î 38
MÉTHODE DE CLASSIFICATION
Dépouillées des écailles ou des petits poils aplatis qui lesrecouvrent, ces ailes offrent des nervures longitudinales plusou moins apparentes, et qui, dans certaines espèces, sonttrès-visibles par la rareté des écailles, comme dans les papil-lons dits le gazé, Yappllon, etc.
Les pattes, au nombre de six, olfrent dans quelques espècesde papillons, par exemple, une telle brièveté et si peu dedéveloppemens dans les tarses, au moins dans la partie anté-rieure, qu’on les a nommés papillons à quatre pattes [tetrapi).Les deux pattes antérieures sont alors très-velues : aussi Geof-froy les a-t-il comparées à une sorte de fourrure que les damesportoient de son temps, et qu’on nominoit palatine, telleque 1 insecte en présente une en efTet au-dessous du cou. Laplupart des lépidoptères ont cinq articles aux tarses. Beaucoupd’espèces, comme les phalènes, les ptérophores, les pyrales,les teignes , les alucites, ont les jambes et les tarses garnisd’épines ou de soies roides, colorées diversement.
Pour la commodité de l’étude, on a divisé les lépidoptères,d’après la conformation des antennes, en quatre familles natu-relles, qui comprennent en elfet des genres d’insectes fortdifférens, et sous leur dernière forme, et sous celle de larvesou de chenilles, comme nous allons l’indiquer.
O11 a remarqué d’abord que les antennes des lépidoptèresoffroient cette grande différence, que tantôt elles étoient ren-flées ou plus grosses, soit à l’extrémité, soit dans la partiemoyenne, et que tantôt, au contraire, elles n’offroient pasde renflemens, soit qu’elles ressemblassent à une soie decochon, c’est-à-dire qu’elles fussent plus grêles à l’extrémitélibre qu’à la base; soit que les articles, à peu près égaux danstoute la longueur, fussent simples ou en fil, ou garnis chacunde barbes ou de plumes latérales, ce qui leur donne laforme de peignes simples ou doubles, et on les dit alors plu-meuses ou pectinées.
Il résulte de là cette sorte de tableau synoptique que pré-sente l’analyse.