DES INSECTES-
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semble prévoir. Quant au goût, il n’y a pas le moindredoute que chaque espèce 11’en soit douée, puisque les unesrecherchent les matières Fermentées uniquement, d’autresles sucs naturels, tels que les sécrètent les divers organesdes végétaux; que certaines fleurs les attirent, que d’autressemblent les repousser; que celles des ombellifères, parexemple, et des synanthérées, en sont couvertes, tandisqu’on en voit peu sur celles des anémones , des labiées , ou detelle autre famille.
Nous avons déjà dit que les diptères ne se nourrissoientguère que des humeurs ou des sucs des corps organisés. Onvoit cependant quelquefois ces insectes saisir, emporter desmatières solides, comme de petites parcelles de sucre ou dematières gommeuses; mais, pour les avaler, ces animaux ontl’instinct de dégorger dessus une sorte de- salive qui les flui-difie et leur donne ainsi la facilité de les pomper, de lesabsorber par une sorte de succion. Quoique , sous leur der-nière forme, les diptères ne croissent plus, la plupart ont be-soin de prendre beaucoup de nourriture, ou plutôt de boirebeaucoup. Leur canal intestinal est assez compliqué, et plu-sieurs ont des appendices à l’estomac ou un estomac diviséen plusieurs loges, et le résidu de leurs alimens est toujoursliquide.
Le mode de génération varie dans les diptères des diffé-rentes familles. Chez les hydromyes, comme dans quelquestipules, les hirtées, l’accouplement ou la réunion des sexesdure très-long-temps; et, outre la différence de la taille quiest beaucoup plus grande dans les femelles, et la forme des an-tennes qui sont plus développées dans les mâles, l’extrémitélibre de l’abdomen indique de suite la différence sexuelle :le ventre se termine en massue dans les mâles , parce qu’ily a là des crochets propres à retenir la femelle , tandis quecelle-ci offre ordinairement un-ventre terminé par unepointe plus ou moins acérée et protractile, qui sert en même