-court. Ils ont à peu près le port des staphylins;